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Partie Prêcher Le Christianisme en Arabie Saoudite… Devenue Musulmane

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Toute notre vie tournait autour de l'église. Je dirais que Jésus était comme mon meilleur ami. Je suis partie travailler en Arabie Saoudite. J’y allais pour leur enseigner le christianisme. En entendant ces appels à la prière partout, je me suis dit : « Waouh, c’est puissant. » J’ai été bouleversée. C’est arrivé en haut de la montagne, et je ne pouvais pas l’expliquer. J’ai même couru vers le premier… J’ai cherché un hôtel pour appeler ma famille et leur raconter. Il y a quelque chose dans cette terre. Il y a quelque chose dans ce sol, d’où sortent des prophètes qu’on n’a jamais vus en Amérique.

Quand j’ai lu la sourate Maryam dans le Coran, je me suis dit : « Waouh, rien de tout cela n’est dans la Bible. » Je m’endormais le soir et je me réveillais en disant : « C’est la vérité. » Quand Dieu te révèle autre chose, tu dois Le suivre. Je suis rentrée chez moi toujours chrétienne, mais plus rien n’était pareil. As-salaamu alaikum, sœur Daisy. Merci beaucoup d’être venue et d’avoir accepté notre invitation. Chez Towards Eternity, nous sommes très heureux de t’accueillir parmi nous. Je voudrais commencer par : Qui est sœur Daisy ? Peux-tu nous parler brièvement de ta vie ? Wa alaikum salam, frère. Merci de m’avoir invitée. Je m’appelle Daisy et je suis une convertie à l’Islam.

J’ai grandi en Californie, dans le sud de la Californie. J’ai passé beaucoup de temps dans l’océan, à surfer et à faire du cheval. Ma famille était catholique. Nous avons grandi dans une famille irlandaise catholique pratiquante. Ma sœur était d’ailleurs une religieuse carmélite du Tiers-Ordre. Quelques-uns de mes oncles sont prêtres. Je suis devenue musulmane il y a un peu plus de 20 ans, et Alhamdulillah, je continue de grandir depuis, Inch'Allah. Comment était ta vie par rapport à la foi ? En quoi croyais-tu ? Quel était ton environnement à l’époque ? Avant cela, je priais toujours Jésus ou Marie, et je faisais des chapelets, un peu comme le tasbih.

Mais on prie Marie, ce qui est très différent. Et j’avais une relation avec Jésus. Ma famille a même construit des églises. Toute notre vie tournait autour de l’église, aller au catéchisme, aux cours de confirmation, animer des groupes de jeunes, tout ce genre de choses. Mes meilleures amies étaient des religieuses à l’époque, donc… On m’avait appris que Jésus est Dieu et Dieu est Jésus, et que les trois ne font qu’un. Le Saint-Esprit, la Trinité, évidemment, en tant que catholique. Je dirais que Jésus était comme mon meilleur ami, c’est ce qu’on nous enseignait. On comptait sur lui pour tout, et on lui parlait tout le temps. Qu’est-ce qui t’a poussée à remettre en question tes croyances ?

Je ne comprenais pas : S’il est Dieu, pourquoi mourrait-il ? Dieu ne meurt pas. Ça a toujours été difficile à comprendre. Pourquoi Dieu ferait-Il ça à Son enfant ? Si c’est Son enfant, pourquoi Le torturer ? Pourquoi ne L’a-t-Il pas sauvé ou repris ? Je pensais ça enfant. Quel genre de Dieu ferait ça à Son enfant, ou laisserait faire ? Il y avait beaucoup de choses qui n’avaient pas de sens, sur la crucifixion, sur la Trinité. Comment a commencé ton chemin vers l’Islam ? Je dirais que c’est quand je suis allée en Arabie Saoudite. Je travaillais là-bas à l’ambassade américaine pour mettre en place une garderie pour les employés de l’ambassade.

