J'ai dû enlever mon hijab ! Ma mère m'a rejeté à cause de l'Islam !
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J'ai commencé à lire le Coran pour une seule et arrogante raison et c'était parce que je voulais trouver une contradiction... J'ai jeté les articles, les tracts, les cassettes, J'ai rangé le Coran... Ça devenait trop lourd pour moi mentalement et émotionnellement. Tu sais, je suis devenue musulmane et ça c'est moi maintenant. C'était un moment très douloureux quand elle m'a dit : "J'ai fait mon travail. Je n'ai plus besoin d'être ta mère, et tu es toute seule maintenant." Et, Se faire rejeter par sa mère, c'est vraiment très douloureux. Très douloureux. Je n'arrivais pas à trouver ma place Je me suis sentie incroyablement seule. Ça en était devenu trop.
J'ai appelé ma mère et je lui ai dit : "S'il te plaît, viens et ramène-moi à la maison" et... J'ai arrêté de pratiquer l'Islam Du coup j'ai enlevé mon hijab, j'ai arrêté de prier... Assalam Alaikum sœur Aliyah Umm Raiyyan. Merci d'avoir accepté notre invitation. Je voudrais commencer par : Qui est Aliyah Umm Raiyyan ? Peux-tu nous parler brièvement de ta vie ? Wa alaykum salam wa rahmatullah. Tout d'abord, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer. Je suis née et j'ai grandi dans l'est de Londres. J'ai grandi dans un quartier qui était majoritairement musulman. C'était surtout un quartier bangladais et donc je voyais beaucoup de musulmans.
Je suis métisse, ma mère est italienne et mon père est Nigérien, originaire d'Afrique de l'Ouest. Mais... À chaque fois que l'on me pose cette question je me dis juste que Aliyah est une âme qui veut voyager vers Allah (Swt). Comment était ta vie en ce qui concerne la foi ? En quoi est-ce que tu croyais ? J'ai grandi en tant que chrétienne. Je suis devenue chrétienne "née de nouveau" à l'adolescence. J'ai toujours cru en Dieu. Ma mère m'a élevé d'une façon qui m'a encouragée à être curieuse sur la vie et sur notre raison d'être, et le monde. Et donc, même si je suis devenue une chrétienne "née de nouveau", il y avait des lacunes. Alors oui, j'ai posé des questions.
J'ai questionné les fondements du christianisme quand j'étais très jeune. Et j'ai constaté que, même si j'étais émotionnellement et spirituellement inclinée vers la religion. Rationnellement, j'étais pas convaincue, et j'ai fini par quitter la religion. Les origines de mon père sont très intéressantes, parce qu'il est né musulman, mon grand-père était musulman, quand mon grand-père est mort, longtemps avant ma naissance, mon père a quitté l'Islam. Et du coup, quand il a rencontré ma mère à Londres il n'était pas musulman. Donc, je n'ai jamais été élevée dans l'Islam. Il n'y avait pas d'Islam. Il n'était pas musulman. Qu'est-ce qui t'a fait remettre en question tes croyances ?
Je me souviens que j'allais à l'église avec ma mère. J'allais à l'église, et spirituellement et émotionnellement, c'était très très satisfaisant. Mais j'avais des questions. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi on vénérait le Fils de Dieu. Je n'arrivais pas à comprendre comment à un moment, il était le Fils de Dieu et qu'après, il était le Seigneur. Mais surtout, que c'était un homme, qu'il était un être humain comme moi. Et je ne pouvais pas, logiquement et rationnellement comprendre comment je pouvais vénérer un autre être humain. Ça me troublait depuis que j'étais toute petite. Et du coup, j'ai remis ça en question.
Et je me souviens d'un jour en particulier, j'ai parlé au pasteur de l'église et je lui ai dit : je lui ai posé cette question, et il m'a dit: "Aie la foi." Et c’était à ce moment-là que j'ai su que ce n'était pas pour moi. Comment est-ce que tu as entendu parler de l'Islam ? Alors, je dois te ramener à mon enfance, pour répondre à cette question. J’ai grandi dans une région majoritairement musulmane, c'était un quartier bangladais, et en face de chez moi, j'habitais au premier étage. J'avais environ 8 ans.
J'allais à la fenêtre du salon et je m'appuyais sur le rebord de la fenêtre du salon et j'arrivais à voir au rez-de-chaussée, en face de la route où j'habite et il y avait un masjid de fortune. En fait, c'était un conteneur à l'époque mais là d'où je me penchais quand j'étais petite j'arrivais à voir dans l'espace de prière de cette sorte de mosquée de fortune, et j'ai trouvé ça fascinant. Et je les voyais entrer, et je les voyais s'incliner et se prosterner, et je trouvais ça fascinant quand j'étais petite. Et je faisais, tu sais, je courais vers le rebord de la fenêtre, plusieurs fois par jour, juste pour voir ça.
Donc, à peu près au même âge, les choses allaient malheureusement assez mal à la maison. Mes parents se disputaient tout le temps. Ils ne s'entendaient pas. Il y avait toujours des disputes, toujours des querelles, et je me souviens qu'un jour en particulier, il y avait eu une grosse dispute entre mon père et ma mère. Et j'ai couru vers ma chambre. J'avais à peu près 8 ans. Sur le chemin de la chambre, j'ai pris le châle de ma mère C'était une sorte de jolie châle asiatique que lui avait acheté sa collègue de travail, Pakistanaise. Et j'ai pris le châle et je l'ai jeté par terre, et j'ai fait sujood.
Je me suis prosterné et j'ai dit : "Dieu" et je me souviens, j'ai dit: "Dieu fait en sorte qu'ils s'arrêtent, qu'ils arrêtent de se disputer." Mais tu sais, à ce moment-là, évidemment j'étais une enfant. Je ne savais pas exactement ce que je faisais, mais j'étais en train de copier ce que j'avais vu dans le masjid, et je sentais que Dieu allait m'entendre, parce que c'était une position proche de Dieu, c'est ce que je ressentais à l'époque. Donc, c'était en quelque sorte ma première expérience de l'Islam, et après il y en a une autre deux ans plus tard. J'avais 10 ans, j'étais à l'école.
Je suis rentrée de l'école, et on a appris que l'un de nos camarades de classe qui était en fait dans ma classe, il avait fini les cours, a couru sur la route pour acheter des cartes de jeu qui étaient très populaires à l'époque, et il s’était fait renverser par un camion, et il est mort sur le coup. Et l'école a écrit à tous les camarades de classe, et les a invités à ses funérailles, qui allait avoir lieu dans quelques jours. Du coup, j'ai supplié ma mère de me laisser y aller, et on était quelques-uns, à ne pas être musulmans dans la classe. Et elle a dit : "Oui". Et je me souviens avoir dit à mon amie Layla, qui était ma meilleure amie à l'époque, elle venait de Somalie.
Je lui ai demandé si je pouvais lui emprunter une écharpe. et elle a dit : "Oui". Du coup, elle m'a donné une écharpe, et je me souviens d'être entrée dans la mosquée d'East London. Je pense que j'étais le seul enfant non musulman qui est allé à l'enterrement, et j'ai prié le Dhuhr, et après, j'ai fait la prière de Janazah. Et je me souviens d'avoir fait le sujood pendant la prière de Dhuhr et de sentir ce sentiment de proximité que j'avais ressenti quand je l'ai fait, tu sais deux ans plus tôt, et c'était en quelque sorte ma deuxième expérience de l'Islam. Qu'est-ce qui t'a amené à te rapprocher de l'Islam ? Les choses sont devenues plus graves à la maison, considérablement plus graves.
il y avait beaucoup de violence domestique à la maison. Ça m'avait affectée mentalement et émotionnellement, et Subhanallah, Allah quand il a mis quelqu'un sur mon chemin, c'était une camarade de classe, au collège maintenant, et c'était une musulmane pratiquante. Parmi toutes les filles musulmanes de ma classe. Elles étaient assez culturelles mais elle était tu sais, elle était très très pratiquante. Et elle vivait quelque chose de similaire à la maison, mais sa situation, entre ses parents, était en fait bien pire que la mienne. Sa mère était, tu sais... Subhanallah, victime de violence domestique, elle était souvent battue, et pourtant, malgré ça, elle était calme, elle était en paix.
