"Je pensais que l'islam était une terreur" | Une mexicaine catholique convertie à l'islam
Publié le
Le 11 septembre, je devais aller en ville. Le train que je devais prendre passait sous les tours jumelles Je me suis endormie, Et en me réveillant, mon téléphone sonnait, et la télé était allumée. Les pires jours de l’histoire américaine. Les ennemis de la liberté ont déclaré la guerre à notre pays. Le journaliste répétait sans cesse «Allahu Akbar» Et j'ai demandé : «C'est quoi, Allahu Akbar ?» Et j’ai été révoltée, en tant qu’Américaine. Et je voulais savoir, Qui sont ces terroristes? Et pourquoi ils sont là? J’ai donc cherché à visiter une mosquée Puis j'ai trouvé que la mosquée était très proche. Et mes mains transpiraient. J'étais tellement nerveuse. Et j'ai commencé à marcher.
J'ai mis le foulard et pris des photos. Et je les ai postées. Et ma famille a dit : «C'est quoi, ça ?» Ma cousine la plus proche était très en colère. Elle m'a arraché le hijab et m'a giflée. Elle a dit : «T'es pas arabe, enlève ça.» Puis elle est repartie Je lui ai pris la main et j'ai dit : «Jésus serait-il content que tu me frappes?» Elle s'est arrêtée et a dit : «Va-t'en! Je ne veux plus te voir.» Assalamualaikum, sœur Nahela Morales. Merci d'avoir accepté notre invitation. Bienvenue à l'interview ! Je commence par demander, qui est Nahela Morales ? Peux-tu nous parler brièvement de ta vie? Walaikum salam wa rahmatullah wa barakatuh. Merci. C'est un honneur d'être ici.
Nahela est la fille d'une famille mexicaine, qui vient d'un milieu religieux catholique. À l'âge de 25 ans, j'ai déménagé à New York. Après l'université, j'ai étudié le marketing J'ai décidé de m'éloigner de la Californie, et le plus loin que j'ai pu, c'était New York. Alors, j'ai choisi New York. En fait, l'été 2001, trois mois avant le 11 septembre. Quelques années après, j'ai fini par me convertir à l'Islam. Comment vivais-tu ta foi à l'époque ? En quoi croyais-tu ? J'ai grandi dans une famille catholique. Je n'ai jamais cru que Jésus était Dieu. J'avais un profond respect pour la Vierge de Guadalupe, qui est la Vierge Marie au Mexique.
Parce que culturellement, au Mexique, la Vierge de Guadalupe est très respectée. On allait à l'église occasionnellement : le dimanche, pour un mariage ou un baptême, mais pas de façon régulière. Alors, depuis l'âge de sept ans, j'étais toujours curieuse du 3-en-1. J'avais trop de respect pour ma grand-mère que je n'osais pas poser trop de questions. Quand j'étais gamine, je lui demandais : "Pourquoi trois ?" Et elle me disait : "Tu dois juste y croire." C’était comme si la porte était toujours fermée. Du coup, c’était très difficile d'y croire. Je savais qu'il y a un Dieu. Même si j’ai grandi en respectant les trois, ça ne m’a jamais parlé, ça n’a jamais eu de sens pour moi.
J'ai toujours eu cette question : comment trois peuvent-ils être un ? Comment as-tu découvert l'Islam ? Ce n'est qu'après le 11 septembre que... C’est là que j’ai commencé à m’intéresser à l’Islam. Mon anniversaire est le 12 septembre. J'avais prévu de le passer à New York, parce que je vivais en banlieue à l'époque. Et le 11 septembre, je devais aller en ville. Et je me suis endormie. Le train que je devais prendre était le 1 ou le 9 qui passait sous les Tours Jumelles. Si je ne m'étais pas endormie, j'aurais probablement été sous les Tours Jumelles, parce que j'avais prévu de partir vers 6h30. Et en me réveillant, mon téléphone sonnait, et la télé était allumée.
Quand j'ai vu le premier avion percuter la tour, je croyais que c’était un film. Et j'ai dit : "C’est quoi ça ?" C’était choquant, et je voulais comprendre. Et le journaliste répétait sans cesse: "Allahu Akbar". Et j'ai demandé: "C'est quoi, Allahu Akbar?" Ils n'arrêtaient pas de dire 'terroriste' et 'islamique', mais je ne savais pas ce que ça voulait dire. C'était clair, il fallait que je trouve des réponses. Mais de l'autre côté, ma famille m'appelait, ils étaient effrayés et s'inquiétaient pour ma sécurité. Ils me demandaient d'aller en Californie. Mais moi je voulais comprendre ce qu'Allahu Akbar signifie. Je voulais savoir qui étaient ces terroristes et pourquoi ils étaient là.
