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“J’ai Fait un Pacte Avec Dieu !” - L’Émouvante Histoire de Conversion de Rahim Jung

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Je me souviens avoir dit : "Regarde, Dieu, je ne sais pas si tu es là, mais je vais te dire une chose, je n'abandonnerai pas mon style de vie. Ma vie est trop belle." Si tu veux ça pour moi, tu dois me le montrer. Mon cerveau sort de ma tête. Tout l'arrière de ma tête est ouvert. Je veux dire, c'est incroyable. L'ambulance est arrivée. J'étais juste assis là. Je n'ai pas perdu connaissance. J'étais assis sur le bord de la route. Il y avait une couverture sur ma tête. Et après, elle a soulevé la couverture de ma tête et elle a vu mes blessures à la tête et immédiatement sa voix a changé. J'ai besoin d'un transport aérien d'urgence maintenant.

Salam Alaykum frère Rahim, merci d'avoir accepté notre invitation. Pour commencer, qui est Rahim Jung ? Et est-ce que tu peux nous parler brièvement de ta vie ? Je suis né à Londres. Je viens d'un milieu mixte. J'ai fait beaucoup de choses différentes. De jobs, beaucoup de différents types d'emplois, dans de nombreux domaines. Alhamdulillah, Allah m'a envoyé par ici. Et m'a envoyé par là. Et Inshallah, j'espère que ça sera plus évident durant notre discussion d'aujourd'hui. Inshallah. À quoi ressemblait ta vie à l'époque ? À l'époque, je pense que je ne croyais en rien. En fait on a été élevés, d'une manière très ouverte d'esprit, je dirais.

Donc mon père, il croyait en l'Islam, mais il ne croyait pas en l'Islam traditionnel, de la façon dont on l'entendrait généralement, la façon dont je le comprendrais maintenant. Ma mère a toujours détesté la religion. À la base, elle était mariée à un Irlandais puis elle a divorcé et le divorce n'est pas autorisé dans la religion catholique. Du coup elle a été excommuniée. Elle a été chassée du catholicisme. Et après quand elle a rencontré mon père, les gens ne l'ont pas acceptée. Alors elle a regardé les personnes religieuses et elle les a vues comme des hypocrites. Elle les voyait toujours en train de prêcher, mais pas en train de pratiquer.

Du coup on a grandi dans une atmosphère où il n'y avait pas de vraie religion dans le foyer. On nous a juste appris à avoir un bon comportement, une bonne conduite, de bonnes manières, mais que la religion n'avait pas d'importance. Et quand j'y repense maintenant, il y a probablement eu des moments où j'ai douté de l'existence de Dieu ou d'une quelconque croyance. Et je ne croyais certainement pas qu'il fallait pratiquer une religion. Est-ce que tu peux nous parler de ta jeunesse ? Quand j'avais 18 ans, j'échouais dans tous les domaines. J'échouais tous mes examens scolaires et tout ce que je voulais, c'était travailler dans la musique peu importe le moyen.

Et Alhamdulillah, une opportunité s'est présentée. Mon père faisait des affaires et l'une des personnes avec qui il travaillait avait beaucoup de relations dans le monde de la musique. Je lui ai parlé et je lui ai dit : "Ecoute, s'il te plaît." J'ai dit : "Fais-moi entrer par n'importe quel moyen possible Présente-moi une porte d'entrée. Je ferai le reste, présente-moi juste une porte." Et il a réussi à parler à quelqu'un et j'ai commencé à travailler dans une société de promotion musicale. J'étais tellement heureux. J'avais l'impression que le monde m'était ouvert. Et c'est ce qui m'a conduit à mon prochain job, qui était tout simplement un travail incroyable.

La société avec laquelle je travaillais, avait obtenu le contrat pour faire une promotion pour Stevie Wonder, et la personne qui dirigeait le projet, la cheffe de projet, m'a téléphoné et elle m'a dit, "Est-ce que tu envisagerais de quitter ton travail maintenant et de venir travailler avec moi ?" Et j'ai répondu : "Eh bien, ça dépend de ce que c'est." Et elle a dit : "On va lancer Motown Records ici au Royaume-Uni." C'était plus qu'un rêve devenu réalité. Motown est la plus grande maison de disques de l'histoire. Avoir ce nom, Motown, le simple fait d'avoir une carte de visite avec le nom Motown Records dessus. Partout où tu allais, tu montrais cette carte, elle ouvrait des portes.

