J’ai Quitté un Millionnaire Arabe pour L’islam – Une Conversion Digne d’un Film
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J’ai été dans une école catholique. Je ne pense pas avoir eu une vraie relation avec Dieu. J’étais assise dans un café à Londres. En face de nous, il y avait deux jeunes hommes. Il est issu d’une famille noble, l’une des plus riches et des plus fortunées du monde arabe. À partir de ce moment-là, ma vie a été complètement bouleversée. Parfois, en volant dans des jets privés, des avions privés. J’ai volé à bord du Concorde. On avait des chauffeurs, des domestiques, des cuisiniers. Bref, tout ce que tu peux imaginer. Et pour être honnête, ces conversations, ont complètement changé ma façon de penser. Alors j’ai commencé à acheter des livres sur l’islam.
Et plus je lisais, plus j’étais profondément bouleversée. Rassembler tous les éléments avait absolument un sens pour moi. Et il y avait cette retransmission en direct de la prière à La Mecque. Le cheikh Soudais récitait le Coran. Et ça m’a frappée, comme ça, et je me suis mise à pleurer. Pleurer, encore et encore. Alors je suis allée le voir et je lui ai dit : « Ce qu’on fait ici, c’est haram (interdit), soit on se marie, soit je dois partir. » Et il m’a répondu qu’il n’était pas prêt pour le mariage. Et à ce moment-là, j’ai su que je ne pouvais plus continuer. As-salamu alaykum (Que la paix soit sur vous), sœur Patricia Venco, soyez la bienvenue dans "Towards Eternity".
Nous sommes très heureux de vous recevoir. Je veux commencer par : qui est Patricia Venco ? Pouvez-vous nous parler brièvement de votre vie ? Wa alaikum assalam (Et sur vous la paix). Merci beaucoup pour votre invitation. Je suis très heureuse d’être là. À propos de moi, eh bien, je suis une convertie allemande. Mon père était grec, et ma mère tchèque. J’ai grandi dans un environnement chrétien, mais très libéral. À 20 ans, je me suis convertie à l’islam. À 50 ans, j’ai commencé à étudier la psychologie de la santé, et plus tard je suis devenue cofondatrice d’Unaya, une entreprise de compléments alimentaires.
Aujourd’hui, je partage toutes mes connaissances et mon expérience sur les réseaux sociaux en tant que défenseure de la santé. À quoi ressemblait votre vie avant l’islam ? Pouvez-vous nous ramener à cette époque ? J’ai été dans une école catholique. J’ai donc grandi là-dedans, avec le catholicisme et la lecture des histoires des prophètes. Mes parents ont divorcé quand j’étais très jeune, et j’ai grandi avec ma mère. Elle priait vraiment Dieu, elle fêtait Pâques et Noël. Donc Dieu était toujours là, d’une certaine manière. Je savais qu’Il existait, mais je n’ai jamais approfondi. Je ne me suis jamais vraiment demandé ce que la foi signifiait réellement.
Je ne pense pas avoir eu une vraie relation avec Dieu. C’étaient plutôt les traditions qui faisaient partie de ma vie, que ce soit fêter Noël, toujours très heureuse avec les cadeaux bien sûr. En Allemagne, toute personne qui travaille et qui se considère chrétienne paie un impôt à l’Église. Mais comme ma mère a aussi quitté l’Église à un moment donné, elle s’est dit : « Pourquoi devrais-je payer pour croire en Dieu ? Pourquoi payer des impôts pour ça ? » Elle a donc quitté l’Église tout en croyant en Dieu. Comment avez-vous entendu parler de l’islam pour la première fois, et comment votre parcours a-t-il commencé ? Eh bien, je pense que mon parcours est assez inhabituel.
Tout a commencé pendant les vacances d’été. Je suis allée en Angleterre pour un stage de langue, et la veille de mon retour en Allemagne, j’étais assise dans un café à Londres avec une amie. En face de nous, il y avait deux jeunes hommes. Ils sont venus nous parler, on a commencé à discuter, on a échangé nos numéros, et à partir de ce moment-là, ma vie a été complètement bouleversée. À 180 degrés. Donc je suis restée en contact avec l’un d’eux, et plus tard il m’a dit qu’il était issu d’une famille noble, l’une des plus riches et des plus fortunées du monde arabe. On a fini par être en couple pendant plus de quatre ans. Et c’étaient vraiment les années les plus folles de ma vie.
J’étais une jeune fille allemande, vivant soudain une vie de « princesse ». C’était comme un conte de fées. Toutes les filles veulent être une princesse, n'est-ce pas ? Donc oui, on avait un mode de vie vraiment très exclusif. Un service VIP aux quatre coins du monde, parfois des jets privés, des avions privés, j’ai volé avec le Concorde. On avait des chauffeurs, des domestiques, des cuisiniers. Bref, tout ce qu'on peut imaginer. J’ai même rencontré Michael Jackson. Mon petit ami de l’époque avait une immense passion pour les voitures de sport chères. Parfois, on traversait Londres dans une Rolls Royce de couleur vive ou avec la dernière Jaguar sportive pour aller dans un café.