Et je me souviens avoir pensé, ta situation familiale est bien pire que la mienne. Je suis en train de m'effondrer, mais toi, tu arrives à t'en sortir. Tu sais, qu'est-ce que c'est ? Comment est-ce que tu fais pour t'en sortir ? Parce que moi, je suis vraiment affectée par ça. Et elle a dit : "C'est ma foi, c'est ma foi qui me permet de m'en sortir." Bon, bien évidemment je pensais savoir qui étaient les musulmans, mais j'avais aussi l'impression que l'Islam était une religion très arriérée. Et j'ai fini par vraiment aimer cette amie en particulier, on était très très proches, on était complètement différentes, Je veux dire, j'étais sauvage, un peu folle, tu sais, très populaire.
C'était, tu sais, Mashallah une musulmane pratiquante, et pourtant, on est devenues très très proches. Et j'ai commencé à m'intéresser à l'Islam. J'ai commencé à lire des articles, à l'époque, j'écoutais des cassettes. J'ai commencé à lire le Coran, pour une seule et arrogante raison, et c'est que je voulais trouver une contradiction dans la religion, pour la sauver. Parce que j'avais l'impression que le hijab c'était pas bien. J'avais l'impression que ça l'empêcherait d'avoir une carrière réussie, une vie réussie, tu sais...
Je sentais, en grandissant, dans la région où je vivais, ce que j'ai vu, c'étaientt des hommes qui marchaient deux kilomètres devant, alors que leurs femmes marchaient derrière eux. Tu sais, c'était les stéréotypes que j'avais, et donc c'était intéressant, parce que, d'une part, je voyais bien qu'il y avait quelque chose dans cette religion qui produisait ce beau sentiment de paix en elle. Et que d'autre part, ça allait la limiter, ça allait l'opprimer, ça allait la retenir. Du coup,j'ai commencé et on avait l'habitude de débattre, et tu sais, on parlait régulièrement. Et au fur et à mesure que le temps passait j'ai commencé à être convaincue que l'Islam était la vérité. Et ça m'a terrifié.
J'ai commencé à être convaincue, mon cœur a commencé à changer, mon esprit a commencé à changer. Je ne trouvais rien, tout ce que j'ai trouvé, c'est un mode de vie complet, tout ce que j'ai pu trouver, c'était des preuves scientifiques dans le Coran, tout ce que j'ai pu trouver dans mes recherches, c'est le miracle littéraire du Coran. Il n'y avait rien, et ça m'a fait peur parce que même si j'étais jeune à l'époque, j'ai toujours été le genre de personne qui si j'adopte quelque chose si je choisis quelque chose, je lui donne 150%.
Donc je savais qu'au fur à mesure que je changeais, et que je commençais à être convaincue, que ça voudrait dire que je devais changer de vie, et ça me faisait peur. Qu'est-ce qui t'empêchait de faire ta shahada ? Et comment as-tu fini par devenir musulmane ? Du coup, la peur m'a envahi. La peur régnait en maître à ce moment-là au point où j'ai arrêté de parler à mes amis. J'ai jeté les articles, les tracts, les cassettes. J'ai rangé le Coran. C'était devenu trop pour moi, mentalement, émotionnellement. J'avais peur de ce en quoi je croyais. J'avais peur de devoir changer de vie. Je ne dirais pas que j'aimais particulièrement ma vie, mais j'étais libre, n'est-ce pas ?
Et renoncer à sa liberté est une chose très effrayante, surtout quand tu ne sais pas ce que tu pourrais gagner, et maintenant je sais ce que j'ai gagné. Du coup, j'ai arrêté de lui parler, et j'ai continué ma vie. Et après je me souviens avoir révisé pour mes examens. Il y a eu un week-end en particulier où j'étais en train de réviser mes examens mais pour une raison ou pour une autre, je n'arrivais pas à me concentrer. Je ne pensais qu'à l'Islam, tout ce à quoi je pouvais penser, c'était les choses que j'avais découvertes. C'était comme si j'étais bombardée par ces pensées.
Sur les preuves scientifiques dans le Coran, et l'existence de Dieu, la preuve des messagers, et c'était juste pensée, après pensée, après pensée... Et du coup, je suis allée me promener là où j'habitais à l'époque. Juste pour souffler un peu. Je suis arrivée sur une route que je traversais souvent. Je suis restée là, à attendre le feu vert, et le feu vert est arrivé, et les gens traversaient et je n'arrivais pas à traverser. J'avais l'impression que mes jambes étaient clouées au sol.
Et la pensée qui était dans ma tête était : "Si je traverse cette route, ou en fait, n'importe quelle autre route, et que je me fais frapper par une voiture, et je meurs en sachant ce que je sais, ce que je sais vraiment, qu'est-ce que ça voudrait dire pour moi ?" Et c'est resté dans ma conscience. Pourquoi est-ce que je ne témoigne pas de ce qui est déjà entré dans mon cœur ? Alors, je suis rentrée chez moi, j'ai appelé mon amie, elle a décroché le téléphone, elle a entendu ma voix, et elle était si heureuse d'avoir de mes nouvelles. Et je lui ai dit que je croyais et je voulais faire ma shahada. Et ça c'était le week-end et le lundi j'ai fait ma shahada. Alhamdullilah.
Comment ta famille a réagi à ta conversion à l'Islam ? Étant cette sorte de jeune fille, très téméraire, tu sais, passionnée que j'étais à l'époque, la façon dont je l'ai dit à ma mère était d'arriver à la maison, de frapper à la porte et elle qui m'ouvre la porte en voyant mon hijab. Pas la meilleure des décisions je dois dire, pas la meilleure des décisions. Et elle m'a regardée, complètement perdue, et j'ai dit oui, je suis devenue musulmane et ça c'est moi maintenant. Elle pensait que c'était une phase. Alhamdullilah, ça a été une phase de 24 ans. Alhamdullilah. Et c'était très, très difficile après ça. J'ai perdu de la famille, j'ai perdu des amis.
Je me suis retrouvée toute seule, et ce à un très jeune âge. Les premières années après être devenue musulmane, ont été très dures. Quel a été le plus grand défi auquel tu as du faire face après être devenue musulmane ? J'ai perdu la relation avec ma mère, donc il y a eu certaines choses qui se sont passées à l'époque, elle avait une nouvelle relation amoureuse. Cet homme haïssait, avait une haine pour l'Islam. Il l'a retournée contre moi. Et je me souviens qu'à l'âge de 17 ans, c'était un moment très douloureux quand elle m'a dit, elle m'a regardé et elle m'a dit : "J'ai fait mon travail. Je n'ai plus besoin d'être ta mère et tu es toute seule maintenant." Et c'était très très difficile.
