# Les Derniers Instants de Mohamed ﷺ - Bilal N’a Pas Pu Terminer L’Adhan | Ô Messager | Épisode Final

- Language: fr
- Published: 2026-08-26
- Canonical: https://blog.towardseternity.com/fr/blog/the-prophets-farewell-to-the-world-his-final-words-to-you-final-episode-o-messenger
- Source video: https://www.youtube.com/watch?v=pR65Sfhp-AY
- Channel: Towards Eternity

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Chaque prophète a reçu une invocation (dou'a) exaucée. Une invocation qui serait assurément exaucée. Et chaque prophète l'a utilisée de son vivant. Par exemple, Souleymane (Salomon) (paix sur lui) a fait cette invocation : « Seigneur, pardonne-moi, et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil. C’est Toi le grand Dispensateur. » Et Allah lui a accordé un royaume sans pareil. Zacharie (paix sur lui), quant à lui, s'inquiétait de ses proches qui prendraient sa succession. Il était très vieux, et sa femme ne pouvait pas avoir d'enfants. Alors il utilisa son invocation pour demander à Allah un enfant. Et Allah le bénit avec Yahya (Jean) (paix sur lui).

Mais le Messager d'Allah (paix sur lui) fut envoyé comme miséricorde pour les mondes. Alors, il n'a pas utilisé son invocation dans ce monde ici-bas. Car dans son cœur, avant ses propres besoins et difficultés, il y avait sa communauté (oumma). Il y avait nous. Alors il a gardé cette invocation. Il ne l'a pas utilisée pour lui-même, ni pour sa famille, ni pour être soulagé des épreuves qu'il endurait. Il a dit : « Je veux garder mon invocation afin d'intercéder pour ma communauté au Jour de la Résurrection. » Il a gardé cette invocation pour pouvoir demander à Allah de nous pardonner, en notre faveur, dans l'au-delà.

Pour supplier son Seigneur en disant : « Ma communauté (oumma), ma communauté (oumma) », et nous sauver le Jour du Jugement. Il n'a pas utilisé cette invocation dans cette vie. Au lieu de demander son propre confort, il a voulu sauver nos vies éternelles. Voilà la miséricorde et l'amour qu'il portait pour sa communauté (oumma). Et à ce moment, il sentait qu'il vivait les derniers jours de sa vie. Bientôt, il allait s'adresser à ses compagnons, à sa communauté (oumma), et à toute l'humanité dans un discours historique. Ce que nous connaissons comme le Sermon d'Adieu. Revenons maintenant à cet instant pour écouter ses paroles.

Cette série vidéo est basée sur des centaines de références provenant de sources islamiques fiables. Toutes les images générées par IA ont été préparées en consultation avec des érudits musulmans qualifiés et conformément aux directives islamiques. L'un des cinq piliers de l'islam, le Hajj (pèlerinage), fut rendu obligatoire la 9e année de l'Hégire. Et la 10e année, le Prophète (paix sur lui) commença ses préparatifs pour le Hajj. Et il demanda aux musulmans de Médine et aux tribus voisines de se préparer aussi. Des milliers de musulmans se rassemblèrent à Médine, prêts pour le voyage.

Ils étaient extrêmement excités car ils allaient accomplir leur premier Hajj avec le Messager d'Allah (paix sur lui). Mais ils n'avaient aucune idée que ce serait le dernier Hajj du Prophète (paix sur lui). Le 25 du mois de Dhou al-Qa'da, une caravane de 40 000 personnes fit la prière du Dhuhr (midi) puis se mit en route, sous la direction du Messager d'Allah. Avant de commencer le Hajj (pèlerinage), il fit cette invocation : « Ô Allah, accorde un Hajj (pèlerinage) sans ostentation et sans recherche de réputation. » Ils emmenèrent une centaine de chameaux avec eux pour le sacrifice. Après avoir voyagé environ 10 jours, ils arrivèrent à La Mecque le 4 du mois de Dhou al-Hijja.

Comme des musulmans venant pour le Hajj du Yémen et d'autres régions les rejoignirent, leur nombre dépassa les 100 000. Quelle conquête des cœurs ce fut ! 10 ans plus tôt, le Messager d'Allah (paix sur lui) avait dû quitter La Mecque avec seulement Abou Bakr à ses côtés. Et maintenant, il retournait à La Mecque avec des dizaines de milliers de musulmans. C'était quelque chose qu'aucune guerre, aucune épée n'aurait pu accomplir. Ce n'était pas une question d'épées. Il s'agissait de gagner les cœurs. Le Messager d'Allah était en paix. Il était prêt à accomplir son devoir de Hajj (pèlerinage). Le 8 du mois de Dhou al-Hijja, il se rendit à Mina. Et le 9e jour, il se rendit à Arafat.

Cet après-midi-là, au milieu de la vallée d'Arafat, il prononça son Sermon d'Adieu. Il commença par ces mots : « Ô peuples ». Remarquez qu'il n'a pas dit : « Ô musulmans », car cet appel n'était pas seulement pour ceux présents à Arafat ce jour-là. Il était pour chaque personne qui viendrait jusqu'au Jour du Jugement. Hommes et femmes, jeunes et vieux, il s'adressait à plus de 100 000 personnes. Et à travers elles, à chaque génération à venir. Il ouvrit son discours par ces mots : « Toute louange et gratitude appartiennent à Allah. Nous Le louons et nous Lui demandons de l'aide. Celui qu'Allah guide, nul ne peut l'égarer. Et celui qu'Il laisse s'égarer, nul ne peut le guider.