Je suis partie là-bas, mais je collaborais aussi avec mon prêtre. Quand je leur ai dit que j’y allais, ils m’ont dit : « C’est une excellente opportunité d’apporter le christianisme, car nous ne pouvons pas y entrer. » C’était très difficile d’y accéder, à l’époque, pour les chrétiens. Ils ont dit : « Tu pourrais être celle qui… Nous allons traduire des Bibles en arabe et te fournir des ressources. Tu pourras leur enseigner l’amour de Jésus, car ils ne le connaissent pas. C’est une société très barbare, ils n’en ont aucune idée. Ils doivent connaître l’amour de Jésus et qui est Marie. » C’est comme ça que tout a commencé. Je suis partie là-bas pour essayer de faire ça.

Mais en parlant avec les gens en Arabie Saoudite, j’ai réalisé que je ne connaissais pas vraiment le Coran, mais eux connaissaient la Bible. Beaucoup la connaissaient. Ils savaient ce qui était enseigné. Ils en savaient plus sur Jésus que moi. Quand je leur racontais les miracles de Jésus, je mentionnais des miracles différents. Ils ont évoqué le miracle du bébé qui parle, puis d’autres miracles. Ensuite, ils ont parlé de Marie. Ils m’ont raconté les plus belles choses sur la sourate Maryam, et le palmier qui lui a donné des dattes pendant son accouchement. Et je me suis dit : « Waouh, rien de tout cela n’est dans la Bible.

» C’est celui que nous considérons comme Dieu, celui en qui nous croyons, notre Messie, Jésus-Christ. Ça m’a frappée, ça m’a réveillée à ce moment-là. C’était difficile de continuer, car ils me renvoyaient des arguments bien plus solides que les miens, et parfois j’étais sidérée. Je me disais : « Il faut que j’attende et que j’appelle mon église. » J’appelais chez moi et je demandais : « C’est quoi ce miracle ? » Ils répondaient : « Il n’y a pas de miracle. Jésus n’a pas parlé. » Je disais : « Si, ils disent que si. C’est dans leur livre. » Et eux répondaient : « Quoi ?! » Donc eux non plus ne savaient pas.. C’était tout…

C’était à l’époque où personne ne savait, bien avant qu’Internet n’existe. C’était dans les années 80, on n’avait pas de portables ni rien. Donc il n’y avait pas vraiment de moyens d’apprendre des choses. As-tu vu la Kaaba lors de ton premier voyage en Arabie Saoudite ? J’ai encore appelé ma famille, l’église, mon prêtre, et j’ai dit : « Il y a comme une sorte de boîte au milieu de je-ne-sais-où, autour de laquelle ils tournent, et ils veulent que j’y aille. » C’est ce que j’ai dit, désolée. Parce que je ne savais pas. « Ils font des cercles autour et veulent que j’aille voir. » Et il m’a répondu : « Non, non, non, ce sont les mauvaises personnes. Ce n’est pas la maison d’Abraham.

Non, non, ils se trompent d’endroit. N’y va pas. C’est ridicule. » Alors j’ai dit : « Non, merci. » Ensuite, j’étais invitée à des dîners, à différentes occasions, je sortais à divers endroits. C’était souvent l’heure de la prière. À l’appel à la prière, je sortais mon chapelet, et eux sortaient leur tasbih, et alors nous… C’est comme ça que ça a commencé. Je disais : « Vous connaissez le chapelet ? Vous en avez déjà entendu parler ? » Et ils répondaient : « Pareil, pareil. » Car leurs anglais et notre arabe n’étaient pas très bons. Mais ils disaient juste : « Pareil, pareil. » Et je me disais : « D’accord, on a la même chose.

» Puis j’ai commencé à leur parler de Jésus et de ce qu’il représentait. Et ils m’ont dit : « On connaît Jésus. Îsâ, Îsâ ibn Maryam. » J’étais stupéfaite : « Attendez, quoi ? » Vous avez un autre nom pour lui, mais c’est sûrement le même personnage. Puis j’ai réalisé que c’était probablement le vrai nom aussi. J’étais très surprise, car on m’avait dit qu’ils ne connaissaient pas Jésus. Mais ce qu’on nous raconte dans le monde occidental, c’est : « Les femmes sont opprimées, elles sont soumises, elles veulent s’échapper, elles n’ont pas le choix », etc. J’ai constaté que la réalité concernant Marie était très différente aussi. Les femmes n’étaient pas opprimées.