À cet âge, tu as besoin de ta famille. Et... Être rejeté par sa mère, c'est... C'est très, très douloureux, très, très douloureux. Donc, c'était difficile. Et puis, après ça, de devoir ensuite te débrouiller toute seule à un très jeune âge pour trouver un emploi, être seule, et puis plusieurs difficultés que j'ai rencontrées à l'époque et qui étaient très personnelles, sans le soutien de la famille, c'était vraiment très difficile. Donc, je vivais toute seule, et j'ai embrassé l'Islam par le biais d'un groupe en particulier, un groupe musulman, que j'ai fini par quitter, et puis j'ai fini par aller à l'autre extrême.
Je suis donc passée d'un extrême à l'autre, et pendant que tout ça se passait avec ma famille, je n'arrivais pas à trouver ma place. Et j'étais nouvelle, tu sais, la transition, la crise d'identité que l'on traverse en tant que nouveau musulman, donc, je suis confrontée au rejet de ma famille. Je suis passée d'un groupe musulman à un autre groupe musulman, tu sais, en quelque sorte aux deux extrêmes, aux antipodes. Et je n'arrivais pas, je n'arrivais pas à trouver ma place. Je me suis sentie incroyablement seule que c’était devenu trop, et c'est à l'hôpital que j'ai appelé ma mère et je lui ai dit : "S'il te plaît, viens et ramène-moi à la maison." et j'ai arrêté de pratiquer l'Islam.
J’ai enlevé mon hijab. J'ai arrêté de prier. Je me suis éloignée de la communauté musulmane. Je suis restée fidèle à mes convictions, par contre. Et je pense que je l’ai fait parce que je suis devenue musulmane à cause d'une conviction rationnelle. C'est juste que... Tous les tests que j'ai subis, c'était trop. Comment as tu recommencé à pratiquer l'Islam ? Assalamu alaykum, mes chèrs frères et soeurs. On a vu que 80 % de notre audience, n'est pas abonnée à notre chaîne. Comme vous le savez, nous sommes une organisation à but non lucratif et les publicités sont désactivées sur nos vidéos. Towards Eternity n'est pas juste une chaîne YouTube, mais aussi une madrasa.
Ici, on essaye de s'éduquer et éduquer les jeunes dans l'Islam. Donc, la seule raison pour laquelle on vous demande ça, c'est pour faire connaître la vérité. Ça peut sembler insignifiant, mais Inshallah, ça nous aidera à atteindre des millions de personnes. Maintenant, cliquons sur les boutons "J'aime" et "S'abonner", et marchons ensemble vers l'éternité. Comment as-tu recommencé à pratiquer l'Islam ? Donc, j'ai trouvé un travail, puis j'ai déménagé. Et j'ai continué ma vie. Tu sais, j'étais libre. Je n'avais pas à m'occuper de tous les problèmes que j'avais dû affronter en tant que nouvelle musulmane. Mais il y avait un vide. Il y avait un vide et il y avait...
Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas. Tu sais. J'ai passé quelques années comme ça. Et ensuite le vide est devenu trop grand. Et je savais que c'était parce que je vivais une vie qui ne correspondait pas à mes croyances. Et du coup, j'ai lentement commencé à revenir vers l'Islam. Et je me souviens, tu sais, les gens disent que leur... que la shahada était, genre, le moment le plus doux de leur vie.
Mais revenir vers Allah, et revenir vers l'Islam sans la pression d'un groupe, ou sans que quelqu'un me dise : "Voilà ce qu'il faut faire !" "Ça, c'est halal !" "Ça, c'est haram !" "Ça, c'est, tu sais..." "Tu fais mal les choses !" Non, revenir à l'Islam de façon organique, un nouveau voyage entre moi et mon Seigneur, c'était beau, c'était doux, Je me souviens que je lisais, une page du Coran par jour, en anglais. J'ai commencé à enrouler mes cheveux, un peu dans un style africain. Et évidemment, ça a progressé, progressé jusqu'au hijab. J'ai recommencé à prier, et je suis revenue à l'Islam. Et j'ai recommencé à pratiquer. Alhamdulillah. C'était un beau moment de douceur.
Parce que c'était entre moi et mon Rabb. Entre moi et mon Seigneur. Du coup, quel effet ça a eu sur ta relation avec ta mère ? Donc, ma mère a fini par quitter ce mariage. Ce qui était la meilleure chose à faire. Et elle a commencé à guérir. Et je pense qu'elle est encore en train de guérir. On a commencé à réparer notre relation. Et ça a demandé beaucoup d'efforts. Je pense, des deux parties, des deux côtés. Et après en 2015, elle a commencé à poser des questions sur l'Islam et je vivais à l'étranger à l'époque. Je vivais en Afrique du Nord. Elle a commencé ce genre de voyage, elle se posait toutes ces questions. Et puis, en 2015, elle a dit qu'elle voulait devenir musulmane.
Et ça c'était à une époque où elle... Ma mère était une lectrice assidue, elle lit, elle mange les livres, elle aime l'histoire et l'histoire musulmane, en particulier, et ça a fini par créer cette curiosité dans le sens de vouloir en savoir plus. Donc, en 2015, elle a dit qu'elle voulait devenir musulmane. Et elle finit par faire sa shahada. Très peu de temps après, elle a dit qu'elle ne pouvait pas rester dans la religion, et je pense que c'est à cause de son âge, Je pense que c'est parce qu'il n’y avait pas de musulmans autour d'elle. Je, tu sais, je vivais très très loin d'elle, et donc elle a fini par quitter la religion.
Et puis, en 2021, elle a commencé à regarder des vidéos sur YouTube. Et elle est venue me voir, elle m'a dit : "Oh, j'ai trouvé, Je suis tombé sur ces vidéos. Une femme appelée Ieasha Prime." Je ne la connaissais pas à l'époque. Du coup, j'ai rapidement bien sûr commencé à faire des recherches et c'est une sœur américaine. Et c'est comme ça que ma mère a fini par regarder des vidéos de Sheikh Khalid Yasin. Et elle est venue me voir, elle était tellement excitée et elle m'a dit : "Je suis tombée sur cet homme, je ne sais pas qui il est, mais il parle à mon âme.
Il s'y connaît tellement, c'est quelqu'un qui comprend l'histoire." Tu sais, et elle a un, tu sais, elle a un penchant pour l'histoire. Et après, elle lisait, pardon elle regardait vidéo, après vidéo, après vidéo, par Sheikh Khalid Yasin. Et elle venait me voir et elle me disait: "Tu sais, j'ai appris ça." Et tu sais, il a fait cette série sur Jésus. Je crois que ça s'appelle "Jésus historique". Et tu sais, elle a trouvé ça fascinant. Elle était toujours en train à regarder, regarder, regarder. Et revenait me voir. Et je n'ai rien dit. Je me suis dit : "Je ne sais pas ce qui se passe ici, mais quelque chose est en train de changer." Et je répondais simplement aux questions rien de plus.
Je la laisserais venir à moi. Elle disait : "Cet homme est incroyable." Donc, je me suis donnée comme mission de le trouver, du coup, j'ai envoyé un message et j'ai envoyé un message à mes contacts en disant "Est-ce que quelqu'un a les coordonnées de Khalid Yasin ?" Et quelqu'un m'a envoyé vers sa page Facebook, où, tu sais, il a son numéro et son adresse email. Je lui ai envoyé un email et j'ai et je lui ai raconté ce qui s'est passé, et je lui ai dit : "Ma mère est tombée sur vos vidéos, ça c'est son passé." C'est ce qui s'est passé en quelque sorte. Je suis un reconvertie, je lui ai raconté toute mon histoire.