J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah. Il est Unique. Il n'a point d'associé, point d'égal, et rien ne Lui est comparable. Et j'atteste que Mohammed est Son serviteur et Son Messager. Ô peuples ! Écoutez mes paroles; car je ne sais pas si, une autre année, je pourrai me retrouver encore avec vous dans ce lieu ! Ô peuples, tout comme ce jour qui est le vôtre, ce mois qui est le vôtre, et cette ville qui est la vôtre, La Mecque, sont sacrés, vos vies, vos biens, et votre honneur sont tout aussi sacrés. Ils sont protégés de tout préjudice. Mes compagnons, demain vous rencontrerez votre Seigneur.

Et vous serez certainement interrogés sur tout ce que vous aurez fait aujourd'hui. Ne retournez pas à la mécréance après moi, en vous entretuant. Que ceux qui sont ici transmettent ce que j'ai dit à ceux qui ne le sont pas. Il se peut que ceux qui le reçoivent le comprennent mieux que ceux qui l'ont entendu ici aujourd'hui. » Il allait d'abord parler du riba (intérêt usuraire). Il dit : « Mes compagnons, quiconque a quelque chose qui lui a été confié, qu'il le rende immédiatement à son propriétaire. Sachez que toute forme de riba (intérêt) a été abolie. C'est l'ordre d'Allah. Et le premier riba (intérêt) que j'abolis est celui de mon oncle Abbas ibn Abd al-Mouttalib.

Cependant, le montant initial que vous avez donné vous appartient. Ne lésez personne, et ne soyez pas lésés. » Puis il parla des droits des femmes. « Je vous recommande de bien traiter les femmes, car elles sont sous votre responsabilité... Vous les avez prises comme un bien que Dieu vous a confié, et vous avez pris possession d'elles par des paroles divines... Vous avez des droits sur vos femmes, et vos femmes ont des droits sur vous. » Il prononça des paroles qui mettraient fin au racisme. « Ô peuples ! Certes votre Seigneur est unique et certes votre père est unique.

Il n'y a pas de mérite pour un arabe sur un non-arabe, ni pour un non-arabe sur un arabe, ni du rouge sur le noir, ni du noir sur le rouge si ce n'est par la taqwa. pas plus qu'un noir sur un blanc. Certes celui d'entre vous qui est le plus noble auprès d'Allah est celui qui a le plus de taqwa. » Il abordait précisément les problèmes contre lesquels l'humanité allait lutter pendant des siècles, et apportait les solutions dont le monde avait désespérément besoin. Puis il nous a laissé un dépôt. « Le Messager d'Allah dit : Ô croyants, je vous laisse deux choses. Tant que vous vous y accrocherez, vous ne vous égarerez jamais. Ce sont le Livre d'Allah, le Coran, et la Sunna de Son Prophète.

» Finalement, il posa une question à ses compagnons. « Ô peuples ! Vous ai-je fidèlement délivré mon message ? » « Nous témoignons que tu as transmis, accompli ta mission et donné le conseil sincère. » En entendant cela, le Messager d'Allah (paix sur lui) leva son index vers le ciel, puis le dirigea vers les gens, et dit : « Ô Allah, sois Témoin ! Ô Allah, sois Témoin ! Ô Allah, sois Témoin ! » Même 14 siècles plus tard, si notre témoignage est aussi accepté, nous attestons également que tu t'es acquitté de ta mission, ô Messager d'Allah. C'était en fin d'après-midi. Le soir approchait. Le Messager d'Allah (paix sur lui) était sur sa chamelle, Qaswa.

Soudain, son visage changea, et des gouttes de sueur se mirent à perler sur son front. Les compagnons surent qu'il recevait la révélation. Quelques instants plus tard, lorsque cet état prit fin, le Prophète (paix sur lui) récita le verset qui venait d'être révélé. « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ai agréé l’Islam comme religion pour vous. » Soudain, le bruit de pleurs intenses se fit entendre. C'était Abou Bakr. Les larmes coulaient de ses yeux l'une après l'autre. Mais alors que tous les autres étaient remplis de joie grâce à ce verset, qu'est-ce qui le faisait pleurer ? Il avait réalisé que ce verset était en réalité un adieu.

Puisqu'Allah avait dit : « J'ai parachevé pour vous votre religion », cela signifiait que la mission du Prophète était désormais accomplie. Et que le moment de la séparation était proche. À cet instant, seul Abou Bakr comprit cela. Peut-être qu'Allah le préparait à l'avance pour ces adieux si lourds. Car le départ du Messager d'Allah ébranlerait les compagnons jusqu'au plus profond d'eux-mêmes. Quand cela arriverait, quelqu'un devrait rester ferme, calmer tout le monde et les guider. Et ce jour-là, en effet, Abou Bakr serait ferme comme une montagne. Deux années s'étaient écoulées depuis la conquête de La Mecque. Que s'est-il passé pendant ces deux années ? Résumons-les brièvement.