Et j'avais l'occasion de commencer cette nouvelle version de Motown Records au Royaume-Uni. Quel a été le moment déterminant qui t'a amené à te rapprocher de l'Islam ? Je pense que pour moi, l'un des moments déterminants a été, quand j'étais à une fête. De la musique, des gens, tout le monde était là À cette grande fête. Et mon oncle, il était devenu plus pratiquant depuis peu et c'était le Ramadan. Je ne savais même pas que c'était le Ramadan. Et il est venu, il a frappé à la porte de la fête et il savait que j'étais là.

Et il m'a appelé et il m'a dit, "Je veux que tu viennes à la mosquée ce soir." J'ai dit : "Je suis ici avec mes amis." J'ai dit : "Tonton, s'il te plaît, un autre jour." Et il m'a dit : "Non, ce soir." Et encore une fois, j'ai dit : "Je ne peux pas partir." Et il m'a dit : "Je ne discute pas, je te le dis." Et je ne savais pas que c'était Laylat al-Qadr. Et il m'a emmené à la mosquée. Et ça c'était à l'époque où je travaillais pour Motown Records. Et à cette époque, je dirais que ma vie était meilleure que je n'aurais jamais pu l'espérer. Et je me souviens du doua dans le qunut. Et je ne participais pas. J'étais assis au fond de la mosquée et j'ai senti la puissance. Ameen, ameen, ameen...

Je me souviens avoir dit... j'étais assis là et j'ai dit "Ecoute, Dieu, je ne sais pas si tu es là." Mais je vais te dire une chose, je n'abandonnerai pas mon style de vie." J'ai dit : "Je ne vais pas abandonner... Ma vie elle est trop belle." J'ai dit : "Si tu veux ça pour moi, alors, tu dois faire quelque chose. Tu dois me montrer." À partir de là, les choses ont commencé aller de pire en pire, en pire, en pire. Jusqu'au point où j'avais vraiment peur d'avoir perdu la tête. J'étais incapable de fonctionner correctement. Je n'arrivais pas à travailler. Je ne pouvais pas. Mes relations sont devenues toxiques et tout est allé de travers et ma carrière a mal tourné. Tout a mal tourné.

Et vraiment je suis entré dans une spirale qui m'a conduit à une sorte d'effondrement. J'étais tellement perdu. Et je me souviens qu'un jour, un de mes cousins, il m'a pris, il a refait la même chose, le fils, le fils de mon oncle qui m'a emmené à la mosquée. Il m'a emmené voir quelqu'un, un imam. Et je me souviens que l'imam n'arrêtait pas de me dire la même chose. Il parlait. Il n'arrêtait pas de dire que je voyageais sans direction. Et je l'ai senti. Que je bougeais, sans savoir où j’allais, je ne savais pas quel était le but de ma vie. Je ne savais pas ce qui était important. Et je me souviens que j'étais au travail et que je m'étais endormi. Sur ma chaise.

Et je me souviens m'être réveillé. Et mon frère, je me sentais comme... Je ne peux pas l'expliquer. J'ai eu l'impression de flotter au milieu de l'univers, sans rien. Je ne savais pas qui j'étais. Je ne savais pas où j'allais. Je ne savais pas ce qui se passait. J'ai juste ressenti cette crise, cette angoisse. Quelles sont les choses qui t'ont le plus impressionné dans l'Islam? Deux choses, au début, m'ont beaucoup impressionné. La première, quand j'ai vu des gens qui avaient... Que j'ai vu grandir au sein de ma famille, de ma famille éloignée, ils ne pratiquaient pas. Aucun d'entre eux ne pratiquait. Pas un seul, même si nous n'étions pas une grande famille.

Mais quand je voyais ceux qui avaient fait cette reconversion. Je voyais toujours une joie, une certaine paix qu'ils avaient Et qui manquait à tous les autres. Et ça a eu un grand impact sur moi, surtout mon cousin, quand je lui rendais visite. Comme je l'ai dit, il était marié et avait un enfant. Il n'avait pas d'argent, et pourtant il était plus heureux que moi. Et je travaillais dans le milieu de la musique avec beaucoup d'argent et de célébrités et il était plus heureux que moi. Comment? Deuxièmement, quand il me parlait, quand je disais : "Oui, mais qu'en est-il de ça ? Ça n'a pas de sens." Comment est-ce que Dieu va faire ça ? Et pourquoi Dieu a fait ça ?

Et pourquoi le prophète existe ? Je lui demandais parce que je n'en voulais pas. Je ne voulais pas y croire. Ses réponses Étaient toujours, ''Allah dit dans le Coran quelque chose. Le Prophète Muhammad a dit...'' Il ne débattait pas avec moi, avec son aql, avec sa raison Jamais, pas une fois. Et c'était toujours la bonne réponse. Et j'étais, je... Comment est-ce qu'il peut toujours avoir la bonne réponse ? Et ça, je me disais, c'est incroyable. Tu sais, il n'est pas en train de débattre de lui-même. Il me parle juste du Coran et de la Sunnah. Quels incidents t'ont fait changer de style de vie ? Je me souviens de ce moment. Où tout a changé. Je peux te dire la date. Le 5 octobre 1993.