Et j'ai dit : "Je sais que vous êtes incroyablement occupé, mais est-ce qu'il y aurait une chance pour que vous parliez à ma mère ?" Et j'ai envoyé l'email. Khalid Yasin est un homme très occupé, donc je ne pensais même pas que mon email arriverait dans la boîte de réception, peut-être qu’il était allé dans les spams ou les courriers indésirables. 20 minutes plus tard, il m'a répondu, et il m'a dit que ce serait un honneur et qu'il fallait qu'on parle. Du coup, on a parlé et je lui ai raconté l'histoire. Je lui ai parlé de ma mère, je lui ai dit tout ce qu'elle, tu sais qu'elle avait traversé.
Je lui ai parlé de sa nouvelle sorte de découverte, et tu sais, les questions qu'elle a posées, et les choses qu'elle m'a dites. Elle a développé cet amour pour le Prophète salallah alayhi wasallam. Elle, les choses commencent à avoir un sens, les choses s'alignent. Et ce n'est pas comme avant et, tu sais, elle croit vraiment en l'Islam. Et il m'a posé une question. il m'a dit : "Quel est le nom de ta mère ?" Et j'ai répondu : Le nom italien de ma mère est Josefina, mais, en Europe, c'est Joséphine. Il m'a dit que le nom de sa mère était Joséphine, et il a dit que ça mère avait 90 ans, et qu'elle était en train de mourir.
Il m'a dit : "Ta mère, ta Joséphine, est en train d'arriver (en Islam) alors que ma mère, ma Joséphine, est en train de quitter ce monde." Il a dit : "On va faire ça, tu vas lui dire..." Parce que je me suis dit : comment je vais faire pour qu'elle parle ? Tu sais je veux qu'ils parlent, mais il m'a dit qu'elle pourrait, vous savez, elle pourrait ne pas accepter, même si, tu sais, elle aime mes vidéos.
il m'a dit : "Dit-lui juste qu'il y a quelqu'un qui veut lui parler de ses recherches, de son parcours de recherche sur l'Islam, mais ne dit pas que c'est moi, tu sais, laisse-moi faire à partir de là." Du coup, je suis retourné la voir, et j'ai dit : "Oh il y a cet homme, c'est un chercheur, il veut juste te poser quelques questions, et est-ce que tu serais prête à répondre à quelques-unes de ses questions ?" Elle a dit : "Oui, bien sûr." Et je lui ai dit : "Oh maman, au fait, tu sais, dans ma conversation avec lui, il m'a dit quel était ton nom en arabe." Elle a dit : "Non !" J'ai dit : "Pourquoi ?" Et elle m'a dit : "Ce matin, j'ai eu une conversation avec mon collègue, qui étudie l'hébreu et l'arabe, et je lui ai dit : "Tu sais comment je m'appelle en arabe ?" Et il m'a dit qu'il me le dirait plus tard.
Et maintenant tu es là, en train de me dire ce que c'est, et elle était là : "C'est pas vrai, c'est pas possible". Et ils ont fini par se parler, et j'étais dans la réunion Zoom. D'ailleurs je l'ai enregistrée, et la façon dont il s'y est pris, qu'Allah le bénisse. Amin. Ils sont en train d'avoir cette conversation, mais pour une raison ou une autre, elle n'a pas reconnu sa voix. Et il lui posait des questions, et ça a conduit à ce qu'elle croyait. Et après d'une façon ou d'une autre, il a réussi à lui faire dire ce qu'elle croyait. Et elle croyait qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, et que Muhammad sallallahu alaihi wasallam était son dernier messager. C'est ce qu'elle a dit dans la vidéo.
et il a dit à la fin de la réunion, il a dit : "Est-ce que tu sais ce que SKY veut dire ?" Et elle a dit : "Non." et il a dit : "Ça veut dire Sheikh Khalid Yasin." Elle ne l'a pas entendu, il l'a répété, et elle a dit : " Non c'est pas toi." Et il a dit : "Oui." Et elle a dit : "Non." "Si j'avais su que c'était toi, j'aurais été plus…", tu sais. Et bref, ce qui s'est passé après, c'est qu'ils ont fait quelques réunions Zoom, et elle a fini par refaire sa shahada. Alhamdullilah. Est-ce que devenir musulmane et porter le hijab a restreint ta liberté ? En embrassant l'Islam, j'ai obtenu ma liberté parce que la liberté, c'est éliminer les chaînes placées par les gens.
Lorsque tu te connectes vraiment à ton créateur et que tu te connectes à ton but, tu vis pour Lui et tu ne vis pas pour les autres et c'est ça la vraie liberté. Alors oui, je porte maintenant un hijab et il y a certaines obligations que je dois accomplir pour mon Seigneur. Je suis libre parce que mes décisions, mes choix où je vais, ce que je fais, ce que je ne fais pas c'est pour celui qui m'a créé et façonné. Ce n'est pas pour ceux qui sont qui sont sur un chemin similaire au mien. Donc oui, je suis libre. Mais certains non-musulmans disent : "Non, tu te trompes, on est libres." Non, parce qu'ils sont esclaves de quelque chose, il y a quelque chose qui pousse chacun d'entre nous.
Il y a quelque chose derrière la raison pour laquelle on se lève le matin, pour chacun d'entre nous. Ça pourrait être la famille, ça pourrait être ton travail, ça pourrait être faire de l'argent, ça pourrait être tes propres désirs, mais on est tous esclaves de quelque chose. Mais je préfère être esclave de celui qui est parfait d'où je suis venue et où je retournerai, que à quelque chose qui se terminera comme je le ferai un jour. À une époque je sentais que l'Islam opprimait les femmes, les restreignant et je me rends compte en fait que l'Islam avec "la culture en moins", et je dois le souligner.
L'Islam, dans sa forme la plus pure, valorise la femme d'une si belle manière en fonction de ce qu'elle est en tant que femme. Les compagnons du Prophète sallallahu alaihi wasallam ont demandé : "Tu sais, qui je dois aimer le plus ?" Quelle a été sa réponse ? Ta mère. Il a encore répondu. Ta mère. La façon dont la femme est honorée, protégée, soutenue, comprise par Allah subhanahu wa ta'ala et ensuite les sortes de législations qui ont en quelque sorte pris place par l'intermédiaire du Prophète sallallahu alaihi wasallam montrent que la femme est un diamant. Vraiment et sincèrement.
Quand je pense à l'endroit où j'aurais été maintenant, Si Allah subhanahu wa ta'ala ne m'avait pas guidée Je sais que je serais perdue. Si j'étais en vie. Je me réveille en sachant que je suis censée être ici, J'étais censée exister, telle que je suis et c'est là que j'attache ma valeur, J'attache ma valeur à mon Seigneur. Quand je fais ça et que je comprends que... Je me rends compte qu'une femme dans l'Islam est libre, est honorée, est soutenue, est protégée et est tenue en si haute estime. Si tu avais la possibilité de parler à tous les non-musulmans du monde que leur dirais-tu en une minute ? Je leur dirais qu'il faut qu'il y ait un but derrière le quotidien normal de la vie.
Ça c'est pas tout. Et si tu penses que c'est tout, alors ça doit être la plus triste des conclusions que l'on puisse faire. Parce que cette vie est une montagne russe c'est plein d'épreuves, c'est plein de difficultés, c'est plein d'épreuves, c'est plein d'injustices, de tristesse. Donc, si c'est tout, pourquoi est-ce qu'on a été créés ? Je les inviterais à réfléchir. je les inviterais à prendre en compte le cycle de la vie, à prendre une fleur, à regarder comment cette fleur, pousse à partir d'une graine, et s'épanouit en quelque chose de beau, puis se fane et meurt à nouveau.