En tant que cœur de la péninsule arabique, La Mecque était devenue le centre du tawhid (monothéisme), de l'unicité d'Allah. Et cet énorme changement ouvrit la voie aux autres tribus pour accepter l'islam. « Et Mohammed est le messager d'Allah. » Et ainsi commença l'année connue sous le nom de Sanat al-Woufoud (l'Année des Délégations). Des tribus de tous les coins de l'Arabie vinrent et embrassèrent l'islam. Des gens de certaines régions du Yémen, les tribus de Soulaym, Mouzayna, Jouhayna, Hawazin, et même les gens de Ta'if vinrent et devinrent musulmans. Rappelez-vous l'invocation du Prophète pour les gens de Ta'if ? Cette prière était maintenant exaucée.

Cette année-là, plus de 60 délégations vinrent. Peu après la conquête de La Mecque, le souverain et le peuple d'Oman acceptèrent également l'islam. Un autre dirigeant qui devint musulman fut le souverain de Bahreïn. Avec lui, le chef religieux des zoroastriens accepta aussi l'islam. Alors que certains des zoroastriens à Bahreïn devenaient musulmans, d'autres choisirent de rester dans leur religion. Les jours annoncés dans la sourate An-Nasr étaient enfin arrivés. Comme le verset le décrivait, les gens entraient dans la religion d'Allah en foules, les unes après les autres. Et vers les régions de ces nouveaux musulmans, des compagnons furent envoyés comme gouverneurs ou émissaires.

Ces compagnons servaient à la fois de juges et enseignaient aux gens leur religion. ...Et ne vous divisez pas. Ils étaient également responsables de la gestion des affaires de la zakat (aumône obligatoire). Rappelez-vous les trois choses contre lesquelles le Messager d'Allah ﷺ a lutté pendant que les fondations de l'État étaient en construction à Médine ? L'ignorance... la pauvreté... et les conflits. Ces gouverneurs mettaient en réalité cette même lutte en pratique. Ils aidaient les gens à apprendre la religion, et puisque l'islam ne concerne pas seulement l'adoration, mais offre des directives dans tous les aspects de la vie, ils combattaient en réalité l'ignorance.

Par leur rôle de juges, en rendant des jugements équitables et en diffusant les valeurs morales de l'islam, ils combattaient les conflits et les divisions. Et en gérant les questions de la zakat (aumône obligatoire), ils luttaient directement contre la pauvreté. Chaque année, on enseignait aux tribus la zakat (aumône obligatoire), l'un des cinq piliers de l'islam. Ensuite, elle était collectée auprès de ceux dont les richesses dépassaient le seuil minimum connu sous le nom de nissab (seuil minimal de richesse). Les fonctionnaires distribuaient ensuite ces paiements de zakat aux nécessiteux de cette même région.

Ce système aurait un impact si puissant qu'en seulement quelques années, des gens qui recevaient autrefois la zakat atteindraient un point où ils pourraient eux-mêmes donner la zakat. En fait, seulement quelques années plus tard, Mou'adh ibn Jabal collecta la zakat, mais comme il ne put trouver personne dans le besoin au Yémen, il dut envoyer les sommes de la zakat au centre du Califat pour qu'elles soient distribuées ailleurs. Imaginez cela. Vous allez faire l'aumône, mais il n'y a personne dans le besoin dans toute votre ville. On dirait un rêve, n'est-ce pas ? C'est le genre de système que l'islam promet.

À l'époque du Prophète (paix sur lui) et des quatre Califes, on ne demandait aux musulmans aucun impôt autre que la zakat (aumône obligatoire). Et si un musulman n'était pas en mesure de payer la zakat, rien n'était pris de lui. Des communautés juives, chrétiennes, et zoroastriennes, cependant, un impôt appelé jizya (taxe sur les non-musulmans) était collecté. En échange de cet impôt, ils n'avaient pas à rejoindre l'armée en temps de guerre. Leurs vies et leurs biens étaient protégés, et ils pouvaient bénéficier des services de l'État sans aucune discrimination.

À tel point que, durant son califat, Ali (qu'Allah soit satisfait de lui) fut traité sur un pied d'égalité devant le tribunal avec un homme chrétien. Même s'il était le chef de l'État. Et l'homme chrétien ne fut lésé en aucune manière. Cependant, on ne voyait jamais ce niveau de justice dans d'autres États, comme les Byzantins ou les Sassanides. Et la jizya requise (taxe sur les non-musulmans) n'était pas un montant qui mettrait les gens en difficulté. En fait, ceux qui vivaient sous la domination byzantine et sassanide avaient été contraints de payer de lourds impôts pendant des années. C'est le dernier de ma semence. Mes enfants meurent de faim tandis que vos greniers débordent.

Dieu nous enverra sûrement un sauveur ! Mais quand leurs terres passèrent sous la domination islamique, ils trouvèrent un soulagement avec un impôt bien moindre. Et en plus de cela, les femmes, les personnes âgées, les grands malades, et les chefs religieux n'étaient pas imposés du tout. Outre les terres conquises, certains royaumes acceptaient aussi l'autorité des musulmans et acceptaient de payer une jizya annuelle (taxe sur les non-musulmans). Par exemple, lors de l'expédition de Tabuk, le roi de Kinda, le souverain d'Ayla, et les habitants de Jarba et d'Adhrouh furent invités à l'islam. Mais ils n'acceptèrent pas.