Elles n’étaient pas maltraitées. Elles aimaient vivre là-bas. Elles adoraient leur vie. Elles aimaient cela et tout ce qui l’entourait. Ça m’a surprise, car je pensais : « Pauvres femmes, elles doivent connaître Marie pour échapper à cette oppression. » Elles n’étaient pas opprimées. Elles étaient heureuses. Plus heureuses que nous, même. C’est comme ça que je le décrivais aux femmes américaines. Elles étaient plus libres. Elles menaient une vie très agréable. Tout ce qu’on m’avait appris ici était l’inverse de ce que j’ai vécu là-bas. Totalement différent. Les gens étaient si gentils, aimants, hospitaliers et généreux, et ils en savaient plus que moi. Plus dévoués dans leurs prières.

Ils priaient cinq fois par jour, quoi qu’il arrive. Je suis rentrée chez moi toujours chrétienne, mais plus rien n’était pareil. J’étais hantée, je dirais, comme si une graine avait été plantée là-bas. Et elle n’a jamais disparu. J’ai beau avoir essayé, et ce fut une longue épreuve. J’ai vu un film, j’ai vu… Un ami m’a montré un film intitulé Le Message, et j’en ai vu la moitié. Il parlait de Mohammed (saw). Et je me disais : « Mohammed ? Je n’en ai jamais entendu parler. » C’était il y a longtemps. Je me demandais : « Qui est ce Mohammed ? » Et je regardais ce film, en tombant amoureuse de l’histoire. J’étais tellement excitée. J’ai couru chez ma famille.

J’ai dit : « Mettez en pause, je reviens. Je dois chercher ma famille. » J’ai couru pour le dire à mes parents, et on m’a interdit d’y retourner. Je n’ai jamais vu la fin du film. Je suis revenue ensuite, j’ai écouté mes parents et suis retournée à l’église. Mais c’est resté gravé en moi… « Qui est cet homme nommé Mohammed ? » À mon retour, ma famille m’a emmenée voir des moines. Ils avaient peur, car je ne cessais de parler de Mohammed. « Il y a cet homme dont je vous ai parlé dans ce film, et il existe vraiment. J’ai vu ça, et c’est quelque chose d’énorme. C’est immense là-bas. Ça s’appelle l’Islam. » Alors ils ont eu peur. Ma famille était en colère, terrifiée.

Ma sœur, la religieuse, m’a emmenée voir différents prêtres. Elle est allée voir des supérieurs : évêques, cardinaux. Elle a trouvé un moine d’Inde qui avait étudié et fréquenté des musulmans. Elle a dit : « Il va t’aider à réaliser que tout cela n’est pas bon. » J’y suis allée chaque semaine pendant sept ans, à débattre avec eux. Je leur parlais de Mohammed (saw) et ils disaient : « Pourquoi voudrais-tu suivre un fou ? » Je m’endormais le soir et je me réveillais en disant : « C’est la vérité. Tu es sur la bonne voie. Continue, continue. » Alors je retournais chaque semaine voir les moines, et je leur racontais ce que j’avais appris là-bas. J’ai eu un Coran en anglais.

Ils avaient une immense bibliothèque, mais pas de Coran. Alors j’ai pensé qu’ils aimeraient l’avoir dans leur collection. Je lui ai apporté un Coran, et il s’est énervé, l’a jeté à travers la pièce en me disant : « Tu ne vas pas lâcher l’affaire, hein ? Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu dois sortir ça de ta tête. » C’était dur. Plus tard, ce moine est tombé malade d’un cancer horrible. C’était très triste. Il m'a dit qu'il était tellement désolé. C'était sur son lit de mort qu'il m'a dit : " Je suis tellement désolé pour ce que je t'ai fait. " Et il a ajouté : " Les gens sont bons, qu'ils soient chrétiens, juifs ou musulmans.