J'étais dans un, bar, avec des amis et j'ai senti venir une crise d'angoisse. Première fois. Je n'avais jamais vécu ça. Je voulais juste m'enfuir. Et après, je me suis dit : "Où est-ce que je vais aller ?" Et quand j'y arriverai, je me sentirais toujours aussi mal. J'ai eu l'impression que le sol était en train de s'ouvrir et qu'il allait m'engloutir. C'est ce que j'ai ressenti. Et je suis rentré chez moi. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour rentrer chez moi. Pour la première fois, J'ai fait un doua et je ne savais pas ce que je disais. Je ne savais pas ce que je faisais. Mais c'est ça qui est drôle. Ça te montre où j'en étais dans ma vie.

J'ai dit : "Oh Dieu." J'ai dit : "S'il te plaît, Dieu, s'il te plaît, aide-moi." Et j'ai fait un pacte. J'ai dit : "Regarde, si tu me sauves maintenant, si tu m'empêches de devenir fou. Je renoncerai à tout ce qui est haram pendant deux semaines." C'est ça que j'ai dit, parce que c'était inconcevable pour moi d'abandonner plus longtemps que ça. Et après j'ai dit : " Non, non, non, ce n'est pas assez." "Ce n'est pas assez." J'ai dit : "Dieu, si tu me sauves, Je renoncerai à tout ce qui est haram pendant un mois." Et après j'ai dit : " Non, non, non." "C'est trop, trop long." Ensuite j'ai dit : "Trois semaines. Oui, d'accord." Je me suis décidé, trois semaines.

J'ai dit : "Dieu, si tu me sauves maintenant, je renoncerai à tout ce qui est haram les trois prochaines semaines, je ne toucherai à rien de haram." C'était le premier jour où j'ai décidé de quitter le haram. Et bien sûr, après trois semaines c'était terrible. Je n'allais pas mieux. Alors j'ai dit, tu sais, j'ai commencé à dire parce qu'à ce moment-là, j'ai commencé à faire des douas et j'avais même ouvert le Coran. Je me souviens avoir ouvert le Coran pour la première fois, et je m'en souviens, bien sûr, l'un des versets les plus importants de ma vie jusqu'à aujourd'hui, vraiment… "Fa inna ma'al usri yusran, inna ma'al usri yusra.'' À côté de la difficulté est, certes, une facilité.

Elle aura une fin. Elle prendra fin. Et je me souviens de m'être accroché à ça, m'accrocher à ça de toutes mes forces. Je me suis accroché à ce verset, en me disant que peut-être une certaine facilité allait venir après cette crise. Qu'est-ce qui t'a convaincu que l'Islam est 100% vrai ? Je vais être honnête avec toi. Je pense que si tu grandis avec beaucoup d'idéologies différentes, comme on l'a été Par exemple mon frère, il est agnostique, peut-être athée. Ma sœur est bouddhiste. Tu sais, mon beau-père est juif. Ma belle-mère était athée. Tu sais, les gens les plus proches dans ma famille, beaucoup d'entre eux ne sont pas religieux. Et, pareil pour beaucoup de mes amis les plus proches.

Mais pour moi, le voyage de la foi est un voyage continu. On est constamment mis à l'épreuve et shaytan te chuchotera toujours ces doutes... Donc je peux être honnête et dire que mon parcours, il n'a pas été linéaire. Ma foi. Mon iman est monté, descendu, et monté et descendu, et il y a eu des périodes de crises que j'ai eu. Où je m'interrogeais. Est-ce que je suis vraiment la bonne version de l'Islam ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire d'être aussi pieux ? Ou peut-être que ces petits péchés ne sont pas si graves ? Ou peut-être, tu sais. La chose, à chaque fois, c'est le Coran. Le Coran. Comment est-ce que ce livre est possible ?

Comment ça se fait qu'on peut tenir ce miracle entre nos mains ? Comment est-ce que c'est possible que le Prophète Muhammad (saw) sache tout ça ? Il ne savait pas lire, il ne savait pas écrire, il n'avait aucune formation. Comment est-ce que c'est possible qu'il ait prédit tellement de choses au fil des décennies et des siècles qui se réaliseraient ? Comment est-ce que c'est possible ? Donc à chaque fois pour moi, la chose qui me ramène sans aucun doute, c'est le Coran. Et plus on en apprend sur le Coran, plus on découvre avec la science et avec les mathématiques et les ordinateurs. Plus on l'analyse, plus c'est miraculeux, plus il y a de miracles dans le Coran.