Alors, en échange du paiement annuel de la jizya, des traités de paix furent signés avec eux. Sur l'ordre du Messager d'Allah, vous paierez désormais la jizya. À cette époque, les dépenses de l'État étaient couvertes de trois façons : la jizya, le butin de guerre, et les revenus des fondations caritatives, les waqf (dotations). Et ainsi, en seulement deux années après la conquête de La Mecque, une sécurité et un contrôle solides avaient été établis. Un système solide était maintenant en place. D'autre part, sur l'ordre du Prophète (paix sur lui), les idoles et les temples d'idoles furent détruits dans toute la région. L'idolâtrie en Arabie fut complètement éradiquée.

Tous ces changements massifs se produisirent en seulement 23 ans. Au sein d'une société comme celle de la Jahiliyyah (période préislamique), où une telle transformation semblait presque impossible. Par la volonté d'Allah, le Messager d'Allah (paix sur lui) transformait le charbon en diamants. Et les compagnons qu'il a formés étaient des gens qui deviendraient des enseignants et des modèles pour le monde dans tous les domaines. Le Messager d'Allah (paix sur lui) était en train d'accomplir le pèlerinage d'adieu. Il avait accompli tous les rites un par un. Mais c'était l'heure du sacrifice, il égorgea exactement 63 chameaux. Un pour chaque année de sa vie. Et il le fit de ses propres mains.

Pour quelqu'un de son âge, égorger 63 chameaux en une seule journée n'était pas facile du tout. Cela montrait qu'il était encore fort et en bonne santé. Malgré son âge avancé, il ne montrait aucun signe de faiblesse. Et ensuite, il se fit raser les cheveux. Le Hajj (pèlerinage) était maintenant achevé. Il repartit avec ses compagnons vers Médine. C'était la 11e année après l'Hégire. Le Prophète (paix sur lui) tomba malade avec de la fièvre. C'était une maladie qui n'allait faire qu'empirer de jour en jour. Chaque année pendant le Ramadan, l'ange Jibril (Gabriel) venait, et avec le Messager d'Allah, il récitait tous les versets du Coran qui avaient été révélés jusqu'à cette époque.

Mais cette année-là, ils accomplirent la récitation complète deux fois. C'était un signe clair que cette année était différente. Pendant cette période, il visita souvent les tombes. Le Messager d'Allah se rendit au cimetière d'Al-Baqi' et dit : « Que la paix soit sur vous, ô demeure des croyants. Ce qui vous a été promis est arrivé. Insha'Allah (si Allah le veut), bientôt, nous vous rejoindrons. Ô Allah, pardonne aux gens enterrés ici à Baqi' al-Gharqad. » Peu de temps après, il dit : « J'aimerais pouvoir voir mes frères. » « Ô Messager d'Allah, ne sommes-nous pas tes frères ? » Il répondit : « Vous êtes mes compagnons. Mes frères sont ceux qui ne sont pas encore venus au monde.

Et j'arriverai au Hawd (bassin) avant vous, un lac rempli de l'eau d'Al-Kawthar (la rivière du Paradis). » Oui, il parlait de nous. Il nous a appelés « mes frères ». C'est-à-dire ceux qui croiraient en lui et suivraient sa voie sans jamais l'avoir vu. « Nous avons cru en toi sans te voir, ô Messager d'Allah. Nous t'avons aimé sans jamais te voir, ô bien-aimé d'Allah. Nous ne méritons peut-être pas d'être appelés tes frères, mais nous t'avons aimé si profondément. » Il était maintenant entré dans ses 13 derniers jours. C'étaient les derniers jours de sa vie bénie. Sa maladie avait empiré, et son corps était devenu très faible. Il souffrait beaucoup.

Tout le monde savait à quel point la situation était grave. Les compagnons étaient profondément attristés. Il était venu pour les sauver de l'orphelinat spirituel. Et maintenant, allaient-ils devoir vivre sans lui ? À nouveau orphelins ? S'il partait, à qui se tourneraient-ils avec leurs problèmes ? Quelles paroles nourriraient leurs esprits et leurs âmes ? Mais ce monde est temporaire. Et chaque être humain n'est ici qu'un invité. Tôt ou tard, l'ange de la mort frapperait à la porte de chacun. Toute âme goûterait à la mort. Même dans ses derniers jours, il pensait encore à sa communauté (oumma). Dans son invocation, dans ses larmes, sa communauté (oumma) était toujours là.

Il pleurait pour eux. Et dans l'un de ces moments, Jibril (Gabriel) (paix sur lui) vint et demanda pourquoi il pleurait. Il répondit : « Ma communauté (oumma), ô Jibril (Gabriel), ma communauté (oumma). Je m'inquiète pour eux. » Jibril (Gabriel) partit et cette fois il revint avec une bonne nouvelle. « Ton Seigneur dit : "Va trouver Mohammed et dis-lui : Nous te rendrons certainement satisfait au sujet de ta communauté, et Nous ne t'attristerons pas." » Durant ces jours difficiles, il souhaitait rester là où il se sentait le plus à l'aise, dans la maison de notre mère Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle). Chaque nuit, il séjournait chez l'une de ses épouses à tour de rôle.

Même dans cet état, il n'a jamais compromis l'équité. Il demanda d'abord de qui c'était le tour et se rendit chez notre mère Maymouna. Cependant, ses épouses avaient compris son souhait. Alors elles se réunirent toutes et donnèrent leur consentement pour que le Messager d'Allah reste dans la maison d'Aïcha. Il ne restait que cinq jours. Il savait que son temps dans ce monde touchait à sa fin. Avec l'aide d'Ali (qu'Allah soit satisfait de lui), il se rendit à la mosquée et fit dire aux compagnons de s'y rassembler. Le Messager d'Allah se tourna vers ses compagnons et dit : « Allah a demandé à l'un de Ses serviteurs de choisir entre ce monde et ce qui est auprès de Lui.