C’était juste incroyable, un mode de vie de dingue. Et on a même traversé Los Angeles sur une Harley-Davidson jaune, sans casque. Oui, c’était complètement dingue. Et sa famille a toujours été très gentille avec moi. Ce que j’aimais le plus chez eux, c’étaient leurs liens familiaux très forts. Bien qu’il ne soit pas très pratiquant, il portait néanmoins beaucoup de ces valeurs fondamentales de l’islam. On parlait donc très souvent de religion, des femmes, des hommes, du respect et de la dignité. Et pour être honnête, ces conversations ont complètement changé ma façon de penser. Au début, je ne connaissais pas grand-chose à l’islam.
J’avais toutes ces idées reçues en tête : les femmes ne sont pas respectées, pauvres elles, et qu’elles sont forcées de se couvrir, et tout ça. Mais plus il expliquait à quel point les femmes sont valorisées en islam et que la pudeur peut même être une forme de libération, plus je commençais à remettre ma propre vie en question. Parce qu’en effet, si la beauté est dictée par la mode et l’industrie cosmétique, suis-je vraiment libre ? Suis-je réellement libre de choisir qui peut voir quelle partie de mon corps ? Suis-je aussi libre, ou n’est-ce qu’une illusion ? Et que se passe-t-il si je choisis de ne pas tout montrer, par exemple quand je postule à un emploi ?
L’apparence est-elle vraiment, vraiment plus importante que mes valeurs et mes qualités intérieures ? Avec le temps j’ai réalisé que les femmes en Occident ont commencé à faire la compétition avec les hommes, à essayer d’être comme eux tout simplement parce qu’on ne leur avait pas vraiment accordé la valeur et les droits qu’elles méritent Et c’est là que mon voyage intérieur a vraiment commencé, avec cette prise de conscience qu’il existe une autre façon de penser, un autre mode de vie et une autre approche des choses. À l’époque, quand je me rendais parfois dans son pays d’origine, c’était plutôt ennuyeux.
Il n’y avait pas de réseaux sociaux ni rien à ce moment-là, et il n’y avait pas grand-chose à faire. Alors j’ai commencé à acheter des livres. Et ces vieilles grosses cassettes VHS sur l’islam. C’est ce qu’on trouvait là-bas. À cette époque, le cheikh Ahmed Deedat et le professeur Jeffrey Lang, c’étaient les célébrités du dawa (appel à l’islam). J’ai donc regardé certaines de leurs conférences, des vidéos de scientifiques se convertissant à l’islam. J’ai regardé des vidéos sur les miracles du Coran. Et plus je regardais et plus je lisais, plus je réalisais que cela ne pouvait venir d’aucune autre source que Dieu.
Un homme illettré dans le désert, il y a plus de 1400 ans, n’aurait pas pu connaître les flammes dans les profondeurs de la mer, ou que les montagnes ont des racines profondes qui stabilisent la croûte terrestre, ou que le soleil produit en fait sa propre lumière alors que la lune ne fait que la refléter. C’était renversant. Et ensuite, j’ai creusé encore plus profond. J’ai commencé à comparer les religions parce que je me suis dit, d’accord, et qu’en est-il du christianisme alors ? Et c’était en fait la première fois de ma vie où je cherchais vraiment le concept de Dieu. J’ai commencé à lire la Bible. C’était la première fois. Et j’ai regardé de nombreux débats du cheikh Ahmed Deedat.
Il était incroyablement fort pour comparer les versets de la Bible et ceux du Coran, l’Ancien Testament et toutes les autres écritures. Il était tellement savant pour revenir aux enseignements originels. On se rend compte aussi que les enseignements originels de Jésus, que la paix soit sur lui, étaient simplement d’adorer un Dieu unique. Il n’a jamais dit qu’il était l’un des trois, il n’a jamais prétendu être Dieu. Les choses ont été modifiées bien plus tard. Mais les enseignements originels sont les mêmes. Aussi la façon dont il priait, ou dont il jeûnait, qu’il ne mangeait pas de porc. Enfin, tellement, tellement de choses. Ou Marie, la mère de Jésus.
Elle est l’un de nos plus grands exemples. Et aussi extérieurement, elle est toujours couverte. Donc comme je l’ai dit, tous les éléments, si on les rassemble, tout prend soudainement du sens. Soudain, tout a du sens. Et à un moment donné, j’ai réalisé quelque chose de très important. Les messages ont toujours été les mêmes. La source a toujours été la même. D’Adam à Moïse, en passant par Jésus, jusqu’à Mohammed, que la paix soit sur eux tous. Et j’ai compris que je n’avais pas à choisir entre les religions, parce que si je suis musulmane, je crois automatiquement aux enseignements authentiques du christianisme et du judaïsme.
Un musulman n’est pas musulman s’il ne croit pas en Jésus et en Moïse et en tous ceux qui les ont précédés. Rassembler tous les éléments prenait donc tout son sens pour moi. Mais d’un autre côté, je ressens aussi les choses très profondément. Et l’islam a vraiment parlé à ces deux parties de moi. Puis il y a eu ce moment très, très spécial dans son pays d’origine. Je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui. J’ai voulu allumer la télé, j’ai pris la télécommande, j’ai allumé, et il y avait cette retransmission en direct de la prière à La Mecque. Et je pense que c’était la première fois que je faisais vraiment, vraiment attention. Le cheikh Soudais récitait le Coran.