Donc ça, chaque fois que shaytan vient, c'est la chose que Je dis : "Audhu billahi minash shaitanir rajim." Quelles sont les dernières choses auxquelles tu as dû renoncer lorsque tu es devenu un musulman dévoué ? En fait, c'était quand j'ai décidé de quitter ma relation. Tu sais, la relation dans laquelle j'étais. Et rentrer chez moi et vivre avec mes parents. C'était le moment décisif, parce qu'à ce moment-là, je priais déjà. Je jeûnais. J'avais renoncé à la plupart des choses haram. Mais j'étais toujours dans une relation. Et je me souviens, tu sais, avoir dit, je ne peux pas. Je ne peux pas me réveiller et prier le fajr puis retourner au lit avec elle. Je, je ne peux plus faire ça.

Dans ma tête, c'était comme de grands panneaux à néon qui me disaient, tu ne peux pas faire ça ! Tu ne peux pas faire ça ! Et tu ne peux pas faire cela ! Mais je le faisais quand même, tu sais ? Mais c'est ce que je ressentais. J'avais l'impression que c'était très clair et j'essayais de... J'essayais de ne pas regarder, tu sais, mais c'était très clair pour moi. Après, m'être engagé à 100% à essayer de trouver mon chemin dans l'Islam. Il n'y a plus, plus eu de haram du tout. J’ai dû renoncer à toutes ces choses. Et pour moi, c'était le moment décisif. Comment ont réagi ta famille et ton entourage proche ? À tout ça ? Oh, mon père était inquiet.

Il n'était pas inquiet à propos de l'Islam, mais il était préoccupé par le fait que je devienne engagé. Pour ma mère, c'était très, très important. C'était vraiment très important. Et ça a affecté notre relation pendant de nombreuses années. Ma mère a certainement été blessée. Elle a été blessée par rapport à son expérience avec des gens religieux. Qu'ils soient musulmans, chrétiens ou autres. Elle a été blessée. Et quand elle rencontrait des musulmans, souvent ils étaient assez agressifs avec elle et elle était vraiment contrariée.

Elle était, elle me criait dessus, elle me disait que je devenais fou, que je suis juste, je suis juste dans un moment faible de ma vie et que les gens profitent de moi. Et même quand elle me voyait prier, elle était toujours fâchée, même si elle m'entendait dire "Salam alaikum" à quelqu'un, "Bon sang, tu es stupide." Elle a été contrariée pendant un long moment. Comment s'est passée ta relation avec ta mère ? Est-ce qu'elle a changé d'avis ? Et s'est sentie plus proche de l'Islam avec le temps ? Ça c'est l'un des plus grands miracles de ma vie. Ma mère tout le temps, il y avait... Des choses dans son cœur. C'était contre la religion, c'était contre la foi, c'était contre les gens religieux.

Et ça n'a pas vraiment changé. Même après 15 ans. Si je priais, elle passait à côté, Elle faisait "Ohh" comme ça Mais, elle est tombée malade. C'était un cancer. Elle a eu un cancer. Et c'était juste une coïncidence. Une pure coïncidence. Je suis allé la voir à l'hôpital et il n'y avait qu'elle et moi. Quand le médecin est venu avec les mauvaises nouvelles, il est venu, il lui a pris la main et il a dit : "J'ai des mauvaises nouvelles", comme ça. Et elle l'a regardé. Elle a juste dit : "Combien de temps ?" Et il a répondu : "C'est difficile à dire." Et je suis assis là. Je pense qu'on parle de semaines plutôt que de mois. C'était tellement choquant.

Je ne peux pas dire à ma mère ''Allah te pardonnera.'' Je ne peux pas dire à ma mère. On se verra dans l'au-delà Alhamdulillah. Je ne peux pas dire à ma mère : ''Allah te récompensera pour ton sabr.'' Je ne peux rien dire parce qu'elle ne croit pas. Donc qu'est-ce que je dis ? J'ai dit, on a une tradition dans notre milieu où on croit qu'on est tous des voyageurs. J'ai dit : "Dans cette vie, on s'assoit sous un arbre et on fait une petite pause et au bout d'un moment, on va tous se lever et on va partir pour la prochaine étape de notre voyage." Et elle m'a regardé et m'a dit : "J'aime bien ça." Et ça, ça m’a touché… Quelque chose dans mon cœur Et après une autre chose s'est passée.