Et en tant qu'Américaine, j'étais tellement en colère aussi. J'ai décidé qu'il faut que je trouve des réponses. J'avais besoin de plus, et c’est là que l’histoire commence. La ville était en chaos, tu sais, pendant de très longs mois. Mais j'ai commencé à chercher en ligne, et j'étais très curieuse. Et après avoir fait ça, j'ai quitté New York pour m'installer à New Jersey. Ma maison était à quelques rues de la mosquée. Alors, je voulais visiter une mosquée. Et j'ai découvert qu'elle était très proche, que je pouvais y aller à pied. Je vais peut-être devenir un peu émotive, car ça... Ça me rappelle des souvenirs. C'était un moment très effrayant, mais en même temps excitant.
Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je ne portais pas la tenue appropriée. Je n'avais pas de hijab avec moi. Je me regardais sans cesse dans le miroir, en essayant de dire "Assalamu alaikum". Je m'entraînais alors à dire "Assalamu alaikum" devant le miroir. Mes mains transpiraient, j'étais stressée Finalement, je suis entrée. Mon premier prof, Sheikh Muhammad Al Hayek, a été appelé pour venir me recevoir. Je portais un bout de tissu avec des petits trous, tu vois ? Ce n'était pas un vrai hijab. Je tripotais, je jouais avec, j'étais tellement stressée. Il m’a dit : "Viens, viens." Il m’a reçue dans son bureau. Il s’est présenté. Il a dit : "Quel est ton nom ?
Quel est le mien ?" Et moi, je n'arrêtais pas de tripoter ça, de bouger, et il m’a demandé : "Es-tu musulmane ?" J’ai dit : "Non." Il m'a demandé : "Tu veux l'enlever ?" J'ai répondu : "Oui." Il m'a dit : "Enlève-le. C'est bon. Détends-toi." Il a ajouté : "Il y a un cours aujourd'hui. Tu peux y assister." Je suis allée au cours, et chaque mercredi, sans faute, j'assistais à son cours. Et souvent, on rigolait comme ça : "Oh ! Je suis en retard, à l'heure musulmane." "Non, non, tu es en retard parce que tu es en retard. Mais islamiquement parlant, il faut respecter le temps des autres." Je suis devenue amie avec des femmes d'Indonésie et de Malaisie.
J'ai appris à dire des mots comme Insha'Allah, Alhamdulillah, Masha Allah. Et les femmes me demandaient : "Es-tu musulmane ?" Je disais : "Non, je ne suis pas musulmane, mais j'apprends." Towards Eternity a besoin de votre soutien Nous sommes une organisation à but non lucratif qui a pour but de diffuser le message de l'Islam. au monde entier dans dix langues différentes. Avec votre soutien, vous pouvez aider des gens à se convertir à l'Islam, délaisser le haram, commencer à prier. à mettre le hijab, à apprendre à lire le Coran et ainsi de suite. Pour que vous puissiez obtenir la récompense de toutes ces bonnes oeuvres, Insha'Allah.
Donnez à Towards Eternity et ne manquez pas cette occasion en or. Puis je me souviens, j'ai mis le foulard, pris des photos et je les ai publiées. Et ma famille a dit : "C'est quoi, ça ?" J'ai répondu : "Oh, c'est comme la Vierge de Guadalupe, elle porte aussi un voile, et…" Et donc, j'ai commencé à faire des liens, comme avec le hijab, les nonnes, ma grand-mère qui en portait. Et ainsi, j'ai trouvé cela très attirant. Mais ce qui m'a vraiment touchée, c'est qu'Allah est unique. Ainsi, on a éliminé les deux autres. C'est simple. Je peux prier à Allah, l'adorer Lui seulement. Je n'ai pas besoin des deux autres. C'est ça qui m'a vraiment convaincue. Alors, j'ai commencé à pratiquer.
J'ai commencé à aller à la mosquée. Une amie m'a offert des hijabs et je me suis habituée à les porter. Pendant un moment, on pensait que j'étais musulmane. Comment as-tu prononcé ta Shahada ? Peux-tu nous le dire ? Je me souviens qu'il y avait une sœur à la mosquée qui savait que je n'étais pas musulmane.
Elle me disait souvent : "Tu dois prononcer ta Shahada." J'ai répondu : "Mais je viens à la mosquée, je jeûne, ça me suffit." Un dernier jour de Ramadan, elle m'a dit : "Aujourd'hui, c'est le jour." On avait fini de prier et elle m'a tapée sur l'épaule et elle a dit : "Tu dois faire ta Shahada aujourd'hui." Je lui ai répondu : "D'accord." Elle a prévenu le sheikh et j'ai prononcé ma Shahada. C'était le jour le plus heureux de ma vie, honnêtement. C'était un moment très bouleversant. Je ne peux même pas décrire le sentiment. C'était comme si tout se détachait de mes épaules. Je me sentais légère. Comme si j'étais devenue une nouvelle personne.