" " Il y a du bon et du mauvais partout, et je regrette de t'avoir traité ainsi. " Ce furent les dernières paroles de ce moine. Mes parents étaient décédés pendant ces sept années passées avec les moines, le moine était mort, mon prêtre était mort. Le diacre aussi. J'ai perdu beaucoup de gens durant cette période où j'allais et venais. Les décès s'enchaînaient. Puis il s’est passé une dernière chose. Ma sœur, la religieuse, m'emmena voir un autre prêtre spécialisé. Elle était déterminée. Très stricte. Je suis donc allée voir le Père Tom. Ils attendaient dehors quand il a fermé la porte et demandé : " Comprenez-vous pourquoi votre famille vous amène ici ?

" J'ai répondu : " Parce que j'ai vécu en Arabie Saoudite, j'y suis allée. " Je lui ai raconté toute mon histoire. Il s'est alors renversé sur sa chaise et a déclaré : " Je risque de perdre ma position dans l'église, mais je dois vous dire ceci. Je pourrais avoir de graves ennuis, mais vous devez suivre votre cœur. Vous devez suivre ce que Dieu vous dicte. Pas moi, pas votre sœur, pas les moines. " Puis il a poursuivi... " Même si c'est le cardinal, le diacre, ou le Pape lui-même qui vous parle, si Dieu vous montre autre chose, vous devez Le suivre. " J'étais stupéfaite : " Mon Dieu, merci. Vraiment, c'est ce que vous me dites ?

" Il a répondu : " Mais maintenant je dois vous dire cela car j'en réponds devant Dieu. " Ce fut le plus beau cadeau. Quel homme extraordinaire pour prendre une telle position. C'est à ce moment que j'ai su ce que je devais faire. Puis j'ai entamé progressivement mon chemin vers l'Islam. Mes deux premiers enfants (j'en ai quatre) ont été élevés dans le catholicisme. Ils étaient catholiques, alors que les deux suivants étaient musulmans. Ils ont fait ce chemin avec moi. Les deux derniers m'ont accompagnée. Nous sommes entrés dans une mosquée palestinienne. Je leur ai dit : " Je ne sais pas comment faire, nous ne savons pas. " J'avais mes deux jeunes fils avec moi.

" Nous voulons devenir musulmans. " " Nous ne savons pas prier en Islam, par où commencer ? " " Nous avons un peu peur. " L'imam de l'époque a alors dit : " J'ai la femme parfaite pour vous. " Il a fait venir une femme plutôt sévère. En la voyant, je me suis dit : " Oh non... " Et elle a pensé la même chose en me voyant. L'imam a insisté : " Non, vous allez faire connaissance. " Elle nous a littéralement emmenés sur le tapis de prière, a pris nos têtes et les a pressées contre le sol en disant : " C'est ainsi qu'on prie. " Ce fut la première fois que mon front touchait le sol en prosternation (sujood). Ce moment fut bouleversant, je pleurais tellement que je ne pouvais me relever.

Sans cette Palestinienne déterminée qui a pressé ma tête contre le sol, je ne serais probablement pas là où j'en suis aujourd'hui. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez ressenti pendant la sajda ? Qu'est-ce qui vous a traversé l'esprit et le cœur lors de cette première sajda ? L'humilité. Une profonde humilité. Je me souviens avoir pensé : " Je n'ai jamais fait cela à l'église. " On ne pose jamais son front par terre. Les moines se prosternaient parfois, s'allongeaient au sol, mais pas les fidèles. On a des prie-Dieu, des chaises. Tout est bien arrangé, vous voyez ? Mais poser son front directement sur le sol, c'est une telle humilité devant son Seigneur.

Comment n'avez-vous pas perdu foi en le Prophète Mohammed (saw) et dans le Coran après sept ans de propagande contre l'Islam ? Je pense que quand on est touché par la grâce, quand cet appel... Quand Allah vous appelle, vous n'avez pas le choix. Vous pouvez affronter le monde entier, mais vous deviendrez ce que vous êtes destiné à être. Ma famille fut un obstacle, mais l'église fut pire. C'est la vérité. On ne peut lutter contre la vérité. Quelqu'un dans votre famille ou votre entourage s'est-il converti après vous ? Oui, une personne de ma famille. C'est ma fille, celle que j'ai élevée dans le catholicisme. Je pensais qu'elle ne se convertirait jamais... C'était très difficile.