Masha'Allah. Mon cousin, le même, celui avec qui on est très proches. Il lui a envoyé un email parce qu'elle était comme une mère pour lui. Et tu sais, en bas de ton email, tu peux avoir un petit slogan. Le sien était à ce moment-là une citation du poète et auteur, le prix Nobel de littérature, George Bernard Shaw. Et ma mère adorait George Bernard Shaw. Elle citait toujours George Bernard Shaw. Et en bas de son truc, George Bernard Shaw avait dit cette citation sur le Prophète Muhammad (saw).

Il a dit : "Si quelqu'un était capable de guérir les problèmes de ce monde, ce ne serait personne d'autre que le sauveur de l'humanité, Muhammad." Et mon cousin l'avait juste mise comme signature en bas de la page. Elle m'a dit : "C'est quoi ça ?" Elle est venue me voir et m'a dit : "Tu savais que George Bernard Shaw avait dit ça sur le prophète Muhammad ?" Je lui ai dit : "Oui. Maintenant, les gens ont..." Elle a commencé à le dire à tout le monde, "Est-ce que tu as vu ce que George Bernard Shaw a dit de Muhammad ?" Donc petit à petit... Tu sais la porte s'ouvrait. Pourtant, je me disais, elle n'est pas musulmane. Elle n'est pas musulmane.

Puis elle est venue me voir et elle m'a dit : "Il faut qu'on parle." Elle m'a dit : "Écoute, j'ai dit à ton frère et à ta sœur que quand je mourrai, je voudrais être incinérée. Voilà, c'est mon souhait." Et elle dit : "Je sais que tu vas trouver ça difficile." J'ai dit : "Pas de problème. Si c'est ce que tu souhaites." J'ai dit : "Mais attend." J'ai dit : "Est-ce que tu as pensé à ce que ça implique ?

Ce qui va se passer ?" Elle a dit : "Qu'est-ce que tu veux dire ?" J'ai dit : "Eh bien, regarde..." J'ai dit : " Si tu meurs ici, dans notre maison, et c'est ce qu'on espère, que tu meurs ici, dans notre maison." J'ai dit : "Des étrangers vont venir te chercher." J'ai dit : "Qui sont ces gens ?" J'ai dit : "C'est juste des croque-morts payés. Ils vont venir te chercher." J'ai dit : "Après, ils vont te déshabiller." Et après, j'ai dit : "Ensuite, ils te rempliront de produits chimiques. pour préserver ton corps." J'ai dit : "Après, ils te maquilleront le visage, puis, ils vont te coiffer, puis, ils vont te mettre une robe." Elle a dit : "Qui ?

Qui sont ces gens ?" J'ai dit : "Et d'habitude ça prend une à deux semaines." Elle m'a dit : "Ugh !" Elle a dit : "C'est quoi l'alternative ?" J'ai dit : "Tes fils te porteront... et personne ne te verra et ta dignité sera constamment préservée." J'ai dit : "Après, tu seras emmenée au centre local." J'ai dit : "Tes filles te laveront." Et j'ai dit : "Tu seras enveloppée dans un simple tissu blanc." "Tu seras enterrée sous terre en une journée." Elle a dit : "C'est ça que je veux." Et Alhamdulillah, elle a téléphoné à mon frère et à ma sœur. Et ils n'en revenaient pas. Parce qu'ils savent qu'elle n'aime pas l'Islam. Elle n'aime pas la religion. Maintenant. Elle n'est pas musulmane.

Alors maintenant, j'ai un problème. Du coup, là, je me dis : qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Et tout ça c'est juste moi dans ma tête, tu sais. Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Ma mère n'est pas musulmane. Elle veut un enterrement musulman. Je ne peux pas aller voir l'imam et lui dire, s'il te plaît, fais la Janazah pour ma mère. Elle n'est pas musulmane. Qu'est-ce que je vais faire ? Du coup, à chaque occasion que j'avais. Et c'était difficile. Parce qu'il y avait beaucoup de visiteurs. Je veux juste que tout le monde s'en aille. Parce que quelques minutes par ci quelques minutes par là, je peux lui parler seul à seul.

Et j'ai eu ma première chance parce qu'elle était infirmière. Sa chose préférée, c'était la médecine. Elle s'émerveillait devant le corps humain. Alors je lui ai dit un jour, je lui ai dit : " Tu sais... La façon dont le corps fonctionne et à quel point il est incroyable". J'ai dit : "Tu penses qu'il est possible que ça ait été conçu et que ça ne soit pas le fruit du hasard ?" Elle a répondu : "Oui, je pense que oui." J'ai dit : "D'accord." Je me suis arrêté là. Je l'ai laissé. Puis je suis revenu la fois d'après. Encore une fois, les gens venaient, les jours passaient. Je ne savais pas si elle allait vivre un jour, quatre jours, cinq jours.