Je n’oublierai jamais comment sa voix tremblait. On ressentait la crainte et l’amour pour Allah dans chaque mot. Et puis j’ai regardé tous ces musulmans. Ils étaient debout côte à côte, inclinés, s’humiliant devant Dieu, unis. Et certains d’entre eux pleuraient. Et ça m’a frappée, juste comme ça. Et je me suis mise à pleurer. Pleurer, encore et encore. Et je ne comprenais pas un seul mot de ce qu’il disait. Mais je pense que mon cœur, lui, comprenait. Et mon âme aussi. Et je pense que c’est comme un bébé qui ne comprend pas les mots de sa mère, mais qui la reconnaît. Et c’est exactement la sensation que j’ai eue. À ce moment-là, je le savais. Je le savais. Allah existe vraiment.
Et Il est l’unique vérité. Et comment vous êtes-vous sentie quand vous avez prononcé votre chahada (déclaration de foi) ? Je suis donc retournée en Allemagne, dans une petite mosquée de quartier. L’imam était très gentil, il souriait, il m’a accueillie. On s’est assis par terre en cercle, il m’a posé quelques questions, pour savoir si je connaissais l’islam, si j’y étais forcée ou si je le faisais volontairement. Oui, et puis il m’a demandé de réciter la chahada (déclaration de foi). Je me souviens encore, je me sentais incroyablement légère. Comme un immense soulagement. Comme si mon âme disait : « Ah, enfin. » Alors, comment votre relation a-t-elle évolué après votre conversion à l’islam ?
Vous le lui avez dit ? Oui, je le lui ai dit, et il l’a aussi remarqué. Parce que mon amour pour Allah Subhanahu wa ta’ala (le Glorifié et l’Exalté) grandissait jour après jour. J’ai commencé à jeûner, à prier. Mais cela m’a aussi rendue de moins en moins à l’aise avec ma vie de princesse de fantaisie, parce que sortir en boîte de nuit avec un hijab (voile) n’a pas vraiment de sens. Alors au début, j’ai essayé de trouver un compromis. Quand j’étais en Allemagne, je portais mon hijab. Et quand j’étais avec lui, je l’enlevais. Il était d’accord, il disait qu’il ne voulait pas que je porte le hijab quand je suis avec lui. J’ai dit d’accord. Mais au fond de moi, ce n’était pas juste.
Cela causait un énorme combat dans mon cœur. Parce que je ne peux pas vivre deux vies différentes en même temps et être heureuse. J’ai aussi remarqué qu’avec le temps, plus je me sentais proche d’Allah, plus la distance entre lui et moi augmentait. Oui, et puis une chose est arrivée, et j’ai su que cela pourrait être la fin. Je lisais de plus en plus sur l’islam, j’essayais d’apprendre. Et je me souviens avoir fermé ce livre en pensant : « D’accord, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Je ne peux plus continuer comme ça, je ne peux pas l’ignorer.
» Alors je suis allée le voir et je lui ai dit : « Ce qu’on fait ici, c’est haram (interdit), et je ne peux tout simplement pas continuer ainsi. Soit on se marie, soit je dois partir. » Et il m’a répondu qu’il n’était pas prêt pour le mariage. Mais qu’on pouvait continuer comme avant. Je ne peux pas. Je ne peux plus. Alors j’ai fait mes valises, et je suis partie. Et comment vous êtes-vous sentie en rentrant chez vous et en quittant cette relation qui a duré quatre ans ? C’était vraiment une période terrible. C’était un désastre parce que je suis rentrée et je n’avais même plus de place chez ma mère. Qu’est-ce que je vais faire ? Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?
Parce que je venais de finir le lycée mais je n’avais pas encore fait d’études supérieures. Plus de voyages, plus de jets privés, plus de service VIP, rien. Je me sentais comme une visiteuse chez moi, parce que j’étais restée non pas une semaine, ni deux, ni trois, j’avais l’habitude de faire des allers-retours. Alors je suis restée, c’était genre : d’accord, maintenant c’est pour toujours. Cuisiner, faire le ménage, tout, tout le temps toute seule. Et c’était très difficile. Et réaliser que c’est fini. Alors je me suis dit : d’accord, je vais étudier l’islam. Je suis allée à l’université et, pour une raison que j’ignore, je n’étais pas très convaincue.
Je me disais : « Ah, est-ce que je peux vraiment faire ça ? » Et très peu de temps après, j’ai rencontré celui qui est devenu mon mari. Donc je n’ai rien entrepris de concret. À quel point a-t-il été difficile pour vous d’adopter un mode de vie islamique, comme éviter le haram (interdit) et prier cinq fois par jour ? Eh bien, pour être honnête, je n’ai pas trouvé cela si difficile. Parce que j’étais vraiment convaincue, et je le suis encore aujourd’hui, que les directives qu’Allah (le Glorifié et l’Exalté) nous donne sont pleines de sagesse.
Elles n’existent que pour le bien de la société et en particulier pour le bien des femmes, pour leur protection, puisqu’elles sont sans aucun doute la personne la plus vulnérable. Les femmes se sont vu accorder tant de droits en islam, il y a plus de 1400 ans. Le droit d’hériter, le droit de choisir son mari, le droit de divorcer, le droit de gagner et de garder son propre argent, et même la responsabilité de s’éduquer. Ce sont des droits que les femmes en Europe n’ont reçus que récemment. Pour en revenir à votre question, adopter un mode de vie islamique, comme par exemple mettre le hijab (voile), a été une décision que j’ai prise dans le bus.