Et ce serviteur a choisi ce qui est auprès d'Allah. » Soudain, quelqu'un se mit à pleurer. Une fois de plus, c'était son fidèle ami Abou Bakr As-Siddiq. Il dit : « Ô Messager d'Allah, que nos mères et nos pères soient sacrifiés pour toi. » Le Messager d'Allah (paix sur lui) regarda Abou Bakr et dit : « De tous les gens, celui qui m'a témoigné la plus grande faveur, tant par sa compagnie que par ses biens, est Abou Bakr. Si je devais prendre un khalil (ami intime) dans ce monde, j'aurais pris Abou Bakr. Mais je ne peux pas prendre de khalil (ami intime) parce qu'Allah m'a choisi comme Son khalil (ami intime). Mais ce qui nous lie est la fraternité et l'amour de l'islam.

» Puis il dit : « Toutes les portes de la mosquée doivent être fermées sauf celle d'Abou Bakr. » L'ordre fut alors exécuté. En fait, en disant « fermez toutes les portes de la mosquée sauf celle d'Abou Bakr », il sous-entendait un sens plus profond. C'était comme s'il disait : « Certains d'entre vous voudront peut-être assumer la responsabilité de cette communauté. Mais je ferme toutes les autres portes concernant cette affaire. Et je veux qu'Abou Bakr reçoive cette position. » La fièvre du Prophète (paix sur lui) ne cessait de monter, et sa maladie empirait. Quand les compagnons lui rendaient visite et le voyaient dans cet état, ils étaient profondément attristés.

Le Messager d'Allah (paix sur lui) a dit un jour : « Les plus sévèrement éprouvés sont les prophètes L’un d’eux se réjouirait d’une épreuve tout comme l’un de vous se réjouit de la prospérité. » Puis il ajouta : « Il n’y a aucun musulman qui soit atteint d’un mal sans qu’Allah n’efface par cela ses péchés, comme les feuilles d’un arbre tombent. » Le Messager d'Allah (paix sur lui) n'avait plus la force de se rendre à la mosquée. Jusque-là, avec l'aide de son oncle Abbas, Ali, et son neveu Fadl, il avait encore pu s'y rendre et diriger la prière. Mais maintenant, il restait allongé de longues périodes, et n'ouvrait les yeux que de temps en temps.

À un moment, il leva les yeux et demanda : « Les gens ont-ils prié ? » « Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah. » Puis il dit : « Dis à Abou Bakr de diriger la prière. » « Ô Messager d'Allah, mon père Abou Bakr est un homme au cœur tendre. S'il prend ta place, il ne pourra pas retenir ses larmes. Et les gens finiront par pleurer avec lui. Ne pourrais-tu pas désigner quelqu'un d'autre à la place ? » Le Messager d'Allah (paix sur lui) répéta son instruction : « Dis à Abu Bakr de diriger les gens dans la prière. » Et ainsi, Abou Bakr s'avança comme Imam et commença à diriger la prière du Dhuhr (midi).

Le jour suivant, le Messager d'Allah (paix sur lui) trouva soudainement assez de force pour se lever de son lit. Et avec l'aide de ceux qui l'entouraient, il vint à la mosquée. Quand Abou Bakr le remarqua, il voulut reculer. Le Messager d'Allah lui fit signe de rester à sa place, puis s'assit à sa gauche. Mais Abou Bakr recula et le suivit. Ce fut la dernière prière que le Prophète (paix sur lui) dirigea pour ses compagnons. Après cela, Abou Bakr dirigea les prières. C'était le 13e jour de sa maladie, un lundi matin. Il avait ouvert les yeux pour la première fois sur ce monde un lundi, et c'était à nouveau un lundi. Mais cette fois, un lourd adieu approchait.

Abou Bakr dirigeait les compagnons dans la prière du Fajr (aube). Le Messager d'Allah (paix sur lui) leva la tête un instant, et à travers la fenêtre de sa chambre, vit les compagnons debout en rangs droits, épaule contre épaule. À cet instant, une grande joie remplit son cœur. Les voilà, ses compagnons, pour qui il avait enduré tant d'épreuves. Comme ils étaient différents des jours de la Jahiliyyah 23 ans plus tôt. Chacun d'eux s'était tourné vers son Seigneur, avait accepté l'islam, et avait dépensé sa vie et ses biens pour la cause du Messager d'Allah (paix sur lui). Quel bonheur ce fut de les voir ainsi.

C'était la dernière fois que le Prophète (paix sur lui) voyait ses compagnons de cette façon. La douleur de la séparation allait s'abattre sur leurs cœurs comme une braise ardente. Leurs retrouvailles étaient désormais réservées au Paradis. À un moment, le Messager d'Allah (paix sur lui) appela sa fille bien-aimée Fatima à ses côtés. Elle était son seul enfant encore en vie, et dans son caractère, sa façon de marcher, et de bien d'autres manières, elle ressemblait beaucoup à son père. Le Messager d'Allah (paix sur lui) la fit asseoir à sa gauche et lui murmura quelque chose. Fatima fut soudainement accablée de chagrin. Les larmes commencèrent à couler de ses yeux. Sa voix tremblait.