Chaque jour Je réfléchissais, quand est-ce que j'aurais une chance ? Une autre chance. J'ai dit : "Tu sais, on a parlé la dernière fois de la possibilité d'un créateur." J'ai dit : "Est-ce que tu penses qu'il soit possible que, ce créateur ait pu nous envoyer des gens bons, des gens justes, pour nous guider comme Jésus, et comme Abraham, et comme Moïse, et comme Muhammad comme ça ?" Tu sais, je l'ai juste posé là comme ça. J'avais tellement peur qu'elle dise : "non, non." Elle a dit : "Oui, je pense que c'est possible." Maintenant, dans mon cœur c'est assez ! Parce que j'ai peur que si je lui dis, Fais la Shahadah, elle dira "Quoi ? Je ne vais pas faire ça." Et là, je suis coincé.

Dans mon cœur, Je me suis dit : "Ça suffit. Alhamdulillah." Je le dirai à l'imam. Elle a dit qu'elle croyait en Dieu et qu'elle croit en Muhammad. Alhamdulillah. Ça suffit. On peut l'enterrer. Donc je suis descendu et j'ai dit à ma femme : "Alhamdulillah, elle a dit qu'elle croyait en un Dieu. Elle a dit qu'elle croyait qu'il y avait des prophètes. C'est bon." Mon fils, il a dit : "Ce n'est pas assez, ce n'est pas assez." J'ai dit : "Attends." Il m'a dit : "Laisse-moi aller lui parler." J'ai dit : "Non, non." Parce que si elle dit non, on est coincés. Il est monté à l'étage. J'ai eu l'impression qu'il était resté là-haut pendant 5 heures.

Je marchais, à gauche, à droite, à gauche et à droite, à gauche, à droite. Et il est revenu. Je ne sais pas combien de temps ça a duré. J'ai dit : "Qu'est-ce qui s'est passé ?" Il me fait : "Oui, pas de problème. Elle a fait la shahadah." Allahu Akbar. Allahu Akbar. Alors, elle a fait sa shahadah. Mashallah. En arabe. Alhamdulillah. Ça, c'est le plus grand miracle de ma vie. Et elle est enterrée, Alhamdulillah, dans un cimetière musulman. Alhamdulillah. Quel a été le défi le plus difficile que tu ais eu à relever après être devenu musulman pratiquant ? Pour moi, le plus gros problème était je savais que je ne pouvais pas retourner dans le monde de la musique. C'était mon rêve.

C'était ma vie. C'était ma carrière. C'est tout ce que je savais. Je n'avais pas fait d'autres jobs. Je n’avais jamais eu d’autres emplois. J'ai fait d'autres boulots comme livreur de pizzas. Je livrais des pizzas, et j'ai fait un peu de taxi, et j'ai fait tout ça. Mais la seule vraie carrière que j'ai eue, c'était dans la musique. Je savais à l'époque que je ne pouvais pas retourner dans cette industrie parce que... la plupart de mon travail c'était dans des boîtes de nuit. J'avais aussi peur d'y retourner d'une certaine manière, J'avais peur d'y retourner parce que je savais que pour moi c'était ça ou ça, et si je revenais à ça, mon Islam était mort. Je le savais.

Et pour moi, c'était la chose la plus difficile. J'ai dû repartir à zéro sans qualification, sans expérience. J'ai dû essayer de trouver une nouvelle carrière, une nouvelle voie. Et c'était difficile. C'était difficile pendant longtemps. Je ne savais pas ce que j'allais faire. Quel était ton but dans la vie avant l'Islam ? Et quel est-il après l'Islam ? Mon but dans la vie, avant l'Islam ? Il n'y avait pas de but. C'est ce que m'a dit l'imam, voyager sans direction. Tu es juste là. Tu n'es pas différent d'un animal. Que fait un animal ? Un animal a faim. Il mange. Un animal a besoin d'aller aux toilettes. Il va aux toilettes. Un animal a peur. Il court. Un animal est en colère, il crie.

Juste, il répond au nafs. Juste, il répond aux désirs. C'est ce que fait un animal. Alhamdulillah. C'est comme ça qu'Allah les a créés. Il n'y a pas de problème. Sans guide, c'est tout ce qu'on fait. On répond simplement à la prochaine influence qui se présente. C'est tout ce que je faisais de ma vie. Courir après le bonheur, la recherche du plaisir, répondre à ton environnement répondre à la pression des gens. Alhamdulillah avec l'Islam, tu as une perspective qui est éternelle. Ça peut même influencer la façon dont je vais entrer dans la salle de bain. J'ai un but. Dans la façon dont je vais m'asseoir devant ma table. J'ai un but. Est-ce que je vais m'asseoir calmement ?