C'était vraiment le jour le plus heureux de ma vie. Ensuite, je suis rentrée chez moi, une fois que tout le monde était parti rejoindre leurs familles. Alors, je rentrais à la maison. Je me souviens avoir pris mon tapis de prière et m'être inclinée en sujood. À ce moment-là, je me sentais très seule. Et je commençais à... douter de la décision que j'avais prise la veille. C'était un moment triste, et mon fils ne comprenait pas ce qui se passait. Ça me fait mal de repenser à tout ça. Parce que je sais qu'il y a beaucoup de personnes converties qui se retrouvent dans cette situation. C'est Allah qui m'a aidée à traverser ce moment difficile.
Je suis alors allée au magasin acheter des bonbons pour mon fils, après qu'on ait prit notre petit-déj, et la journée a continué. Quelle était la réaction de ta famille et de ton entourage quand ils ont su que tu t'étais convertie à l'Islam? Je me souviens qu'on était en août, il faisait très chaud. je portais un pull col roulé, des jeans et un bandana, tu vois ? Donc, des manches longues. Ma famille pensait que j'avais perdu la tête. "C'est l'été, pourquoi tu es habillée comme ça ?" Je leur ai dit: "parce que je suis musulmane et que je dois me couvrir." C'était très dur pour eux de me comprendre. En particulier, une cousine. Cette cousine était très en colère.
Je me souviens qu'à la fin de cette visite, j'étais chez elle, et elle a tiré mon hijab et m'a giflée en me disant : "Tu n'es pas arabe et tu ne seras jamais arabe ! Enlève ça !" Et elle voulait me gifler encore une fois, et j'ai attrapé sa main. C'est une catholique très dévouée. Elle est très... Elle va à l'église tous les dimanches. Elle a une grande image de la Vierge de Guadalupe. J'ai pris sa main et j'ai dit : "Jésus serait-il content que tu me frappes? C'est ça qu'on vous enseigne ?" Elle s'est arrêtée et a dit : "Va-t'en ! je ne veux plus te voir. Va-t'en !" Alors elle m'a mise à la porte. C'est ma cousine la plus proche, elle est comme ma sœur.
L'année suivante, je suis revenue en abaya. Cette fois, j'étais complètement couverte. Abaya, hijab. Tout le monde était choqué. Ils m'ont dit : "Pourquoi tu es encore plus couverte ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Qui t'a influencée ?" Je me souviens qu'à la troisième visite, ma grand-mère m'a prise à part et m'a demandé si j'étais heureuse. Je lui ai répondu : "Oui, je suis très heureuse." Elle a dit : "D'accord, fais ce que tu veux." Et elle a dit à ma famille : "Laissez-la tranquille. Elle ne boit pas, elle ne fume pas, elle ne sort pas la nuit. Elle s'occupe de son fils. Elle s'habille correctement.
Ça va." Finalement, elle m'a acceptée et elle a demandé à toute la famille de respecter ma nouvelle foi. Est ce qu'un membre de ta famille, s'est converti à l'Islam après être inspiré par toi ? Ironiquement, la personne que je n'aurais jamais pensé se convertir, est devenue musulmane. Et c'était ma mère. Je n'ai pas une très bonne relation avec elle, mais je me souviens que j'ai fait une interview sur une chaîne espagnole, et elle m'a vue avec un foulard. Elle ne m'avait jamais vue ainsi.
Elle m'a vue avec un foulard et elle a dit : "Oh, tu es habillée comme un clown, tu es musulmane ?" Je lui ai dit : "Oui." J'avais très peur de lui faire de la dawah, alors, j'ai rassemblé des livres en espagnol et un Coran, ainsi que des informations en espagnol. Et je l'ai expédié en Californie Elle a commencé à lire. Et elle a finalement prononcé sa Shahada. Alors, peux-tu nous décrire ce que tu as ressenti par rapport au hijab ? Beaucoup d'Occidentaux le voient comme une restriction, mais toi, tu l'as adoré. Alors, selon toi, quelle est la raison qui t’as fait l'aimer dès le début ? J'ai ressenti un sentiment de libération. Je me sentais totalement libérée par le hijab.
Je choisis, j'ai le pouvoir de choisir qui me voit et qui ne me voit pas. Contrairement à un panneau publicitaire qui vend de l'alcool, et qui montre une femme à moitié nue. Pour moi, ça c'est de l'oppression. Pour moi, ça c'est de la libération. Alors après être devenue musulmane, as-tu vécu un événement extraordinaire qui t'a fait ressentir une connexion avec Allah ? C'était le Hajj. Mon fils et moi avons fait le Hajj en 2018. Je me souviens, nous y sommes allés, et je me souviens que nous faisions le tawaf. Il a dit : "Okay, maintenant ! On va toucher la Kaaba." Et on a vraiment touché la Kaaba. Et à ce moment-là, je me suis sentie oppressée.