Je me souviens encore aujourd’hui, j’étais assise et je regardais tous les gens autour de moi, et je me suis demandé : est-ce que j’ai vraiment peur de mettre un morceau de tissu sur ma tête à cause de ce que les gens pourraient penser ou dire ? Ou est-ce que je me préoccupe davantage de ce qu’Allah pense et dit ? Et la réponse m’a été très claire. J’ai donc commencé à porter le hijab le lendemain. Et j’étais tellement nerveuse. Je me souviens que mon cœur faisait boum boum boum. Mais en fait, c’était tellement plus facile que ce que j’avais imaginé. Cela m’a donné un sentiment profond de plénitude, parce que j’exprimais à l’extérieur ce que je portais à l’intérieur. Oui.
Donc commencer par cette étape du hijab a été beaucoup plus facile. Avez-vous déjà vécu un moment extraordinaire où vous avez senti une connexion particulière avec Allah ? Oh oui. Plusieurs fois. Par exemple, après mon divorce. Mes enfants et moi avons dû recommencer complètement de zéro. Pas d’argent, pas d’économies, pas de travail, pas de soutien familial. Personne pour aider. J’ai dû déménager dans une nouvelle ville et trouver un endroit où vivre. Et tous ceux qui ont déjà essayé de louer un logement dans cette ville savent à quel point c’est impossible. Ils demandent des revenus, des dépôts de garantie, des cautions. Je n’avais rien de tout cela.
Et il y a tellement d’annonces, même de personnes très éduquées avec un revenu stable, qui cherchent désespérément un logement. Je jure devant Dieu, c’était mission impossible. Je m’en souviens très bien. J’étais assise devant mon ordinateur, je comptais justement commencer à chercher des annonces de location, et à ce moment-là, je me suis abandonnée complètement, en toute confiance. Et j’ai dit : « Ya Allah (Ô Allah), guide-moi. Montre-moi où aller. Le premier endroit que j’obtiendrai, je le prendrai, car Toi seul sais ce qui est le mieux pour nous. » C’était un jeudi. J’ai regardé, c’était la première fois que je regardais. Et il n’y avait qu’une seule annonce récemment publiée.
Une magnifique maison, assez grande pour nous tous et abordable. J’ai envoyé un message aux auteurs de l’annonce, et ils m’ont dit que je pouvais venir samedi entre 10h et 12h, mais ils m’ont prévenue que beaucoup de gens étaient attendus, donc de prévoir du temps. J’ai dit que c’était bon. Donnez-moi votre adresse. Vendredi, j’ai vérifié l’adresse, et vous savez ce qui est arrivé ? Le gars a ajouté une note à l’annonce disant à tous les intéressés : « Veuillez me recontacter car tous les e-mails ont été supprimés par le système. » J’ai pensé : « Hein ? » Je trouvais ça très étrange. Mais je n’y ai pas pensé plus que ça, parce que j’étais plus préoccupée par ce que j’allais mettre.
J’étais tellement indécise à propos du hijab (voile). Je me demandais si je devais le porter de manière lâche, un peu en arrière. Ou de manière traditionnelle, vers l’avant ? Je ne voulais pas paraître trop religieuse, on est en Allemagne. Il y a pas mal de racisme. Et puis je me suis dit : « D’accord mon Dieu, tout est entre Tes mains. Je vais le porter de manière traditionnelle. Et si nous sommes censés vivre dans cette belle maison, Tu feras en sorte que cela arrive. » Samedi matin, à cause d’un autre rendez-vous tôt et des embouteillages, je suis arrivée très en retard. À 10h45. La famille a ouvert la porte, a souri et a dit : « Bienvenue, vous êtes la première.
» Je me souviens avoir pensé : « Quoi ? Il était censé y avoir tellement d’autres personnes. » J’ai compris plus tard que la plupart des gens n’avaient jamais reçu l’adresse parce que leurs e-mails avaient été supprimés. Subhan Allah (Gloire à Allah). Bref, les locataires avaient prévu de recommander la première personne qui leur plaisait au propriétaire. Subhan Allah (Gloire à Allah). Et ce matin-là, j’étais la première à arriver, et je leur ai plu. Contre toute attente, nous avons obtenu la maison. Et je jure devant Dieu, c’était une si belle maison. Un immense jardin, d’adorables voisins musulmans. Tout ce dont nous avions besoin était à proximité.
Et vraiment, j’ai versé tant de larmes de gratitude chaque jour. Parce qu’enfin, je pouvais offrir à mes enfants un foyer paisible et magnifique. Tant de gens cherchent pendant des années et ne trouvent jamais de logement. Mais quand on se laisse vraiment tomber, complètement, en abandon total, ce n’est qu’à ce moment-là qu’Allah nous porte. Et c’est un sentiment tellement beau. Il est si difficile à atteindre. Sœur Patricia, votre parcours islamique a également influencé votre parcours de santé. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ? Après mes 20 ans de mariage toxique et l’éducation de mes enfants, j’ai touché le fond, comme je l’ai dit. Et mon corps s’est tout simplement effondré.
J’ai développé des maladies auto-immunes, Hashimoto et le psoriasis. J’avais des inflammations chroniques et j’avais vraiment mal chaque jour et chaque nuit. Il y a eu des moments où je ne pouvais même plus prier debout. Je devais m’asseoir. J’avais une perte de cheveux, des problèmes cardiaques, un brouillard cérébral et une fatigue extrêmement profonde. Peu importe combien je dormais, peu importe combien de café je buvais. Et chaque fois que j’allais chez le médecin, elle me demandait simplement : « Oh, comment allez-vous ? » et j’éclatais en sanglots.