Je l'avais élevée dans une foi catholique solide, toute sa vie tournait autour de cela. Elle est venue à la remise de diplôme universitaire de mon fils.. Alors que nous nous préparions pour la cérémonie, elle a déclaré : " Je veux faire ma Shahada. " Elle m'a expliqué qu'en voyant la vie de ses jeunes frères élevés dans l'Islam, elle avait ressenti ce besoin. Elle voyait la différence entre leur éducation et celle qu'elle avait reçue, elle et son autre frère. Elle a constaté un tel contraste dans leur manière de vivre. Une vraie différence. Comment pensez-vous qu'un converti devrait expliquer l'Islam à sa famille ? Cela semble très difficile. Je crois qu'ils ont peur.

La plupart de ceux que j'ai rencontrés appréhendent même d'en parler à leur famille. Il faut plutôt se concentrer sur la crainte d'Allah plutôt que celle des hommes. C'est simple, n’est-ce pas ? Je ne pense pas qu'il faille trop prêcher non plus. Je pense que votre manière de vivre, vos actions, votre comportement envers votre famille... En tant que musulman, vous devez les traiter encore mieux, n'est-ce pas ? Les traiter mieux qu'auparavant. Et comme je l'ai dit avec ma fille, voir comment nous vivons maintenant en tant que musulmans, voir comment mes fils ont été élevés dans l'Islam, cela a bien plus d'impact que des sermons. Parce que les mots restent parfois juste des mots, vous voyez ?

Surtout pour ceux qui ne croient pas. Ils ont besoin de voir pour croire. Avez-vous vécu un événement extraordinaire où vous avez senti une connexion particulière avec Allah ? Un exemple me vient immédiatement à l'esprit. Quand j'étais à Taïf en Arabie Saoudite, dans la région montagneuse. J'étais seule avec un berger, en train d'escalader cette montagne. Et soudain, une sensation profonde m'a frappée au sommet. Je ne pouvais pas l'expliquer. J'ai même couru vers... J'ai cherché un hôtel pour appeler ma famille, pour leur dire qu'il y avait quelque chose dans cette terre. Quelque chose dans ce sol d'où sortent les Prophètes, quelque chose qu'on ne trouve pas en Amérique.

J'ai dit à mon père : " Papa, il y a quelque chose ici. Je ne peux pas l'expliquer, mais nous n'avons pas cela en Amérique. C'est ici. " Mon père a répondu : " C'est Dieu. " J'étais stupéfaite : " Ah ? " J'ai entendu l'adhan retentir. Je ne savais pas vraiment ce que c'était à l'époque. Et cela venait de partout... Plusieurs appels à la prière simultanés. J'étais au sommet de la montagne, et c'était l'expérience la plus belle. Entendre ces adhans de toutes parts... Voir le berger avec ses moutons, être là-haut en me disant : " Waouh, c'est puissant. " " Il y a ici quelque chose que tout le monde devrait connaître. " Je ne cessais de penser que l'Amérique devait savoir cela. Ils l'ignorent.

Qui sont Marie et Jésus pour vous après votre conversion ? Après l'Islam, Jésus n'était plus Dieu pour moi. Dieu est Dieu. Car je ne voyais pas comment cela serait possible. Cela n'a pas de sens que Dieu soit Jésus et Jésus soit Dieu. Et avoir deux entités divines ? Quelqu'un doit être aux commandes, n’est-ce pas ? Donc ce doit être Dieu. C'est du bon sens. L'Islam était d'une logique évidente pour moi. Et je devais aussi voir Jésus comme un prophète. Un prophète très respecté, paix soit sur lui. Je conserve le même amour pour lui, un grand amour pour Jésus. Mais je ne prie plus vers lui. Je prie Celui à qui il priait. Et Marie, j'ai le plus grand respect pour elle.