J'ai dit : "Andrew..." Et j'ai commencé à avoir une crise d'angoisse. J'ai commencé à pleurer, et j'ai dit : "Oh mon Dieu, ils vont m'écraser." Et alors, il a pris ma main et le chemin s'est ouvert. Il y avait un homme en blanc. Il a pris sa main et ça s'est ouvert comme la mer s'est ouverte pour Moussa. Et nous sommes partis. Puis l'homme aussi est parti. J'ai demandé : "Où est-il, pour qu'on puisse le remercier ?" Il avait disparu. Je ne sais pas ce que c'était. C'était un ange ? C'était.... En tout cas ça venait d'Allah. Ça a duré quelques secondes. Et je me souviens que je pleurais, parce que je pensais que j'allais être écrasée. Et soudainement, Allah m'a sortie de cette situation.
Qu'est-ce qui t'a vraiment convaincue que l'Islam est la vérité à 100 % ? Je pense que ce qui m'a vraiment convaincue, que l'Islam est la bonne religion, c'est que le Coran n'a pas été changé, et que des millions de personnes le mémorisent. Je n'ai jamais entendu parler de millions de gens qui mémorisent la Bible. Alors pour moi, c'était un miracle. Ce n'est pas un petit livre. C'est un livre assez grand. Cela a vraiment attiré mon attention. Juste à ce sujet, j’aimerais te demander, qu'est ce que t'aimerais dire à un Mexicain qui te regarde en ce moment?
À mes chers compatriotes mexicains, tout d'abord, je vous demande de regarder de près cette foi, qui n’est pas très différente de ce que notre culture nous enseigne. Vous y trouverez un sens d’appartenance et de but. C'est important de ne pas laisser ces sentiments endormis. Assurez-vous de nourrir votre curiosité, posez des questions, lisez, et éduquez-vous à partir de bonnes sources comme ce site web. Il est important pour nous de trouver des réponses. Trouvez ces réponses. Demandez à un musulman. Si vous avez des problèmes cardiaques, vous irez voir un cardiologue. Si vous avez des questions sur l'Islam, demandez à un musulman, lisez le Coran.
Lisez attentivement l’histoire de notre bien-aimé Prophète (saws) Comme tu l'as dit, de nombreux convertis demandent après leur conversion : "Dois-je abandonner ma culture, laisser mon origine derrière moi ? Parce que j'aime ma famille, j'aime ma culture." Devoir adopter un nom arabe, ou se vêtir comme les arabes. Alors, que voudrais-tu dire à ceux qui ont ces préoccupations ? Alors, il y a malheureusement beaucoup de malentendus. Il y a quelques années, une sœur a prononcé sa Shahada, et elle l’a planifiée pour le 25 décembre. Donc, le jour de Noël, elle l’a planifiée.
Et normalement, nous nous réunissons ce jour-là, pour que les gens ne se sentent pas seuls, qu'ils ressentent un esprit de famille, s'ils choisissent de ne pas y aller et de célébrer pour n'importe quelle raison. Que ce soit parce que leur famille consomme beaucoup d’alcool ou autre. Donc, nous avions eu une réunion où elle allait prononcer sa Shahada. Elle a invité sa famille non musulmane, son père, sa sœur. Elle est Américaine, d’origine blanche. Et elle a aussi invité ses futurs beaux-parents. Elle allait se marier avec quelqu’un avant de se convertir, un Sud-Asiatique. Et après qu'elle a fait sa Shahada... Je lui ai donné la Shahada. Tout le monde lui a fait un calin.
C’était un moment très émouvant. Le futur beau-père se lève et dit : "Aujourd’hui, ton nom est Dua." Et elle était choquée. Et je lui ai dit : "Non, non, non." Je lui tenais la main et je l'ai serrée. Je lui ai dit : "Ça va aller." Et j'ai dit : "Non, mon frère. Aujourd’hui son nom est son nom." Ensuite, sa future belle-mère a dit : "Dites-lui qu’à partir d’aujourd’hui, elle doit manger Sabiha. Seulement du halal." Et j’ai serré sa main encore une fois pour, la rassurer, lui dire qu'elle n'est pas seule. Je suis là, avec toi. Ça va aller. Alors, je lui ai dit : "Ma soeur, tout va bien." Et quand elle m’a donné un autre câlin, elle m’a remercié d’être là et de lui apporter ce soutien.
Parce que cette idée fausse de devoir changer de nom le jour où tu choisis l’Islam, c'est une idée fausse. Il n'est pas écrit que tu dois changer de nom. Tant que ton nom n’a pas une signification négative. Tu peux être Maria, Felipe, Pablo. Peu importe. C’est important parce que c’est ton identité. Pour moi, tu sais, même mon nom de famille, Morales. Les gens ne pensent pas directement que je suis musulmane. Et c’est un moyen de dialoguer... Donc non, tu n’as pas à changer ton nom. Absolument pas. Vous pouvez tout à fait garder les bienfaits de votre culture. Personnellement, je continue à cuisiner du mole, des tacos, des flautas. Je profite au maximum de ma culture.