Puis le Messager d'Allah lui murmura autre chose. Et cette fois, elle se mit à sourire. Plus tard, quand Aïcha demanda ce que le Prophète (paix sur lui) lui avait dit, Fatima dit : « D'abord il m'a dit qu'il allait bientôt quitter ce monde et me laisser derrière lui, alors j'ai pleuré. Puis il m'a dit que parmi sa famille, je serais la première à le rejoindre, et c'est pour cela que j'ai souri. » Et c'est exactement ce qui arriva. Six mois après le décès de son père, elle aussi décéda, alors qu'elle était encore dans la vingtaine. Ressentant la douleur du Prophète dans son propre cœur, Fatima ne put la supporter plus longtemps. Elle entoura de ses bras son père bien-aimé et fondit en larmes.

« Mon père... comme tu souffres. » C'était le même genre de cri que des années plus tôt, quand les associateurs avaient versé des entrailles de chameau sur son dos. Mais maintenant, son temps de souffrance touchait à sa fin. Le Messager d'Allah (paix sur lui) regarda sa fille et dit : « Ô Fatima, ton père ne souffrira plus après aujourd'hui. La chose qui n'épargnera personne jusqu'au Jour du Jugement, la mort, est maintenant venue à ton père. » Le Messager d'Allah était maintenant sur un chemin sans retour.

Notre Prophète (paix sur lui), qui fut envoyé comme miséricorde pour toute la création, celui qui n'a jamais cessé d'œuvrer pour sa communauté (oumma), qui a enduré toutes les épreuves pour répandre le message de l'islam, dont la vie fut le meilleur exemple pour toute l'humanité, était maintenant allongé sur son lit de mort. Oui, ces derniers jours, nous avons parlé de sa vie bénie. Il est né orphelin. Il a perdu sa mère alors qu'il était encore très jeune. Et sa vie fut remplie d'épreuves et de difficultés. Il reçut la première révélation alors qu'il était seul, plongé dans ses pensées, dans la grotte de Hira.

Au début, il ne comprenait pas ce qui se passait, alors il alla directement vers la première personne vers qui il se tournait toujours, sa Khadija. Il dit : « Couvre-moi, couvre-moi. » La mission de prophétie lui avait été confiée. Et c'est ainsi que sa lutte, qui allait durer 23 ans, avait commencé. Dans les premières années, il fit face à toutes sortes d'oppression. Voilà ce qui arrive à ceux qui obéissent à Mohammed. Quand ses compagnons souffraient, il souffrait avec eux aussi. Les associateurs leur firent subir des tortures inimaginables pour les faire renoncer à l'islam. Pendant trois années entières, lui et sa famille, ainsi que ses proches, furent maintenus sous un boycott.

Ils furent coupés de la société, laissés affamés et assoiffés, mais il n'abandonna jamais sa mission. Et quand cette période prit fin, au moment où les choses commençaient à s'apaiser, il perdit les personnes qu'il aimait le plus. D'abord, il perdit son oncle Abou Talib, qui l'avait toujours protégé. Et ensuite, il perdit sa bien-aimée Khadija, qui avait toujours été à ses côtés. Puis il se rendit à Ta'if, espérant qu'ils écouteraient peut-être, mais ils le lapidèrent cruellement. S'il avait voulu, Allah aurait détruit les gens de Ta'if. Mais il ne l'a pas demandé. Il était le Prophète de la Miséricorde.

Il dit : « J’espère plutôt qu’Allah va faire sortir dans leurs progénitures des gens qui vont adorer Allah seul sans rien Lui associer » Une fois de plus, il pensa à sa communauté (oumma). Une fois de plus, il choisit la miséricorde. Malgré toutes ces épreuves, il n'abandonna jamais. Il fit l'Hégire à Médine pour répandre l'islam. Là-bas, il travailla sans relâche pour établir la religion d'Allah. Il bâtit une nouvelle civilisation, et de là, il répandit l'islam au loin. À la bataille d'Uhud, il perdit son oncle Hamza, qui avait toujours été à ses côtés comme une montagne. Et il perdit certains de ses compagnons les plus proches. Ces pertes pesèrent très lourdement sur lui.

Mais à travers chaque épreuve, le Prophète (paix sur lui) tirait sa force d'Allah et ne recula devant rien pour transmettre Son message. Il mena de nombreuses expéditions militaires, et avec la permission d'Allah, il obtint des victoires. Grâce à cela, de nombreuses tribus apprirent à connaître l'islam et l'embrassèrent. Le Messager d'Allah (paix sur lui) avait maintenant accompli sa mission. Finalement, il accomplit le pèlerinage d'adieu et prononça le Sermon d'Adieu. Donnant ses derniers conseils et rappels à toute l'humanité, à ses compagnons, et à sa communauté (oumma). Oui, il avait accompli sa mission de la meilleure façon.

Et maintenant, le moment était venu de partir pour le monde éternel. La journée était déjà bien avancée, et le soleil était sur le point de se coucher. Seules ses lèvres bougeaient. « Ô Allah, accorde-moi d'être avec Ar-Rafiq Al-A'la. » « Ô Allah, Ar-Rafiq Al-A'la. » En d'autres termes, il disait : « Emmène-moi auprès du Compagnon Très-Haut. » Il répétait aussi sans cesse : « As-Salah (la prière), As-Salah (la prière) », leur rappelant de s'accrocher à la prière. Pendant des siècles, la Terre avait attendu sa venue. Et maintenant, les anges des cieux attendaient. À côté de lui, il y avait un bol d'eau.