Et une fois, elle m’a regardée et m’a dit : « Si vous continuez comme ça, vous allez finir à l’hôpital, soit pour un burnout, soit pour un cancer. » Et ça m’a vraiment fait peur. Parce qu’à cette époque, j’avais très peur d’avoir un cancer. À ce moment-là, j’ai encore vécu l’un de ces miracles de ma vie. Je travaillais devant l’ordinateur et ma mère essayait de me remonter le moral. Elle m’a dit au téléphone : « Oh, va voir mon profil Facebook. J’ai posté quelque chose de drôle. » Je ne faisais jamais ce genre de choses. Jamais, jamais, jamais de la vie. Je n’avais absolument pas le temps. Mais à ce moment précis, quelque chose de vraiment spécial s’est produit.
Je m’en souviens encore aujourd’hui. J’avais vraiment l’impression que quelqu’un posait sa main sur la mienne, poussant la souris. J’ai cliqué sur le profil de ma mère, j’ai un peu défilé, et soudain il y avait ce titre : « Percée dans la recherche sur le cancer. Guérir le cancer avec des baies. » Et à partir de ce moment, j’ai plongé profondément dans la recherche et la santé holistique. J’avais tellement soif de santé. J’étais obsédée par la compréhension. Je souhaitais juste comprendre comment le corps fonctionne, comment rassembler tous les éléments. J’ai pris des centaines et des centaines de compléments, tout essayé, tout changé.
J’ai suivi des experts en santé du monde entier qui prétendaient guérir les maladies chroniques et les maladies auto-immunes. Et me voici aujourd’hui, Alhamdulillah (Louange à Allah), ça a marché. Avec la permission de Dieu. Qu’est-ce que le biofilm et sur quels projets travaillez-vous actuellement ? Le biofilm, c’est essentiellement une couche collante et sale dans votre intestin qui peut vous rendre malade. D’après mon expérience, presque tout le monde en a. Et probablement vous aussi. D’ailleurs, le biofilm n’a rien de nouveau. Pensez simplement au tuyau d’évacuation sous votre évier.
Il y a toujours cette couche visqueuse et malodorante qui s’accumule sur la paroi intérieure, n’est-ce pas ? Et quelque chose de similaire, une sorte de couche visqueuse, peut aussi se former le long de la paroi interne de votre tube digestif, où se trouve la plus grande partie de votre système immunitaire. Et cela peut être un vrai problème. Et je crois sincèrement que le biofilm est l’un des sujets les plus négligés en matière de santé. Même des études publiées par l’American Health Institute suggèrent que jusqu’à 80 % des infections chroniques dans notre corps impliquent des biofilms. C’est dingue. Et c’est pourquoi éliminer le biofilm dans mon intestin a tout changé.
Et quand vous l’éliminez avec mon système de nettoyage intestinal, vous pouvez en fait le faire sortir et le tenir dans vos mains. J’adore ça. Et vous devriez certainement essayer. Le problème, c’est qu’avec le mode de vie d’aujourd’hui, avec toute la nourriture que nous mangeons, les aliments transformés, on nourrit en fait les mauvaises bactéries au lieu des bonnes. Donc si vous voulez réduire les risques de formation et de croissance d’un biofilm, continuez simplement à nourrir les bonnes bactéries. Et elles adorent la nature, elles adorent la vraie nourriture, les aliments complets. Et tout ce qui est naturel et sain, mangez-le. Tout le reste, laissez-le.
Et ainsi vous nourrissez vos bonnes bactéries. Alors, que représentent l’islam et la médecine pour vous ? Je crois sincèrement qu’Allah Subhanahu wa ta’ala (le Glorifié et l’Exalté) a créé notre corps incroyable pour nous porter à travers cette vie. C’est un cadeau de Dieu. Et une chose que j’ai réalisée tout au long de mon parcours de santé, c’est que votre corps essaie toujours de vous protéger. Et j’aimerais vraiment que la médecine se concentre sur le soutien des processus de guérison qu’Allah a déjà créés à l’intérieur de nous, au lieu de simplement traiter les symptômes. Pourquoi ne pas essayer de comprendre ce que fait le corps ?
Pourquoi le corps augmente-t-il soudainement le cholestérol ? Pourquoi les récepteurs d’insuline répondent-ils soudainement moins ? Pourquoi le cœur augmente-t-il la pression ? Qui pose ces questions ? Et si vous cherchez vraiment la raison, vous serez étonné, parce que votre corps ne vous fait pas défaut. La plupart du temps, il vous sauve en fait de quelque chose de pire. Et cela me rend vraiment triste que nous, musulmans, ayons des directives si claires sur quoi manger et quoi ne pas manger, et même sur la quantité à manger. Et si je ne me trompe pas, il n’y a que quatre versets dans le Coran qui parlent de manger ce qui est halal (licite).