Vous n’avez pas à cesser d’aimer et de croire en Jésus et de comprendre que sa mère, Marie, a tout un chapitre dans le Coran. Donc, ils ne nous sont pas très étrangers. On les aime et on les respecte. Et vous n'avez pas à cesser de les aimer et de les respecter. Au contraire, l’Islam améliore nos vies de tant de façons. Alors, continuez de manger vos tacos, continuez de profiter de toute la culture qui fait partie de vous. Et continuez à apprendre l’Islam, parce que l’Islam est un mode de vie.
J'ai mis le foulard et pris des photos. Et je les ai postées. Et ma famille a dit : «C'est quoi, ça ?» Ma cousine la plus proche était très en colère. Elle m'a arraché le hijab et m'a giflée. Elle a dit : «T'es pas arabe, enlève ça.» Puis elle est repartie Je lui ai pris la main et j'ai dit : «Jésus serait-il content que tu me frappes?» Elle s'est arrêtée et a dit : «Va-t'en! Je ne veux plus te voir.» Assalamualaikum, sœur Nahela Morales. Merci d'avoir accepté notre invitation. Bienvenue à l'interview ! Je commence par demander, qui est Nahela Morales ? Peux-tu nous parler brièvement de ta vie? Walaikum salam wa rahmatullah wa barakatuh. Merci. C'est un honneur d'être ici.
Nahela est la fille d'une famille mexicaine, qui vient d'un milieu religieux catholique. À l'âge de 25 ans, j'ai déménagé à New York. Après l'université, j'ai étudié le marketing J'ai décidé de m'éloigner de la Californie, et le plus loin que j'ai pu, c'était New York. Alors, j'ai choisi New York. En fait, l'été 2001, trois mois avant le 11 septembre. Quelques années après, j'ai fini par me convertir à l'Islam. Comment vivais-tu ta foi à l'époque ? En quoi croyais-tu ? J'ai grandi dans une famille catholique. Je n'ai jamais cru que Jésus était Dieu. J'avais un profond respect pour la Vierge de Guadalupe, qui est la Vierge Marie au Mexique.
Parce que culturellement, au Mexique, la Vierge de Guadalupe est très respectée. On allait à l'église occasionnellement : le dimanche, pour un mariage ou un baptême, mais pas de façon régulière. Alors, depuis l'âge de sept ans, j'étais toujours curieuse du 3-en-1. J'avais trop de respect pour ma grand-mère que je n'osais pas poser trop de questions. Quand j'étais gamine, je lui demandais : "Pourquoi trois ?" Et elle me disait : "Tu dois juste y croire." C’était comme si la porte était toujours fermée. Du coup, c’était très difficile d'y croire. Je savais qu'il y a un Dieu. Même si j’ai grandi en respectant les trois, ça ne m’a jamais parlé, ça n’a jamais eu de sens pour moi.
J'ai toujours eu cette question : comment trois peuvent-ils être un ? Comment as-tu découvert l'Islam ? Ce n'est qu'après le 11 septembre que... C’est là que j’ai commencé à m’intéresser à l’Islam. Mon anniversaire est le 12 septembre. J'avais prévu de le passer à New York, parce que je vivais en banlieue à l'époque. Et le 11 septembre, je devais aller en ville. Et je me suis endormie. Le train que je devais prendre était le 1 ou le 9 qui passait sous les Tours Jumelles. Si je ne m'étais pas endormie, j'aurais probablement été sous les Tours Jumelles, parce que j'avais prévu de partir vers 6h30. Et en me réveillant, mon téléphone sonnait, et la télé était allumée.
Quand j'ai vu le premier avion percuter la tour, je croyais que c’était un film. Et j'ai dit : "C’est quoi ça ?" C’était choquant, et je voulais comprendre. Et le journaliste répétait sans cesse: "Allahu Akbar". Et j'ai demandé: "C'est quoi, Allahu Akbar?" Ils n'arrêtaient pas de dire 'terroriste' et 'islamique', mais je ne savais pas ce que ça voulait dire. C'était clair, il fallait que je trouve des réponses. Mais de l'autre côté, ma famille m'appelait, ils étaient effrayés et s'inquiétaient pour ma sécurité. Ils me demandaient d'aller en Californie. Mais moi je voulais comprendre ce qu'Allahu Akbar signifie. Je voulais savoir qui étaient ces terroristes et pourquoi ils étaient là.
Et en tant qu'Américaine, j'étais tellement en colère aussi. J'ai décidé qu'il faut que je trouve des réponses. J'avais besoin de plus, et c’est là que l’histoire commence. La ville était en chaos, tu sais, pendant de très longs mois. Mais j'ai commencé à chercher en ligne, et j'étais très curieuse. Et après avoir fait ça, j'ai quitté New York pour m'installer à New Jersey. Ma maison était à quelques rues de la mosquée. Alors, je voulais visiter une mosquée. Et j'ai découvert qu'elle était très proche, que je pouvais y aller à pied. Je vais peut-être devenir un peu émotive, car ça... Ça me rappelle des souvenirs. C'était un moment très effrayant, mais en même temps excitant.
Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je ne portais pas la tenue appropriée. Je n'avais pas de hijab avec moi. Je me regardais sans cesse dans le miroir, en essayant de dire "Assalamu alaikum". Je m'entraînais alors à dire "Assalamu alaikum" devant le miroir. Mes mains transpiraient, j'étais stressée Finalement, je suis entrée. Mon premier prof, Sheikh Muhammad Al Hayek, a été appelé pour venir me recevoir. Je portais un bout de tissu avec des petits trous, tu vois ? Ce n'était pas un vrai hijab. Je tripotais, je jouais avec, j'étais tellement stressée. Il m’a dit : "Viens, viens." Il m’a reçue dans son bureau. Il s’est présenté. Il a dit : "Quel est ton nom ?
Quel est le mien ?" Et moi, je n'arrêtais pas de tripoter ça, de bouger, et il m’a demandé : "Es-tu musulmane ?" J’ai dit : "Non." Il m'a demandé : "Tu veux l'enlever ?" J'ai répondu : "Oui." Il m'a dit : "Enlève-le. C'est bon. Détends-toi." Il a ajouté : "Il y a un cours aujourd'hui. Tu peux y assister." Je suis allée au cours, et chaque mercredi, sans faute, j'assistais à son cours. Et souvent, on rigolait comme ça : "Oh ! Je suis en retard, à l'heure musulmane." "Non, non, tu es en retard parce que tu es en retard. Mais islamiquement parlant, il faut respecter le temps des autres." Je suis devenue amie avec des femmes d'Indonésie et de Malaisie.
J'ai appris à dire des mots comme Insha'Allah, Alhamdulillah, Masha Allah. Et les femmes me demandaient : "Es-tu musulmane ?" Je disais : "Non, je ne suis pas musulmane, mais j'apprends." Towards Eternity a besoin de votre soutien Nous sommes une organisation à but non lucratif qui a pour but de diffuser le message de l'Islam. au monde entier dans dix langues différentes. Avec votre soutien, vous pouvez aider des gens à se convertir à l'Islam, délaisser le haram, commencer à prier. à mettre le hijab, à apprendre à lire le Coran et ainsi de suite. Pour que vous puissiez obtenir la récompense de toutes ces bonnes oeuvres, Insha'Allah.
Donnez à Towards Eternity et ne manquez pas cette occasion en or. Puis je me souviens, j'ai mis le foulard, pris des photos et je les ai publiées. Et ma famille a dit : "C'est quoi, ça ?" J'ai répondu : "Oh, c'est comme la Vierge de Guadalupe, elle porte aussi un voile, et…" Et donc, j'ai commencé à faire des liens, comme avec le hijab, les nonnes, ma grand-mère qui en portait. Et ainsi, j'ai trouvé cela très attirant. Mais ce qui m'a vraiment touchée, c'est qu'Allah est unique. Ainsi, on a éliminé les deux autres. C'est simple. Je peux prier à Allah, l'adorer Lui seulement. Je n'ai pas besoin des deux autres. C'est ça qui m'a vraiment convaincue. Alors, j'ai commencé à pratiquer.
J'ai commencé à aller à la mosquée. Une amie m'a offert des hijabs et je me suis habituée à les porter. Pendant un moment, on pensait que j'étais musulmane. Comment as-tu prononcé ta Shahada ? Peux-tu nous le dire ? Je me souviens qu'il y avait une sœur à la mosquée qui savait que je n'étais pas musulmane.
Elle me disait souvent : "Tu dois prononcer ta Shahada." J'ai répondu : "Mais je viens à la mosquée, je jeûne, ça me suffit." Un dernier jour de Ramadan, elle m'a dit : "Aujourd'hui, c'est le jour." On avait fini de prier et elle m'a tapée sur l'épaule et elle a dit : "Tu dois faire ta Shahada aujourd'hui." Je lui ai répondu : "D'accord." Elle a prévenu le sheikh et j'ai prononcé ma Shahada. C'était le jour le plus heureux de ma vie, honnêtement. C'était un moment très bouleversant. Je ne peux même pas décrire le sentiment. C'était comme si tout se détachait de mes épaules. Je me sentais légère. Comme si j'étais devenue une nouvelle personne.
C'était vraiment le jour le plus heureux de ma vie. Ensuite, je suis rentrée chez moi, une fois que tout le monde était parti rejoindre leurs familles. Alors, je rentrais à la maison. Je me souviens avoir pris mon tapis de prière et m'être inclinée en sujood. À ce moment-là, je me sentais très seule. Et je commençais à... douter de la décision que j'avais prise la veille. C'était un moment triste, et mon fils ne comprenait pas ce qui se passait. Ça me fait mal de repenser à tout ça. Parce que je sais qu'il y a beaucoup de personnes converties qui se retrouvent dans cette situation. C'est Allah qui m'a aidée à traverser ce moment difficile.