Je les inviterais juste à se tenir devant l'océan, et à regarder les profondeurs de l'océan, et que la vie existe dans l'obscurité de l'océan, de prendre une feuille et de regarder, les subtilités de la conception d'une seule feuille, et de se demander : D'où est-ce que c'est venu ? D'où est-ce que ça vient ? Quel est le but de cette feuille ? À quoi sert cette fleur ? À quoi sert l'océan ? Et puis de penser : moi aussi, je fais partie de cette création. Donc, s'il y a une raison d'être pour une feuille, et une raison d'être pour une fleur, alors quel est ma raison d'être ? C'est ce que je leur demanderais.
J'ai appelé ma mère et je lui ai dit : "S'il te plaît, viens et ramène-moi à la maison" et... J'ai arrêté de pratiquer l'Islam Du coup j'ai enlevé mon hijab, j'ai arrêté de prier... Assalam Alaikum sœur Aliyah Umm Raiyyan. Merci d'avoir accepté notre invitation. Je voudrais commencer par : Qui est Aliyah Umm Raiyyan ? Peux-tu nous parler brièvement de ta vie ? Wa alaykum salam wa rahmatullah. Tout d'abord, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer. Je suis née et j'ai grandi dans l'est de Londres. J'ai grandi dans un quartier qui était majoritairement musulman. C'était surtout un quartier bangladais et donc je voyais beaucoup de musulmans.
Je suis métisse, ma mère est italienne et mon père est Nigérien, originaire d'Afrique de l'Ouest. Mais... À chaque fois que l'on me pose cette question je me dis juste que Aliyah est une âme qui veut voyager vers Allah (Swt). Comment était ta vie en ce qui concerne la foi ? En quoi est-ce que tu croyais ? J'ai grandi en tant que chrétienne. Je suis devenue chrétienne "née de nouveau" à l'adolescence. J'ai toujours cru en Dieu. Ma mère m'a élevé d'une façon qui m'a encouragée à être curieuse sur la vie et sur notre raison d'être, et le monde. Et donc, même si je suis devenue une chrétienne "née de nouveau", il y avait des lacunes. Alors oui, j'ai posé des questions.
J'ai questionné les fondements du christianisme quand j'étais très jeune. Et j'ai constaté que, même si j'étais émotionnellement et spirituellement inclinée vers la religion. Rationnellement, j'étais pas convaincue, et j'ai fini par quitter la religion. Les origines de mon père sont très intéressantes, parce qu'il est né musulman, mon grand-père était musulman, quand mon grand-père est mort, longtemps avant ma naissance, mon père a quitté l'Islam. Et du coup, quand il a rencontré ma mère à Londres il n'était pas musulman. Donc, je n'ai jamais été élevée dans l'Islam. Il n'y avait pas d'Islam. Il n'était pas musulman. Qu'est-ce qui t'a fait remettre en question tes croyances ?
Je me souviens que j'allais à l'église avec ma mère. J'allais à l'église, et spirituellement et émotionnellement, c'était très très satisfaisant. Mais j'avais des questions. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi on vénérait le Fils de Dieu. Je n'arrivais pas à comprendre comment à un moment, il était le Fils de Dieu et qu'après, il était le Seigneur. Mais surtout, que c'était un homme, qu'il était un être humain comme moi. Et je ne pouvais pas, logiquement et rationnellement comprendre comment je pouvais vénérer un autre être humain. Ça me troublait depuis que j'étais toute petite. Et du coup, j'ai remis ça en question.
Et je me souviens d'un jour en particulier, j'ai parlé au pasteur de l'église et je lui ai dit : je lui ai posé cette question, et il m'a dit: "Aie la foi." Et c’était à ce moment-là que j'ai su que ce n'était pas pour moi. Comment est-ce que tu as entendu parler de l'Islam ? Alors, je dois te ramener à mon enfance, pour répondre à cette question. J’ai grandi dans une région majoritairement musulmane, c'était un quartier bangladais, et en face de chez moi, j'habitais au premier étage. J'avais environ 8 ans.
J'allais à la fenêtre du salon et je m'appuyais sur le rebord de la fenêtre du salon et j'arrivais à voir au rez-de-chaussée, en face de la route où j'habite et il y avait un masjid de fortune. En fait, c'était un conteneur à l'époque mais là d'où je me penchais quand j'étais petite j'arrivais à voir dans l'espace de prière de cette sorte de mosquée de fortune, et j'ai trouvé ça fascinant. Et je les voyais entrer, et je les voyais s'incliner et se prosterner, et je trouvais ça fascinant quand j'étais petite. Et je faisais, tu sais, je courais vers le rebord de la fenêtre, plusieurs fois par jour, juste pour voir ça.
Donc, à peu près au même âge, les choses allaient malheureusement assez mal à la maison. Mes parents se disputaient tout le temps. Ils ne s'entendaient pas. Il y avait toujours des disputes, toujours des querelles, et je me souviens qu'un jour en particulier, il y avait eu une grosse dispute entre mon père et ma mère. Et j'ai couru vers ma chambre. J'avais à peu près 8 ans. Sur le chemin de la chambre, j'ai pris le châle de ma mère C'était une sorte de jolie châle asiatique que lui avait acheté sa collègue de travail, Pakistanaise. Et j'ai pris le châle et je l'ai jeté par terre, et j'ai fait sujood.
Je me suis prosterné et j'ai dit : "Dieu" et je me souviens, j'ai dit: "Dieu fait en sorte qu'ils s'arrêtent, qu'ils arrêtent de se disputer." Mais tu sais, à ce moment-là, évidemment j'étais une enfant. Je ne savais pas exactement ce que je faisais, mais j'étais en train de copier ce que j'avais vu dans le masjid, et je sentais que Dieu allait m'entendre, parce que c'était une position proche de Dieu, c'est ce que je ressentais à l'époque. Donc, c'était en quelque sorte ma première expérience de l'Islam, et après il y en a une autre deux ans plus tard. J'avais 10 ans, j'étais à l'école.
Je suis rentrée de l'école, et on a appris que l'un de nos camarades de classe qui était en fait dans ma classe, il avait fini les cours, a couru sur la route pour acheter des cartes de jeu qui étaient très populaires à l'époque, et il s’était fait renverser par un camion, et il est mort sur le coup. Et l'école a écrit à tous les camarades de classe, et les a invités à ses funérailles, qui allait avoir lieu dans quelques jours. Du coup, j'ai supplié ma mère de me laisser y aller, et on était quelques-uns, à ne pas être musulmans dans la classe. Et elle a dit : "Oui". Et je me souviens avoir dit à mon amie Layla, qui était ma meilleure amie à l'époque, elle venait de Somalie.
Je lui ai demandé si je pouvais lui emprunter une écharpe. et elle a dit : "Oui". Du coup, elle m'a donné une écharpe, et je me souviens d'être entrée dans la mosquée d'East London. Je pense que j'étais le seul enfant non musulman qui est allé à l'enterrement, et j'ai prié le Dhuhr, et après, j'ai fait la prière de Janazah. Et je me souviens d'avoir fait le sujood pendant la prière de Dhuhr et de sentir ce sentiment de proximité que j'avais ressenti quand je l'ai fait, tu sais deux ans plus tôt, et c'était en quelque sorte ma deuxième expérience de l'Islam. Qu'est-ce qui t'a amené à te rapprocher de l'Islam ? Les choses sont devenues plus graves à la maison, considérablement plus graves.
il y avait beaucoup de violence domestique à la maison. Ça m'avait affectée mentalement et émotionnellement, et Subhanallah, Allah quand il a mis quelqu'un sur mon chemin, c'était une camarade de classe, au collège maintenant, et c'était une musulmane pratiquante. Parmi toutes les filles musulmanes de ma classe. Elles étaient assez culturelles mais elle était tu sais, elle était très très pratiquante. Et elle vivait quelque chose de similaire à la maison, mais sa situation, entre ses parents, était en fait bien pire que la mienne. Sa mère était, tu sais... Subhanallah, victime de violence domestique, elle était souvent battue, et pourtant, malgré ça, elle était calme, elle était en paix.