Est-ce que je vais déranger quelqu'un ? Est-ce que je vais manger avec ma main droite ? Tu as un but, une direction et un sens qui ne vient pas de ton nafs, qui est dirigé par la révélation, dirigé par la guidance. Est-ce que tu as vécu un événement extraordinaire où tu as senti que tu avais un lien particulier avec Allah, notamment une protection de sa part ? Oui, Alhamdulillah, pas à travers quelque chose que j'ai choisi. par la guidance d'Allah, Alhamdulillah. J'ai eu la chance de travailler avec de nombreuses associations caritatives musulmanes. Je vois le miracle de la sadaqah tout le temps. J'étais à un dîner de charité et à ce dîner on y collectait des fonds pour une certaine cause.

Et je vais te dire ce qu'était cette cause. J'avais l'intention de donner une certaine somme d'argent. Je suis venu prêt à donner un certain montant. Je savais que c'était un dîner de charité. Et j'ai dit à ma femme, j'ai dit : "Regarde, ça, c'est une chose tout à fait unique. Imagine qu'on sauve une personne. En fait, avec ça, on vient de sauver une personne." Et j'ai dit : "Donnons plus." Elle a dit : "D'accord, donnons plus." Et on a donné six fois la somme qu'on avait l'intention de donner. Quelques jours plus tard, je partais en voyage. On faisait un peu de tournage et un peu de charité en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Sur le chemin du retour, en Nouvelle-Zélande on avait un jour de libre et on a fait un peu de tourisme on est allés dans ces grottes fascinantes. C'étaient des grottes maories. On rentrait de là en voiture et on a eu un accident. Et j'ai été éjecté de la voiture. La porte s'est ouverte et j'ai été éjecté de la voiture à 100 kilomètres à l'heure, et la première chose qui a touché le sol, c'était ma tête. Mon cerveau sort de ma tête. Tout l'arrière de ma tête est ouvert. Je veux dire, c'est incroyable parce que j'ai rebondi le long de la route. J'ai rebondi le long... Je me souviens quand l'infirmière, l'ambulance est arrivée. J'étais juste assis là. Et je n'ai pas perdu connaissance.

J'étais assis sur le bord de la route. Il y avait une couverture sur ma tête et je me rappelle qu'elle a regardé mon dos en premier, et toute la peau de mon dos avait disparu. Et elle était un peu, tu vois... tu connais les infirmières. Elle essayait d'être douce. Elle a dit : "Oh, ça va piquer." Et après elle a soulevé la couverture de ma tête et elle a vu mes blessures à la tête et immédiatement sa voix a changé. Et elle a dit : "Je veux un transport aérien d'urgence. On veut un hélicoptère tout de suite. Blessures graves à la tête sur le côté de la route. J'ai besoin d'un transport aérien d'urgence maintenant." Et ils ont envoyé un hélicoptère et j'ai dû être emmené en hélicoptère.

A partir du moment de l'accident, Allah savait que j'allais bien. Mon cœur allait bien. Tous les médecins que j'ai rencontrés m'ont dit la même chose. Ils ont dit : "Tu l'as échappé belle, c'est un miracle." Quand j'étais à l'hôpital, ils cherchaient à savoir si j'avais des lésions cérébrales. Ils ont dit qu'il n'y avait aucun signe de lésion cérébrale, du tout. Et dans mon coeur Je savais à 100% ce qu'était ce miracle parce que ce dîner de collecte de fonds, qui s'est déroulé quelques jours seulement avant mon départ pour la Nouvelle-Zélande et l'Australie, c'était pour les habitants de Gaza. C'était en 2014.

Et tu te souviens des attaques sur Gaza en 2014 et c'était pour un capteur de pression cérébrale pour protéger les habitants de Gaza contre les lésions cérébrales quand ils avaient des blessures cérébrales. C'est à ça que servait ce don. C'était pour les protéger. Et j'avais dit à ma femme : "Imagine qu'on sauve une personne atteinte de blessures cérébrales." Alhamdulillah. Je le savais. Je savais à 100% que mon don m'avait sauvé, Alhamdulillah. C'était ma sadaqah. Quelle qualité du Prophète (psl) t'a le plus impressionné ? Deux choses, en fait. Tu sais, nous... Il aurait pu être un roi prophète. C'est l'option qu'il a choisie.