Il trempait ses mains dedans et s'essuyait le visage, en disant : « La ilaha illallah (Il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah). » Puis il pointa vers le ciel, en répétant les mots : « Ô Allah, Ar-Rafiq Al-A'la. Ô Allah, Ar-Rafiq Al-A'la. » Il rendit l'âme à l'âge de 63 ans. Fatima fondit en larmes et se mit à pleurer bruyamment. Quand les épouses du Prophète se mirent à pleurer aussi, les compagnons comprirent ce qui s'était passé. Ali resta là comme s'il était pétrifié. Ses yeux étaient remplis de larmes. Othman était sans voix. Comme s'il avait perdu sa langue. Mais Oumar (qu'Allah soit satisfait de lui) fut submergé par le choc de cet instant terrifiant.

« Le Messager d'Allah n'est pas mort, il est vivant ! Il a seulement perdu connaissance, comme cela est arrivé à Moussa (Moïse). Celui qui dit que Mohammed est mort, je l'abattrai de mon épée. » À ce moment-là, Abou Bakr était chez lui à Sunh. Quand il apprit la nouvelle, il s'y précipita immédiatement. Sans regarder personne, il entra directement dans la chambre et découvrit le visage du Prophète. Il embrassa son front et pleura. « Comme tu es beau dans la mort, tout comme tu l'étais dans la vie, ô Messager d'Allah. » Puis il couvrit à nouveau son visage et sortit. Devant lui se trouvait une foule de compagnons qui ne savaient que faire.

Tout le monde pleurait, submergé par le chagrin et le choc. Il avait aussi entendu les paroles d'Oumar. « Celui qui adorait Mohammed, qu'il sache que Mohammed est mort. Et celui qui adorait Allah, qu'il sache qu'Allah est Vivant et ne meurt jamais. » Allah dit : « Mohammed n'est qu'un Messager. Des Messagers avant lui sont passés. S’il mourait, donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah ; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. » Ce verset fut révélé à l'origine le jour d'Uhud, après la fausse rumeur propagée par les associateurs que Mohammed avait été tué.

Même si les compagnons l'avaient récité des centaines, peut-être des milliers de fois, dans ce moment de chagrin, c'était comme s'ils l'avaient soudainement oublié. Mais avec ce seul verset, Abou Bakr calma le cœur de tous. Après avoir entendu ces mots, les compagnons commencèrent à se ressaisir, au moins un peu. Ils acceptèrent enfin que le Messager d'Allah avait quitté ce monde. Oumar aussi reprit ses esprits et cessa d'affirmer que le Messager d'Allah n'était pas mort. Oumar dit plus tard : « C'était comme si j'entendais ce verset pour la toute première fois. » Oui, jamais dans son histoire Médine n'avait ressenti une joie comparable à celle du jour où le Prophète (paix sur lui) arriva.

Et maintenant, elle traversait son plus profond chagrin et sa plus grande tristesse. Les larmes coulaient de leurs yeux, et le chagrin et la tristesse coulaient de leurs cœurs. Mais le chagrin seul n'accomplirait rien. Qu'allons-nous faire maintenant ? Un khalife (calife) devait être choisi. Quelqu'un qui guiderait les musulmans et continuerait à appliquer les lois de l'islam. Il devait être un refuge pour toute la communauté (oumma). Quelqu'un qui passerait ses jours et ses nuits au service de l'islam. Alors les compagnons se rassemblèrent. Le plus qualifié pour cette grande responsabilité était Abou Bakr. Il fut parmi les premiers croyants à La Mecque.

Il fut le compagnon du Prophète lors de l'Hégire, l'un des deux dans la grotte. Et pendant sa maladie, le Messager d'Allah avait déjà donné des signes clairs le désignant. Il ordonna de fermer toutes les portes donnant sur la mosquée, et ne laissa que la porte d'Abou Bakr ouverte. Il le désigna aussi pour diriger la prière. Il lui donna le rôle d'Imam, ce qui signifie leadership. La prière est l'un des piliers de l'islam, n'est-ce pas ? Et parmi des dizaines de compagnons, il choisit Abou Bakr pour diriger la prière pour tous les musulmans. Abou Bakr n'a jamais hésité à tout sacrifier pour l'islam et les musulmans. Pas même un seul jour.

Quand l'armée eut besoin d'être équipée, il fit un sacrifice que nul autre ne put égaler. Il apporta tout ce qu'il possédait. Le Messager d'Allah demanda : « Qu'as-tu laissé à ta famille, ô Abou Bakr ? » « Je leur ai laissé Allah et Son Messager. » Le lendemain matin du Voyage Nocturne, quand les associateurs se moquaient du Messager d'Allah, et lors des jours les plus durs, pendant les batailles de Badr, Uhud et du Fossé, Abou Bakr était toujours à ses côtés. Pour toutes ces raisons, il était le plus digne d'être le khalife (calife) après le Prophète (paix sur lui). Et c'est exactement ce qui arriva.