Et je me souviens avoir pensé, ta situation familiale est bien pire que la mienne. Je suis en train de m'effondrer, mais toi, tu arrives à t'en sortir. Tu sais, qu'est-ce que c'est ? Comment est-ce que tu fais pour t'en sortir ? Parce que moi, je suis vraiment affectée par ça. Et elle a dit : "C'est ma foi, c'est ma foi qui me permet de m'en sortir." Bon, bien évidemment je pensais savoir qui étaient les musulmans, mais j'avais aussi l'impression que l'Islam était une religion très arriérée. Et j'ai fini par vraiment aimer cette amie en particulier, on était très très proches, on était complètement différentes, Je veux dire, j'étais sauvage, un peu folle, tu sais, très populaire.
C'était, tu sais, Mashallah une musulmane pratiquante, et pourtant, on est devenues très très proches. Et j'ai commencé à m'intéresser à l'Islam. J'ai commencé à lire des articles, à l'époque, j'écoutais des cassettes. J'ai commencé à lire le Coran, pour une seule et arrogante raison, et c'est que je voulais trouver une contradiction dans la religion, pour la sauver. Parce que j'avais l'impression que le hijab c'était pas bien. J'avais l'impression que ça l'empêcherait d'avoir une carrière réussie, une vie réussie, tu sais...
Je sentais, en grandissant, dans la région où je vivais, ce que j'ai vu, c'étaientt des hommes qui marchaient deux kilomètres devant, alors que leurs femmes marchaient derrière eux. Tu sais, c'était les stéréotypes que j'avais, et donc c'était intéressant, parce que, d'une part, je voyais bien qu'il y avait quelque chose dans cette religion qui produisait ce beau sentiment de paix en elle. Et que d'autre part, ça allait la limiter, ça allait l'opprimer, ça allait la retenir. Du coup,j'ai commencé et on avait l'habitude de débattre, et tu sais, on parlait régulièrement. Et au fur et à mesure que le temps passait j'ai commencé à être convaincue que l'Islam était la vérité. Et ça m'a terrifié.
J'ai commencé à être convaincue, mon cœur a commencé à changer, mon esprit a commencé à changer. Je ne trouvais rien, tout ce que j'ai trouvé, c'est un mode de vie complet, tout ce que j'ai pu trouver, c'était des preuves scientifiques dans le Coran, tout ce que j'ai pu trouver dans mes recherches, c'est le miracle littéraire du Coran. Il n'y avait rien, et ça m'a fait peur parce que même si j'étais jeune à l'époque, j'ai toujours été le genre de personne qui si j'adopte quelque chose si je choisis quelque chose, je lui donne 150%.
Donc je savais qu'au fur à mesure que je changeais, et que je commençais à être convaincue, que ça voudrait dire que je devais changer de vie, et ça me faisait peur. Qu'est-ce qui t'empêchait de faire ta shahada ? Et comment as-tu fini par devenir musulmane ? Du coup, la peur m'a envahi. La peur régnait en maître à ce moment-là au point où j'ai arrêté de parler à mes amis. J'ai jeté les articles, les tracts, les cassettes. J'ai rangé le Coran. C'était devenu trop pour moi, mentalement, émotionnellement. J'avais peur de ce en quoi je croyais. J'avais peur de devoir changer de vie. Je ne dirais pas que j'aimais particulièrement ma vie, mais j'étais libre, n'est-ce pas ?
Et renoncer à sa liberté est une chose très effrayante, surtout quand tu ne sais pas ce que tu pourrais gagner, et maintenant je sais ce que j'ai gagné. Du coup, j'ai arrêté de lui parler, et j'ai continué ma vie. Et après je me souviens avoir révisé pour mes examens. Il y a eu un week-end en particulier où j'étais en train de réviser mes examens mais pour une raison ou pour une autre, je n'arrivais pas à me concentrer. Je ne pensais qu'à l'Islam, tout ce à quoi je pouvais penser, c'était les choses que j'avais découvertes. C'était comme si j'étais bombardée par ces pensées.
Sur les preuves scientifiques dans le Coran, et l'existence de Dieu, la preuve des messagers, et c'était juste pensée, après pensée, après pensée... Et du coup, je suis allée me promener là où j'habitais à l'époque. Juste pour souffler un peu. Je suis arrivée sur une route que je traversais souvent. Je suis restée là, à attendre le feu vert, et le feu vert est arrivé, et les gens traversaient et je n'arrivais pas à traverser. J'avais l'impression que mes jambes étaient clouées au sol.
Et la pensée qui était dans ma tête était : "Si je traverse cette route, ou en fait, n'importe quelle autre route, et que je me fais frapper par une voiture, et je meurs en sachant ce que je sais, ce que je sais vraiment, qu'est-ce que ça voudrait dire pour moi ?" Et c'est resté dans ma conscience. Pourquoi est-ce que je ne témoigne pas de ce qui est déjà entré dans mon cœur ? Alors, je suis rentrée chez moi, j'ai appelé mon amie, elle a décroché le téléphone, elle a entendu ma voix, et elle était si heureuse d'avoir de mes nouvelles. Et je lui ai dit que je croyais et je voulais faire ma shahada. Et ça c'était le week-end et le lundi j'ai fait ma shahada. Alhamdullilah.
Comment ta famille a réagi à ta conversion à l'Islam ? Étant cette sorte de jeune fille, très téméraire, tu sais, passionnée que j'étais à l'époque, la façon dont je l'ai dit à ma mère était d'arriver à la maison, de frapper à la porte et elle qui m'ouvre la porte en voyant mon hijab. Pas la meilleure des décisions je dois dire, pas la meilleure des décisions. Et elle m'a regardée, complètement perdue, et j'ai dit oui, je suis devenue musulmane et ça c'est moi maintenant. Elle pensait que c'était une phase. Alhamdullilah, ça a été une phase de 24 ans. Alhamdullilah. Et c'était très, très difficile après ça. J'ai perdu de la famille, j'ai perdu des amis.
Je me suis retrouvée toute seule, et ce à un très jeune âge. Les premières années après être devenue musulmane, ont été très dures. Quel a été le plus grand défi auquel tu as du faire face après être devenue musulmane ? J'ai perdu la relation avec ma mère, donc il y a eu certaines choses qui se sont passées à l'époque, elle avait une nouvelle relation amoureuse. Cet homme haïssait, avait une haine pour l'Islam. Il l'a retournée contre moi. Et je me souviens qu'à l'âge de 17 ans, c'était un moment très douloureux quand elle m'a dit, elle m'a regardé et elle m'a dit : "J'ai fait mon travail. Je n'ai plus besoin d'être ta mère et tu es toute seule maintenant." Et c'était très très difficile.
À cet âge, tu as besoin de ta famille. Et... Être rejeté par sa mère, c'est... C'est très, très douloureux, très, très douloureux. Donc, c'était difficile. Et puis, après ça, de devoir ensuite te débrouiller toute seule à un très jeune âge pour trouver un emploi, être seule, et puis plusieurs difficultés que j'ai rencontrées à l'époque et qui étaient très personnelles, sans le soutien de la famille, c'était vraiment très difficile. Donc, je vivais toute seule, et j'ai embrassé l'Islam par le biais d'un groupe en particulier, un groupe musulman, que j'ai fini par quitter, et puis j'ai fini par aller à l'autre extrême.