Mais toujours en combinaison avec ce qui est tayyib (pur / bon). Ce qui signifie ce qui est bon. Alors dites-moi, qu’est-ce qui est vraiment bon de nos jours ? Le sucre est-il halal (licite) ? Oui. Mais est-il bon pour nous ? Non. Manger de la viande est-il halal (licite) ? Espérons. Mais est-ce bon de manger de la viande tous les jours ? Non. Et le tampon halal sur l’emballage ne signifie pas que c’est tayyib (pur / bon). Et je pense vraiment que l’islam et la médecine devraient aller de pair. Notre prophète Mohammed, que la paix soit sur lui, a dit qu’Allah Subhanahu wa ta’ala (le Glorifié et l’Exalté) a créé avec chaque maladie une guérison.
Et d’ailleurs, ce hadith (tradition prophétique) est dans ma cuisine, sur l’étagère, pour me le rappeler. Qu’est-ce qui vous a le plus impressionnée chez le prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) ? Je pense que c’est qu’il était connu pour être toujours très doux, toujours très gentil et toujours juste. Parfois, si j’imagine vivre à cette époque, risquer tout, risquer sa vie, risquer son statut. On risque tout. On peut tout perdre. Et rester quand même bienveillant, aimant et juste. C’est… c’est vraiment… c’est surhumain. N’importe qui d’autre serait vraiment contrarié, en colère, n’importe qui deviendrait probablement injuste. Mais lui, non.
Et avoir cette endurance, ce courage, et cette force, c’est incroyable. Cela ne peut être que si l’on est choisi par Dieu, si l’on est un messager. Personne d’autre ne ferait cela. Enfin, si vous aviez une minute pour parler à tous les non-musulmans du monde, que voudriez-vous leur dire ? J’aimerais tellement que vous puissiez ressentir ce que je ressens quand je lis le Coran. Certains de ces versets me tirent vraiment des larmes, parce que je réalise que ce sont les paroles du Créateur. Et aucun être humain ne parlerait ainsi. Et il y a une partie en particulier.
Après qu’Allah a décrit tous les signes de la création et toutes les preuves autour, Il pose une question à l’humanité : « Où allez-vous donc ? » Tu peux courir après des objectifs, te distraire, t’épuiser, construire des maisons, fonder des familles, acheter des voitures. Tu peux remplir tes journées et toujours lutter pour avoir plus. Et puis fais une pause, ferme les yeux. Et quand ton Créateur te demande doucement, plein d’amour, essaie de le ressentir : « Où allez-vous donc ? »
Et plus je lisais, plus j’étais profondément bouleversée. Rassembler tous les éléments avait absolument un sens pour moi. Et il y avait cette retransmission en direct de la prière à La Mecque. Le cheikh Soudais récitait le Coran. Et ça m’a frappée, comme ça, et je me suis mise à pleurer. Pleurer, encore et encore. Alors je suis allée le voir et je lui ai dit : « Ce qu’on fait ici, c’est haram (interdit), soit on se marie, soit je dois partir. » Et il m’a répondu qu’il n’était pas prêt pour le mariage. Et à ce moment-là, j’ai su que je ne pouvais plus continuer. As-salamu alaykum (Que la paix soit sur vous), sœur Patricia Venco, soyez la bienvenue dans "Towards Eternity".
Nous sommes très heureux de vous recevoir. Je veux commencer par : qui est Patricia Venco ? Pouvez-vous nous parler brièvement de votre vie ? Wa alaikum assalam (Et sur vous la paix). Merci beaucoup pour votre invitation. Je suis très heureuse d’être là. À propos de moi, eh bien, je suis une convertie allemande. Mon père était grec, et ma mère tchèque. J’ai grandi dans un environnement chrétien, mais très libéral. À 20 ans, je me suis convertie à l’islam. À 50 ans, j’ai commencé à étudier la psychologie de la santé, et plus tard je suis devenue cofondatrice d’Unaya, une entreprise de compléments alimentaires.
Aujourd’hui, je partage toutes mes connaissances et mon expérience sur les réseaux sociaux en tant que défenseure de la santé. À quoi ressemblait votre vie avant l’islam ? Pouvez-vous nous ramener à cette époque ? J’ai été dans une école catholique. J’ai donc grandi là-dedans, avec le catholicisme et la lecture des histoires des prophètes. Mes parents ont divorcé quand j’étais très jeune, et j’ai grandi avec ma mère. Elle priait vraiment Dieu, elle fêtait Pâques et Noël. Donc Dieu était toujours là, d’une certaine manière. Je savais qu’Il existait, mais je n’ai jamais approfondi. Je ne me suis jamais vraiment demandé ce que la foi signifiait réellement.
Je ne pense pas avoir eu une vraie relation avec Dieu. C’étaient plutôt les traditions qui faisaient partie de ma vie, que ce soit fêter Noël, toujours très heureuse avec les cadeaux bien sûr. En Allemagne, toute personne qui travaille et qui se considère chrétienne paie un impôt à l’Église. Mais comme ma mère a aussi quitté l’Église à un moment donné, elle s’est dit : « Pourquoi devrais-je payer pour croire en Dieu ? Pourquoi payer des impôts pour ça ? » Elle a donc quitté l’Église tout en croyant en Dieu. Comment avez-vous entendu parler de l’islam pour la première fois, et comment votre parcours a-t-il commencé ? Eh bien, je pense que mon parcours est assez inhabituel.