Il aurait pu être comme Dawud alayhi salam et Sulaiman alayhi salam Il aurait pu être roi et avoir des palais et toutes les richesses que cette Dounia a à offrir. Et il aurait toujours été Habîbullâh. Juste son caractère personnel. Il n'avait aucun amour ou attachement pour cette Dounia pas du tout. Tout ce qu'il avait, il le donnait. Le messager d'Allah faisait des duas pour rester pauvre, pour être avec les miskin (les pauvres). Et il dit : "Je serai avec eux dans cette vie . Et je serai avec eux dans la prochaine vie." Subhanallah. Quel personnage ? Comment peut-on s'approcher d'un tel personnage ? Subhanallah. et son... pardon, et sa miséricorde, sa bonté, sa douceur.

Comment est-ce possible que tu t’inquiètes pour la personne qui te jette des ordures pour leur santé, la femme te jette des déchets et tu t'inquiètes de son bien-être, de sa santé. Comment est ce que c’est possible ça dans un cœur humain ? Ce niveau de miséricorde, ce niveau de compassion. Comment est-ce que c’est possible que lorsque les membres de ta famille que tu aimes le plus, les personnes qui étaient les plus proches de toi, tes meilleurs amis aient été torturés et assassinés ? Comment est-ce possible que tu ne souhaites aucune vengeance, que tu les pardonnes tous ? Subhanallah. Le niveau de miséricorde, le niveau de douceur de son cœur. Subhanallah.

Quel genre de projet es-tu en train de mener en ce moment ? Je travaille avec... comme je l'ai dit, Allah m'a béni. Je travaille avec un certain nombre d'associations caritatives en ce moment. Je suis ambassadeur d'une association caritative appelée Read Foundation. Elle est spécialisée dans l'éducation. Donc ils travaillent avec les réfugiés syriens. Ils ont ce qu'on appelle une école dans un bus. Parce que, tu sais, dans les camps, il n'y a pas d'école. Alors, ils ont construit un bus, qui est une école, et le bus fait le tour de tous les camps de réfugiés. Mashallah. Et fournit une salle de classe entièrement fonctionnelle pour les enfants des camps.

Alhamdulillah, je participe à ce projet. Je suis aussi en collaboration avec Islam Channel Je vais bientôt lancer un podcast. Donc, Alhamdulillah. J'ai hâte. Parce qu'on est en train de travailler sur Son design en ce moment. Et il y a la possibilité de faire un livre audio sur la Sirah. Donc il y a un livre qui a été écrit au Royaume-Uni, en anglais, intitulé The Simple Sirah, Ça s'adresse à des gens non musulmans ou des personnes qui pratiquent juste un peu, qui ne connaissent pas grand-chose à la Sirah, et ils veulent faire un livre audio et ils m'ont pris en considération Inshallah pour être une des voix qui va raconter ça. J'ai hâte pour ce projet aussi Alhamdulillah.

Qu'est-ce que tu aimerais dire en guise de conclusion ? Alhamdulillah. Je dirais, vraiment, un conseil à moi-même, avant tout. Il faut toujours revenir à l'essentiel. La vie du Prophète Muhammad (saw). Quand on a besoin d'inspiration regarder comment il a géré les choses. Comment il se comportait avec les enfants ? Comment il se comportait avec ses femmes, sa famille ? Plus on apprend de son exemple et on ne va pas l'apprendre seulement par hasard. On doit étudier. On doit apprendre. Tu dois lire ces choses. Tu dois faire l'effort d'aller vers Allah, d'aller vers son Prophète (saw) et là Allah viendra en courant vers nous. Et c'est vraiment.

Ça a été mon expérience de vie c'est que chaque fois que tu fais un petit pas vers Allah Allah vient vers toi en courant, tu sais et les moments de difficulté, c'est des bénédictions. C'est Allah qui te donne un coup de coude, un petit coup de coude, reviens, reviens. Et tu sais, la chose que je vois le plus fréquemment chez les jeunes, c'est la ruse du shaitan. Parce que j'ai une copine, ou parce que je fume de la marijuana, ou parce que je bois de l'alcool, ou parce que je vais en boîte de nuit, ou parce que ci parce que ça... alors l'Islam n'est pas pour moi. Je ne peux pas, je ne peux pas être pratiquant et faire ça. C'est un mensonge. Personne n'est au-delà de ça.

En fait, l'Islam est là pour le pécheur, L'Islam est là pour le perdu. C'est pour la personne qui n'a rien. C'est pour la personne qui pense qu'elle n'a plus d'espoir. C'est pour eux que c'est là. Allah est toujours, toujours là. Donc si tu, si tu ne peux pas tout faire, ne fais pas rien. Fais quelque chose. Quoi que tu puisses faire, garde la porte ouverte, même si ce n'est qu'un pas que tu es en train de faire. Il faut continuer à faire ce pas Inshallah et Allah rendra les choses plus faciles.