Je suis donc passée d'un extrême à l'autre, et pendant que tout ça se passait avec ma famille, je n'arrivais pas à trouver ma place. Et j'étais nouvelle, tu sais, la transition, la crise d'identité que l'on traverse en tant que nouveau musulman, donc, je suis confrontée au rejet de ma famille. Je suis passée d'un groupe musulman à un autre groupe musulman, tu sais, en quelque sorte aux deux extrêmes, aux antipodes. Et je n'arrivais pas, je n'arrivais pas à trouver ma place. Je me suis sentie incroyablement seule que c’était devenu trop, et c'est à l'hôpital que j'ai appelé ma mère et je lui ai dit : "S'il te plaît, viens et ramène-moi à la maison." et j'ai arrêté de pratiquer l'Islam.
J’ai enlevé mon hijab. J'ai arrêté de prier. Je me suis éloignée de la communauté musulmane. Je suis restée fidèle à mes convictions, par contre. Et je pense que je l’ai fait parce que je suis devenue musulmane à cause d'une conviction rationnelle. C'est juste que... Tous les tests que j'ai subis, c'était trop. Comment as tu recommencé à pratiquer l'Islam ? Assalamu alaykum, mes chèrs frères et soeurs. On a vu que 80 % de notre audience, n'est pas abonnée à notre chaîne. Comme vous le savez, nous sommes une organisation à but non lucratif et les publicités sont désactivées sur nos vidéos. Towards Eternity n'est pas juste une chaîne YouTube, mais aussi une madrasa.
Ici, on essaye de s'éduquer et éduquer les jeunes dans l'Islam. Donc, la seule raison pour laquelle on vous demande ça, c'est pour faire connaître la vérité. Ça peut sembler insignifiant, mais Inshallah, ça nous aidera à atteindre des millions de personnes. Maintenant, cliquons sur les boutons "J'aime" et "S'abonner", et marchons ensemble vers l'éternité. Comment as-tu recommencé à pratiquer l'Islam ? Donc, j'ai trouvé un travail, puis j'ai déménagé. Et j'ai continué ma vie. Tu sais, j'étais libre. Je n'avais pas à m'occuper de tous les problèmes que j'avais dû affronter en tant que nouvelle musulmane. Mais il y avait un vide. Il y avait un vide et il y avait...
Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas. Tu sais. J'ai passé quelques années comme ça. Et ensuite le vide est devenu trop grand. Et je savais que c'était parce que je vivais une vie qui ne correspondait pas à mes croyances. Et du coup, j'ai lentement commencé à revenir vers l'Islam. Et je me souviens, tu sais, les gens disent que leur... que la shahada était, genre, le moment le plus doux de leur vie.
Mais revenir vers Allah, et revenir vers l'Islam sans la pression d'un groupe, ou sans que quelqu'un me dise : "Voilà ce qu'il faut faire !" "Ça, c'est halal !" "Ça, c'est haram !" "Ça, c'est, tu sais..." "Tu fais mal les choses !" Non, revenir à l'Islam de façon organique, un nouveau voyage entre moi et mon Seigneur, c'était beau, c'était doux, Je me souviens que je lisais, une page du Coran par jour, en anglais. J'ai commencé à enrouler mes cheveux, un peu dans un style africain. Et évidemment, ça a progressé, progressé jusqu'au hijab. J'ai recommencé à prier, et je suis revenue à l'Islam. Et j'ai recommencé à pratiquer. Alhamdulillah. C'était un beau moment de douceur.
Parce que c'était entre moi et mon Rabb. Entre moi et mon Seigneur. Du coup, quel effet ça a eu sur ta relation avec ta mère ? Donc, ma mère a fini par quitter ce mariage. Ce qui était la meilleure chose à faire. Et elle a commencé à guérir. Et je pense qu'elle est encore en train de guérir. On a commencé à réparer notre relation. Et ça a demandé beaucoup d'efforts. Je pense, des deux parties, des deux côtés. Et après en 2015, elle a commencé à poser des questions sur l'Islam et je vivais à l'étranger à l'époque. Je vivais en Afrique du Nord. Elle a commencé ce genre de voyage, elle se posait toutes ces questions. Et puis, en 2015, elle a dit qu'elle voulait devenir musulmane.
Et ça c'était à une époque où elle... Ma mère était une lectrice assidue, elle lit, elle mange les livres, elle aime l'histoire et l'histoire musulmane, en particulier, et ça a fini par créer cette curiosité dans le sens de vouloir en savoir plus. Donc, en 2015, elle a dit qu'elle voulait devenir musulmane. Et elle finit par faire sa shahada. Très peu de temps après, elle a dit qu'elle ne pouvait pas rester dans la religion, et je pense que c'est à cause de son âge, Je pense que c'est parce qu'il n’y avait pas de musulmans autour d'elle. Je, tu sais, je vivais très très loin d'elle, et donc elle a fini par quitter la religion.
Et puis, en 2021, elle a commencé à regarder des vidéos sur YouTube. Et elle est venue me voir, elle m'a dit : "Oh, j'ai trouvé, Je suis tombé sur ces vidéos. Une femme appelée Ieasha Prime." Je ne la connaissais pas à l'époque. Du coup, j'ai rapidement bien sûr commencé à faire des recherches et c'est une sœur américaine. Et c'est comme ça que ma mère a fini par regarder des vidéos de Sheikh Khalid Yasin. Et elle est venue me voir, elle était tellement excitée et elle m'a dit : "Je suis tombée sur cet homme, je ne sais pas qui il est, mais il parle à mon âme.
Il s'y connaît tellement, c'est quelqu'un qui comprend l'histoire." Tu sais, et elle a un, tu sais, elle a un penchant pour l'histoire. Et après, elle lisait, pardon elle regardait vidéo, après vidéo, après vidéo, par Sheikh Khalid Yasin. Et elle venait me voir et elle me disait: "Tu sais, j'ai appris ça." Et tu sais, il a fait cette série sur Jésus. Je crois que ça s'appelle "Jésus historique". Et tu sais, elle a trouvé ça fascinant. Elle était toujours en train à regarder, regarder, regarder. Et revenait me voir. Et je n'ai rien dit. Je me suis dit : "Je ne sais pas ce qui se passe ici, mais quelque chose est en train de changer." Et je répondais simplement aux questions rien de plus.
Je la laisserais venir à moi. Elle disait : "Cet homme est incroyable." Donc, je me suis donnée comme mission de le trouver, du coup, j'ai envoyé un message et j'ai envoyé un message à mes contacts en disant "Est-ce que quelqu'un a les coordonnées de Khalid Yasin ?" Et quelqu'un m'a envoyé vers sa page Facebook, où, tu sais, il a son numéro et son adresse email. Je lui ai envoyé un email et j'ai et je lui ai raconté ce qui s'est passé, et je lui ai dit : "Ma mère est tombée sur vos vidéos, ça c'est son passé." C'est ce qui s'est passé en quelque sorte. Je suis un reconvertie, je lui ai raconté toute mon histoire.
Et j'ai dit : "Je sais que vous êtes incroyablement occupé, mais est-ce qu'il y aurait une chance pour que vous parliez à ma mère ?" Et j'ai envoyé l'email. Khalid Yasin est un homme très occupé, donc je ne pensais même pas que mon email arriverait dans la boîte de réception, peut-être qu’il était allé dans les spams ou les courriers indésirables. 20 minutes plus tard, il m'a répondu, et il m'a dit que ce serait un honneur et qu'il fallait qu'on parle. Du coup, on a parlé et je lui ai raconté l'histoire. Je lui ai parlé de ma mère, je lui ai dit tout ce qu'elle, tu sais qu'elle avait traversé.