Je suis alors allée au magasin acheter des bonbons pour mon fils, après qu'on ait prit notre petit-déj, et la journée a continué. Quelle était la réaction de ta famille et de ton entourage quand ils ont su que tu t'étais convertie à l'Islam? Je me souviens qu'on était en août, il faisait très chaud. je portais un pull col roulé, des jeans et un bandana, tu vois ? Donc, des manches longues. Ma famille pensait que j'avais perdu la tête. "C'est l'été, pourquoi tu es habillée comme ça ?" Je leur ai dit: "parce que je suis musulmane et que je dois me couvrir." C'était très dur pour eux de me comprendre. En particulier, une cousine. Cette cousine était très en colère.
Je me souviens qu'à la fin de cette visite, j'étais chez elle, et elle a tiré mon hijab et m'a giflée en me disant : "Tu n'es pas arabe et tu ne seras jamais arabe ! Enlève ça !" Et elle voulait me gifler encore une fois, et j'ai attrapé sa main. C'est une catholique très dévouée. Elle est très... Elle va à l'église tous les dimanches. Elle a une grande image de la Vierge de Guadalupe. J'ai pris sa main et j'ai dit : "Jésus serait-il content que tu me frappes? C'est ça qu'on vous enseigne ?" Elle s'est arrêtée et a dit : "Va-t'en ! je ne veux plus te voir. Va-t'en !" Alors elle m'a mise à la porte. C'est ma cousine la plus proche, elle est comme ma sœur.
L'année suivante, je suis revenue en abaya. Cette fois, j'étais complètement couverte. Abaya, hijab. Tout le monde était choqué. Ils m'ont dit : "Pourquoi tu es encore plus couverte ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Qui t'a influencée ?" Je me souviens qu'à la troisième visite, ma grand-mère m'a prise à part et m'a demandé si j'étais heureuse. Je lui ai répondu : "Oui, je suis très heureuse." Elle a dit : "D'accord, fais ce que tu veux." Et elle a dit à ma famille : "Laissez-la tranquille. Elle ne boit pas, elle ne fume pas, elle ne sort pas la nuit. Elle s'occupe de son fils. Elle s'habille correctement.
Ça va." Finalement, elle m'a acceptée et elle a demandé à toute la famille de respecter ma nouvelle foi. Est ce qu'un membre de ta famille, s'est converti à l'Islam après être inspiré par toi ? Ironiquement, la personne que je n'aurais jamais pensé se convertir, est devenue musulmane. Et c'était ma mère. Je n'ai pas une très bonne relation avec elle, mais je me souviens que j'ai fait une interview sur une chaîne espagnole, et elle m'a vue avec un foulard. Elle ne m'avait jamais vue ainsi.
Elle m'a vue avec un foulard et elle a dit : "Oh, tu es habillée comme un clown, tu es musulmane ?" Je lui ai dit : "Oui." J'avais très peur de lui faire de la dawah, alors, j'ai rassemblé des livres en espagnol et un Coran, ainsi que des informations en espagnol. Et je l'ai expédié en Californie Elle a commencé à lire. Et elle a finalement prononcé sa Shahada. Alors, peux-tu nous décrire ce que tu as ressenti par rapport au hijab ? Beaucoup d'Occidentaux le voient comme une restriction, mais toi, tu l'as adoré. Alors, selon toi, quelle est la raison qui t’as fait l'aimer dès le début ? J'ai ressenti un sentiment de libération. Je me sentais totalement libérée par le hijab.
Je choisis, j'ai le pouvoir de choisir qui me voit et qui ne me voit pas. Contrairement à un panneau publicitaire qui vend de l'alcool, et qui montre une femme à moitié nue. Pour moi, ça c'est de l'oppression. Pour moi, ça c'est de la libération. Alors après être devenue musulmane, as-tu vécu un événement extraordinaire qui t'a fait ressentir une connexion avec Allah ? C'était le Hajj. Mon fils et moi avons fait le Hajj en 2018. Je me souviens, nous y sommes allés, et je me souviens que nous faisions le tawaf. Il a dit : "Okay, maintenant ! On va toucher la Kaaba." Et on a vraiment touché la Kaaba. Et à ce moment-là, je me suis sentie oppressée.
J'ai dit : "Andrew..." Et j'ai commencé à avoir une crise d'angoisse. J'ai commencé à pleurer, et j'ai dit : "Oh mon Dieu, ils vont m'écraser." Et alors, il a pris ma main et le chemin s'est ouvert. Il y avait un homme en blanc. Il a pris sa main et ça s'est ouvert comme la mer s'est ouverte pour Moussa. Et nous sommes partis. Puis l'homme aussi est parti. J'ai demandé : "Où est-il, pour qu'on puisse le remercier ?" Il avait disparu. Je ne sais pas ce que c'était. C'était un ange ? C'était.... En tout cas ça venait d'Allah. Ça a duré quelques secondes. Et je me souviens que je pleurais, parce que je pensais que j'allais être écrasée. Et soudainement, Allah m'a sortie de cette situation.