Après que les compagnons se furent rassemblés et consultés, Abou Bakr fut choisi comme premier khalife (calife) de l'islam. Le lendemain, c'était l'heure de la prière du Dhuhr (midi). Toute la ville de Médine, encore en larmes, avait rempli la mosquée pour prier. Comme toujours, Bilal commença à lancer l'appel à la prière. Mais quand il arriva aux mots : « Ach-hadou anna Mohammedan Rassouloullah (J'atteste que Mohammed est le Messager d'Allah) », sa gorge se serra. Sa voix trembla, et il ne put même pas finir la phrase. Il était censé appeler les gens à la prière, les inviter. Mais il ne le pouvait pas. Il ne pouvait tout simplement pas continuer, et fondit en larmes. Tout le monde pleurait.

Bilal ne supportait pas la simple idée d'une Médine sans le Prophète (paix sur lui). Il ne pouvait plus faire l'adhan (l'appel à la prière). Il ne voulait plus rester dans une ville où chaque recoin lui rappelait le Messager d'Allah. Et quelques années plus tard, il partit pour le Cham (Syrie). Le corps béni du Prophète (paix sur lui) fut lavé par Ali (qu'Allah soit satisfait de lui). Et pendant qu'il le lavait, un parfum comme du musc se répandit de lui, une odeur que personne n'avait jamais sentie auparavant. Mardi avant midi, le lavage et la mise en linceul étaient terminés. Les compagnons vinrent et accomplirent la prière funéraire.

Le Messager d'Allah (paix sur lui) avait dit un jour : « Aucun prophète n'a jamais été enterré ailleurs qu'à l'endroit où il est mort. » Et ainsi, sur instruction d'Abou Bakr, il fut enterré dans la chambre d'Aïcha, à l'endroit même où il avait rendu l'âme. Il avait dit : « Nous [les Prophètes] ne laissons rien en héritage; les biens que nous laissons derrière nous sont une aumône. » Même son armure était mise en gage chez un homme juif en échange d'orge. Pour quelqu'un qui ne le connaissait même pas, cette seule scène suffirait. Et pourtant, malgré tout, il vous a laissé un héritage. Deux legs : le Coran et la Sunna (tradition prophétique). Il a rempli sa mission avec excellence.

Maintenant, c'est à notre tour. Il nous a confié l'étendard. Et c'est maintenant notre responsabilité de le hisser à nouveau haut et de le porter au monde entier. Ce n'est pas le moment de rester chez soi. L'étendard qui nous a été confié attend que nous fassions un pas. Il aspire aux jours où il flottera à nouveau haut. Le monde attend d'entendre ce message. Il attend de sortir des ténèbres de la Jahiliyyah (période préislamique) pour entrer dans la lumière de la foi, la lumière du Coran. L'humanité est spirituellement malade. Leurs âmes souffrent, mais ils ne trouvent pas d'issue. Quand le remède est entre nos mains, combien de temps pouvons-nous rester là à attendre ?

N'est-il pas temps que notre propre voyage commence ? Tu as vécu pour ta communauté (oumma), ô Messager d'Allah. Mais pour quoi vivons-nous ? Tu as passé des nuits sans sommeil pour sauver la vie éternelle de ta communauté, alors que nous ne pensons qu'à nous-mêmes. Tu n'as jamais abandonné ta cause, même pendant les épreuves les plus dures. Pourtant, nous perdons notre chemin à la moindre difficulté. Et pourtant, tu aspirais encore à nous. Tu nous as appelés « mes frères et sœurs ». Mais méritons-nous vraiment ce nom ? Est-ce suffisant de dire que nous t'aimons pour faire partie de ta communauté ? Ou s'agit-il de vivre ta Sunna, de l'intégrer réellement dans nos vies ?

Il est temps de se réveiller. En tant que communauté (oumma) pour qui tu as versé des larmes, il est temps de devenir dignes de toi. Ô Messager d'Allah. Nous promettons de nous accrocher fermement à ta voie, ta cause et ton héritage. Aujourd'hui, nous allons changer les choses. Aujourd'hui, nous allons commencer à vivre selon ton exemple. Aujourd'hui, vous ferez un pas pour devenir les frères qu'il désirait tant. Et à toi, mon frère, ma sœur, qui regardes cette vidéo en ce moment. Si tu veux renforcer ta foi et approfondir tes connaissances, nous avons préparé des dizaines de vidéos éducatives pour toi sur notre chaîne Towards Eternity.

Même avec un effort petit mais continu, tu peux faire des progrès incroyables, Insha'Allah (si Allah le veut). Si tu te dis : « Je veux apprendre l'islam depuis le début », nous avons une application appelée Step Islam. Avec notre application de prière complètement gratuite, tu peux faire des cinq prières quotidiennes une partie constante de ta vie. Si tu ne sais pas lire le Coran en arabe, nous avons développé une application appelée Lamalif Quran. Et si tu veux explorer les significations du Coran plus profondément, tu peux télécharger notre application de lecture du Tafsir (exégèse), My Risale. Si cette série t'est parvenue, c'est qu'Allah veut que tu changes quelque chose dans ta vie.

Alors, ne ferons-nous pas ne serait-ce qu'un seul pas vers Lui en retour ? Ô Messager d'Allah. Qu'Allah fasse de nous une communauté digne de toi. Que la paix et les bénédictions soient sur toi. Ô toi qui fus envoyé comme miséricorde pour les mondes. Ô Messager ﷺ.