Je lui ai parlé de sa nouvelle sorte de découverte, et tu sais, les questions qu'elle a posées, et les choses qu'elle m'a dites. Elle a développé cet amour pour le Prophète salallah alayhi wasallam. Elle, les choses commencent à avoir un sens, les choses s'alignent. Et ce n'est pas comme avant et, tu sais, elle croit vraiment en l'Islam. Et il m'a posé une question. il m'a dit : "Quel est le nom de ta mère ?" Et j'ai répondu : Le nom italien de ma mère est Josefina, mais, en Europe, c'est Joséphine. Il m'a dit que le nom de sa mère était Joséphine, et il a dit que ça mère avait 90 ans, et qu'elle était en train de mourir.
Il m'a dit : "Ta mère, ta Joséphine, est en train d'arriver (en Islam) alors que ma mère, ma Joséphine, est en train de quitter ce monde." Il a dit : "On va faire ça, tu vas lui dire..." Parce que je me suis dit : comment je vais faire pour qu'elle parle ? Tu sais je veux qu'ils parlent, mais il m'a dit qu'elle pourrait, vous savez, elle pourrait ne pas accepter, même si, tu sais, elle aime mes vidéos.
il m'a dit : "Dit-lui juste qu'il y a quelqu'un qui veut lui parler de ses recherches, de son parcours de recherche sur l'Islam, mais ne dit pas que c'est moi, tu sais, laisse-moi faire à partir de là." Du coup, je suis retourné la voir, et j'ai dit : "Oh il y a cet homme, c'est un chercheur, il veut juste te poser quelques questions, et est-ce que tu serais prête à répondre à quelques-unes de ses questions ?" Elle a dit : "Oui, bien sûr." Et je lui ai dit : "Oh maman, au fait, tu sais, dans ma conversation avec lui, il m'a dit quel était ton nom en arabe." Elle a dit : "Non !" J'ai dit : "Pourquoi ?" Et elle m'a dit : "Ce matin, j'ai eu une conversation avec mon collègue, qui étudie l'hébreu et l'arabe, et je lui ai dit : "Tu sais comment je m'appelle en arabe ?" Et il m'a dit qu'il me le dirait plus tard.
Et maintenant tu es là, en train de me dire ce que c'est, et elle était là : "C'est pas vrai, c'est pas possible". Et ils ont fini par se parler, et j'étais dans la réunion Zoom. D'ailleurs je l'ai enregistrée, et la façon dont il s'y est pris, qu'Allah le bénisse. Amin. Ils sont en train d'avoir cette conversation, mais pour une raison ou une autre, elle n'a pas reconnu sa voix. Et il lui posait des questions, et ça a conduit à ce qu'elle croyait. Et après d'une façon ou d'une autre, il a réussi à lui faire dire ce qu'elle croyait. Et elle croyait qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, et que Muhammad sallallahu alaihi wasallam était son dernier messager. C'est ce qu'elle a dit dans la vidéo.
et il a dit à la fin de la réunion, il a dit : "Est-ce que tu sais ce que SKY veut dire ?" Et elle a dit : "Non." et il a dit : "Ça veut dire Sheikh Khalid Yasin." Elle ne l'a pas entendu, il l'a répété, et elle a dit : " Non c'est pas toi." Et il a dit : "Oui." Et elle a dit : "Non." "Si j'avais su que c'était toi, j'aurais été plus…", tu sais. Et bref, ce qui s'est passé après, c'est qu'ils ont fait quelques réunions Zoom, et elle a fini par refaire sa shahada. Alhamdullilah. Est-ce que devenir musulmane et porter le hijab a restreint ta liberté ? En embrassant l'Islam, j'ai obtenu ma liberté parce que la liberté, c'est éliminer les chaînes placées par les gens.
Lorsque tu te connectes vraiment à ton créateur et que tu te connectes à ton but, tu vis pour Lui et tu ne vis pas pour les autres et c'est ça la vraie liberté. Alors oui, je porte maintenant un hijab et il y a certaines obligations que je dois accomplir pour mon Seigneur. Je suis libre parce que mes décisions, mes choix où je vais, ce que je fais, ce que je ne fais pas c'est pour celui qui m'a créé et façonné. Ce n'est pas pour ceux qui sont qui sont sur un chemin similaire au mien. Donc oui, je suis libre. Mais certains non-musulmans disent : "Non, tu te trompes, on est libres." Non, parce qu'ils sont esclaves de quelque chose, il y a quelque chose qui pousse chacun d'entre nous.
Il y a quelque chose derrière la raison pour laquelle on se lève le matin, pour chacun d'entre nous. Ça pourrait être la famille, ça pourrait être ton travail, ça pourrait être faire de l'argent, ça pourrait être tes propres désirs, mais on est tous esclaves de quelque chose. Mais je préfère être esclave de celui qui est parfait d'où je suis venue et où je retournerai, que à quelque chose qui se terminera comme je le ferai un jour. À une époque je sentais que l'Islam opprimait les femmes, les restreignant et je me rends compte en fait que l'Islam avec "la culture en moins", et je dois le souligner.
L'Islam, dans sa forme la plus pure, valorise la femme d'une si belle manière en fonction de ce qu'elle est en tant que femme. Les compagnons du Prophète sallallahu alaihi wasallam ont demandé : "Tu sais, qui je dois aimer le plus ?" Quelle a été sa réponse ? Ta mère. Il a encore répondu. Ta mère. La façon dont la femme est honorée, protégée, soutenue, comprise par Allah subhanahu wa ta'ala et ensuite les sortes de législations qui ont en quelque sorte pris place par l'intermédiaire du Prophète sallallahu alaihi wasallam montrent que la femme est un diamant. Vraiment et sincèrement.
Quand je pense à l'endroit où j'aurais été maintenant, Si Allah subhanahu wa ta'ala ne m'avait pas guidée Je sais que je serais perdue. Si j'étais en vie. Je me réveille en sachant que je suis censée être ici, J'étais censée exister, telle que je suis et c'est là que j'attache ma valeur, J'attache ma valeur à mon Seigneur. Quand je fais ça et que je comprends que... Je me rends compte qu'une femme dans l'Islam est libre, est honorée, est soutenue, est protégée et est tenue en si haute estime. Si tu avais la possibilité de parler à tous les non-musulmans du monde que leur dirais-tu en une minute ? Je leur dirais qu'il faut qu'il y ait un but derrière le quotidien normal de la vie.
Ça c'est pas tout. Et si tu penses que c'est tout, alors ça doit être la plus triste des conclusions que l'on puisse faire. Parce que cette vie est une montagne russe c'est plein d'épreuves, c'est plein de difficultés, c'est plein d'épreuves, c'est plein d'injustices, de tristesse. Donc, si c'est tout, pourquoi est-ce qu'on a été créés ? Je les inviterais à réfléchir. je les inviterais à prendre en compte le cycle de la vie, à prendre une fleur, à regarder comment cette fleur, pousse à partir d'une graine, et s'épanouit en quelque chose de beau, puis se fane et meurt à nouveau.
Je les inviterais juste à se tenir devant l'océan, et à regarder les profondeurs de l'océan, et que la vie existe dans l'obscurité de l'océan, de prendre une feuille et de regarder, les subtilités de la conception d'une seule feuille, et de se demander : D'où est-ce que c'est venu ? D'où est-ce que ça vient ? Quel est le but de cette feuille ? À quoi sert cette fleur ? À quoi sert l'océan ? Et puis de penser : moi aussi, je fais partie de cette création. Donc, s'il y a une raison d'être pour une feuille, et une raison d'être pour une fleur, alors quel est ma raison d'être ? C'est ce que je leur demanderais.