Tout a commencé pendant les vacances d’été. Je suis allée en Angleterre pour un stage de langue, et la veille de mon retour en Allemagne, j’étais assise dans un café à Londres avec une amie. En face de nous, il y avait deux jeunes hommes. Ils sont venus nous parler, on a commencé à discuter, on a échangé nos numéros, et à partir de ce moment-là, ma vie a été complètement bouleversée. À 180 degrés. Donc je suis restée en contact avec l’un d’eux, et plus tard il m’a dit qu’il était issu d’une famille noble, l’une des plus riches et des plus fortunées du monde arabe. On a fini par être en couple pendant plus de quatre ans. Et c’étaient vraiment les années les plus folles de ma vie.
J’étais une jeune fille allemande, vivant soudain une vie de « princesse ». C’était comme un conte de fées. Toutes les filles veulent être une princesse, n'est-ce pas ? Donc oui, on avait un mode de vie vraiment très exclusif. Un service VIP aux quatre coins du monde, parfois des jets privés, des avions privés, j’ai volé avec le Concorde. On avait des chauffeurs, des domestiques, des cuisiniers. Bref, tout ce qu'on peut imaginer. J’ai même rencontré Michael Jackson. Mon petit ami de l’époque avait une immense passion pour les voitures de sport chères. Parfois, on traversait Londres dans une Rolls Royce de couleur vive ou avec la dernière Jaguar sportive pour aller dans un café.
C’était juste incroyable, un mode de vie de dingue. Et on a même traversé Los Angeles sur une Harley-Davidson jaune, sans casque. Oui, c’était complètement dingue. Et sa famille a toujours été très gentille avec moi. Ce que j’aimais le plus chez eux, c’étaient leurs liens familiaux très forts. Bien qu’il ne soit pas très pratiquant, il portait néanmoins beaucoup de ces valeurs fondamentales de l’islam. On parlait donc très souvent de religion, des femmes, des hommes, du respect et de la dignité. Et pour être honnête, ces conversations ont complètement changé ma façon de penser. Au début, je ne connaissais pas grand-chose à l’islam.
J’avais toutes ces idées reçues en tête : les femmes ne sont pas respectées, pauvres elles, et qu’elles sont forcées de se couvrir, et tout ça. Mais plus il expliquait à quel point les femmes sont valorisées en islam et que la pudeur peut même être une forme de libération, plus je commençais à remettre ma propre vie en question. Parce qu’en effet, si la beauté est dictée par la mode et l’industrie cosmétique, suis-je vraiment libre ? Suis-je réellement libre de choisir qui peut voir quelle partie de mon corps ? Suis-je aussi libre, ou n’est-ce qu’une illusion ? Et que se passe-t-il si je choisis de ne pas tout montrer, par exemple quand je postule à un emploi ?
L’apparence est-elle vraiment, vraiment plus importante que mes valeurs et mes qualités intérieures ? Avec le temps j’ai réalisé que les femmes en Occident ont commencé à faire la compétition avec les hommes, à essayer d’être comme eux tout simplement parce qu’on ne leur avait pas vraiment accordé la valeur et les droits qu’elles méritent Et c’est là que mon voyage intérieur a vraiment commencé, avec cette prise de conscience qu’il existe une autre façon de penser, un autre mode de vie et une autre approche des choses. À l’époque, quand je me rendais parfois dans son pays d’origine, c’était plutôt ennuyeux.
Il n’y avait pas de réseaux sociaux ni rien à ce moment-là, et il n’y avait pas grand-chose à faire. Alors j’ai commencé à acheter des livres. Et ces vieilles grosses cassettes VHS sur l’islam. C’est ce qu’on trouvait là-bas. À cette époque, le cheikh Ahmed Deedat et le professeur Jeffrey Lang, c’étaient les célébrités du dawa (appel à l’islam). J’ai donc regardé certaines de leurs conférences, des vidéos de scientifiques se convertissant à l’islam. J’ai regardé des vidéos sur les miracles du Coran. Et plus je regardais et plus je lisais, plus je réalisais que cela ne pouvait venir d’aucune autre source que Dieu.
Un homme illettré dans le désert, il y a plus de 1400 ans, n’aurait pas pu connaître les flammes dans les profondeurs de la mer, ou que les montagnes ont des racines profondes qui stabilisent la croûte terrestre, ou que le soleil produit en fait sa propre lumière alors que la lune ne fait que la refléter. C’était renversant. Et ensuite, j’ai creusé encore plus profond. J’ai commencé à comparer les religions parce que je me suis dit, d’accord, et qu’en est-il du christianisme alors ? Et c’était en fait la première fois de ma vie où je cherchais vraiment le concept de Dieu. J’ai commencé à lire la Bible. C’était la première fois. Et j’ai regardé de nombreux débats du cheikh Ahmed Deedat.
Il était incroyablement fort pour comparer les versets de la Bible et ceux du Coran, l’Ancien Testament et toutes les autres écritures. Il était tellement savant pour revenir aux enseignements originels. On se rend compte aussi que les enseignements originels de Jésus, que la paix soit sur lui, étaient simplement d’adorer un Dieu unique. Il n’a jamais dit qu’il était l’un des trois, il n’a jamais prétendu être Dieu. Les choses ont été modifiées bien plus tard. Mais les enseignements originels sont les mêmes. Aussi la façon dont il priait, ou dont il jeûnait, qu’il ne mangeait pas de porc. Enfin, tellement, tellement de choses. Ou Marie, la mère de Jésus.