Quand j'ai lu et entendu la sourate Maryam dans le Coran, on ne peut s'empêcher de pleurer. C'est la plus belle sourate du Coran. On ne trouve rien d'aussi beau dans le christianisme avant de connaître et étudier cela. Comme je l'ai dit, parlez aux musulmans qui connaissent ces choses. Vous verrez que vous ne perdez rien. Vous gagnez au contraire. Vous découvrez des miracles encore plus beaux. Sinon, on pourrait penser... Que tout le monde peut pécher puisque Jésus a tout pris sur lui. C'était acceptable car on me disait : " C'est bon, Jésus est mort pour toi. " Cela aussi était déroutant. Cette confusion persistait en moi. On me disait : " Aie simplement la foi.

" Posiez-vous ces questions à vos prêtres ? Oh oui. Et ils... J'étais timide, alors je ne demandais pas trop. Mais quand je le faisais, j'évoquais ces incohérences avec eux. Ils répondaient : " Aie une foi aveugle. " Ils parlaient de l'invisible, de l'inconnu. " Tu dois juste croire. Ne pose pas de questions. " Alors j'essayais de faire ainsi. Et si vous... c'est un autre problème, si vous posez des questions, on vous dit : " Aie une foi aveugle. " " Ta foi est insuffisante. " Alors que l'Islam encourage les questions, c'est tout l'inverse. Concernant Jésus, il y avait ces incohérences sur la Trinité. Je vous l'ai expliqué.

Si un chrétien vous demande : " Pourquoi as-tu quitté Jésus et Marie pour devenir musulmane ? " Je réponds que je ne les ai pas quittés. Je les ai mieux connus en tant que musulmane et les ai aimés davantage. À l'origine, je suis allée en Arabie Saoudite pensant leur enseigner le christianisme. Il n'en fut rien. Ce sont eux qui m'ont appris plus sur mon Sauveur Jésus-Christ que je ne connaissais. Cela m'a littéralement bouleversée. Ils me parlaient de miracles majeurs. Je rentrais et on me disait : " Ça n'existe pas, nous ne savons pas de quoi vous parlez. " Je me demandais comment les chrétiens pouvaient ne pas croire que c'était Dieu et le Christ.

Comment pouvaient-ils ignorer ces miracles du Coran ? Que diriez-vous à votre vous de 18 ans ? Oh. L'Islam, l'Islam, l'Islam. Commence jeune. Dès que tu le sais. N'attends pas. Oui. Pas une minute à perdre. À ceux qui vous regardent et sentent leur cœur s'ouvrir à l'Islam, mais craignent la réaction de leurs proches... Que leur diriez-vous ? Ne croyez pas ce que disent les médias. Renseignez-vous par vous-mêmes, à la source. Allez directement vers les musulmans. N'ayez pas peur. Il n'y a rien à craindre. Même si vous prononcez la shahada et faites des erreurs. Comme moi qui suis retournée à l'église. Ce n'est pas grave. La shahada n'a rien d'effrayant.

Elle ne vous apportera que bénédictions sur bénédictions. Et nous sommes tous là pour vous. Nous sommes une seule oumma. Une seule famille. Vous pensez peut-être perdre votre famille, mais vous en gagnerez une bien meilleure. Une famille de musulmans qui surpassera même la famille que Dieu vous avait donnée. Imaginez que vous atteigniez le Paradis, Inch'Allah. Après Allah et Son Messager, Mohammed (saw), à qui aimeriez-vous parler ? Jésus. Que lui diriez-vous ? Oh, c'est une question difficile. " Je suis désolée que ton peuple n'ait pas compris, que tu as transmis le vrai message, mais que les gens l'ont déformé. " Je suis désolée pour lui. Car je sens que tous ces gens...

Jésus ne nous a jamais dit de prier ou l'adorer. Je serais si heureuse de savoir qu'il est musulman et qu'il est avec Mohammed (saw). Que tout est clarifié. Car avec les chrétiens, j'ai l'impression que rien n'est clair. Alors qu'en Islam, la vérité sur Jésus est rétablie. Il transmettait un message, mais qui a été tellement déformé et dilué avec le temps. Cela a dû être très dur pour lui. Soeur Daisy, merci pour vos réponses sincères. Nous sommes heureux de vous avoir reçue pour Towards Eternity. Qu'Allah vous récompense pour tout ce que vous faites pour cette religion. Merci de m'avoir invitée. Qu'Allah vous bénisse pour ce travail et tous vos efforts.