Qu'est-ce qui t'a vraiment convaincue que l'Islam est la vérité à 100 % ? Je pense que ce qui m'a vraiment convaincue, que l'Islam est la bonne religion, c'est que le Coran n'a pas été changé, et que des millions de personnes le mémorisent. Je n'ai jamais entendu parler de millions de gens qui mémorisent la Bible. Alors pour moi, c'était un miracle. Ce n'est pas un petit livre. C'est un livre assez grand. Cela a vraiment attiré mon attention. Juste à ce sujet, j’aimerais te demander, qu'est ce que t'aimerais dire à un Mexicain qui te regarde en ce moment?
À mes chers compatriotes mexicains, tout d'abord, je vous demande de regarder de près cette foi, qui n’est pas très différente de ce que notre culture nous enseigne. Vous y trouverez un sens d’appartenance et de but. C'est important de ne pas laisser ces sentiments endormis. Assurez-vous de nourrir votre curiosité, posez des questions, lisez, et éduquez-vous à partir de bonnes sources comme ce site web. Il est important pour nous de trouver des réponses. Trouvez ces réponses. Demandez à un musulman. Si vous avez des problèmes cardiaques, vous irez voir un cardiologue. Si vous avez des questions sur l'Islam, demandez à un musulman, lisez le Coran.
Lisez attentivement l’histoire de notre bien-aimé Prophète (saws) Comme tu l'as dit, de nombreux convertis demandent après leur conversion : "Dois-je abandonner ma culture, laisser mon origine derrière moi ? Parce que j'aime ma famille, j'aime ma culture." Devoir adopter un nom arabe, ou se vêtir comme les arabes. Alors, que voudrais-tu dire à ceux qui ont ces préoccupations ? Alors, il y a malheureusement beaucoup de malentendus. Il y a quelques années, une sœur a prononcé sa Shahada, et elle l’a planifiée pour le 25 décembre. Donc, le jour de Noël, elle l’a planifiée.
Et normalement, nous nous réunissons ce jour-là, pour que les gens ne se sentent pas seuls, qu'ils ressentent un esprit de famille, s'ils choisissent de ne pas y aller et de célébrer pour n'importe quelle raison. Que ce soit parce que leur famille consomme beaucoup d’alcool ou autre. Donc, nous avions eu une réunion où elle allait prononcer sa Shahada. Elle a invité sa famille non musulmane, son père, sa sœur. Elle est Américaine, d’origine blanche. Et elle a aussi invité ses futurs beaux-parents. Elle allait se marier avec quelqu’un avant de se convertir, un Sud-Asiatique. Et après qu'elle a fait sa Shahada... Je lui ai donné la Shahada. Tout le monde lui a fait un calin.
C’était un moment très émouvant. Le futur beau-père se lève et dit : "Aujourd’hui, ton nom est Dua." Et elle était choquée. Et je lui ai dit : "Non, non, non." Je lui tenais la main et je l'ai serrée. Je lui ai dit : "Ça va aller." Et j'ai dit : "Non, mon frère. Aujourd’hui son nom est son nom." Ensuite, sa future belle-mère a dit : "Dites-lui qu’à partir d’aujourd’hui, elle doit manger Sabiha. Seulement du halal." Et j’ai serré sa main encore une fois pour, la rassurer, lui dire qu'elle n'est pas seule. Je suis là, avec toi. Ça va aller. Alors, je lui ai dit : "Ma soeur, tout va bien." Et quand elle m’a donné un autre câlin, elle m’a remercié d’être là et de lui apporter ce soutien.
Parce que cette idée fausse de devoir changer de nom le jour où tu choisis l’Islam, c'est une idée fausse. Il n'est pas écrit que tu dois changer de nom. Tant que ton nom n’a pas une signification négative. Tu peux être Maria, Felipe, Pablo. Peu importe. C’est important parce que c’est ton identité. Pour moi, tu sais, même mon nom de famille, Morales. Les gens ne pensent pas directement que je suis musulmane. Et c’est un moyen de dialoguer... Donc non, tu n’as pas à changer ton nom. Absolument pas. Vous pouvez tout à fait garder les bienfaits de votre culture. Personnellement, je continue à cuisiner du mole, des tacos, des flautas. Je profite au maximum de ma culture.
Vous n’avez pas à cesser d’aimer et de croire en Jésus et de comprendre que sa mère, Marie, a tout un chapitre dans le Coran. Donc, ils ne nous sont pas très étrangers. On les aime et on les respecte. Et vous n'avez pas à cesser de les aimer et de les respecter. Au contraire, l’Islam améliore nos vies de tant de façons. Alors, continuez de manger vos tacos, continuez de profiter de toute la culture qui fait partie de vous. Et continuez à apprendre l’Islam, parce que l’Islam est un mode de vie.