Elle est l’un de nos plus grands exemples. Et aussi extérieurement, elle est toujours couverte. Donc comme je l’ai dit, tous les éléments, si on les rassemble, tout prend soudainement du sens. Soudain, tout a du sens. Et à un moment donné, j’ai réalisé quelque chose de très important. Les messages ont toujours été les mêmes. La source a toujours été la même. D’Adam à Moïse, en passant par Jésus, jusqu’à Mohammed, que la paix soit sur eux tous. Et j’ai compris que je n’avais pas à choisir entre les religions, parce que si je suis musulmane, je crois automatiquement aux enseignements authentiques du christianisme et du judaïsme.
Un musulman n’est pas musulman s’il ne croit pas en Jésus et en Moïse et en tous ceux qui les ont précédés. Rassembler tous les éléments prenait donc tout son sens pour moi. Mais d’un autre côté, je ressens aussi les choses très profondément. Et l’islam a vraiment parlé à ces deux parties de moi. Puis il y a eu ce moment très, très spécial dans son pays d’origine. Je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui. J’ai voulu allumer la télé, j’ai pris la télécommande, j’ai allumé, et il y avait cette retransmission en direct de la prière à La Mecque. Et je pense que c’était la première fois que je faisais vraiment, vraiment attention. Le cheikh Soudais récitait le Coran.
Je n’oublierai jamais comment sa voix tremblait. On ressentait la crainte et l’amour pour Allah dans chaque mot. Et puis j’ai regardé tous ces musulmans. Ils étaient debout côte à côte, inclinés, s’humiliant devant Dieu, unis. Et certains d’entre eux pleuraient. Et ça m’a frappée, juste comme ça. Et je me suis mise à pleurer. Pleurer, encore et encore. Et je ne comprenais pas un seul mot de ce qu’il disait. Mais je pense que mon cœur, lui, comprenait. Et mon âme aussi. Et je pense que c’est comme un bébé qui ne comprend pas les mots de sa mère, mais qui la reconnaît. Et c’est exactement la sensation que j’ai eue. À ce moment-là, je le savais. Je le savais. Allah existe vraiment.
Et Il est l’unique vérité. Et comment vous êtes-vous sentie quand vous avez prononcé votre chahada (déclaration de foi) ? Je suis donc retournée en Allemagne, dans une petite mosquée de quartier. L’imam était très gentil, il souriait, il m’a accueillie. On s’est assis par terre en cercle, il m’a posé quelques questions, pour savoir si je connaissais l’islam, si j’y étais forcée ou si je le faisais volontairement. Oui, et puis il m’a demandé de réciter la chahada (déclaration de foi). Je me souviens encore, je me sentais incroyablement légère. Comme un immense soulagement. Comme si mon âme disait : « Ah, enfin. » Alors, comment votre relation a-t-elle évolué après votre conversion à l’islam ?
Vous le lui avez dit ? Oui, je le lui ai dit, et il l’a aussi remarqué. Parce que mon amour pour Allah Subhanahu wa ta’ala (le Glorifié et l’Exalté) grandissait jour après jour. J’ai commencé à jeûner, à prier. Mais cela m’a aussi rendue de moins en moins à l’aise avec ma vie de princesse de fantaisie, parce que sortir en boîte de nuit avec un hijab (voile) n’a pas vraiment de sens. Alors au début, j’ai essayé de trouver un compromis. Quand j’étais en Allemagne, je portais mon hijab. Et quand j’étais avec lui, je l’enlevais. Il était d’accord, il disait qu’il ne voulait pas que je porte le hijab quand je suis avec lui. J’ai dit d’accord. Mais au fond de moi, ce n’était pas juste.
Cela causait un énorme combat dans mon cœur. Parce que je ne peux pas vivre deux vies différentes en même temps et être heureuse. J’ai aussi remarqué qu’avec le temps, plus je me sentais proche d’Allah, plus la distance entre lui et moi augmentait. Oui, et puis une chose est arrivée, et j’ai su que cela pourrait être la fin. Je lisais de plus en plus sur l’islam, j’essayais d’apprendre. Et je me souviens avoir fermé ce livre en pensant : « D’accord, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Je ne peux plus continuer comme ça, je ne peux pas l’ignorer.
» Alors je suis allée le voir et je lui ai dit : « Ce qu’on fait ici, c’est haram (interdit), et je ne peux tout simplement pas continuer ainsi. Soit on se marie, soit je dois partir. » Et il m’a répondu qu’il n’était pas prêt pour le mariage. Mais qu’on pouvait continuer comme avant. Je ne peux pas. Je ne peux plus. Alors j’ai fait mes valises, et je suis partie. Et comment vous êtes-vous sentie en rentrant chez vous et en quittant cette relation qui a duré quatre ans ? C’était vraiment une période terrible. C’était un désastre parce que je suis rentrée et je n’avais même plus de place chez ma mère. Qu’est-ce que je vais faire ? Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?
Parce que je venais de finir le lycée mais je n’avais pas encore fait d’études supérieures. Plus de voyages, plus de jets privés, plus de service VIP, rien. Je me sentais comme une visiteuse chez moi, parce que j’étais restée non pas une semaine, ni deux, ni trois, j’avais l’habitude de faire des allers-retours. Alors je suis restée, c’était genre : d’accord, maintenant c’est pour toujours. Cuisiner, faire le ménage, tout, tout le temps toute seule. Et c’était très difficile. Et réaliser que c’est fini. Alors je me suis dit : d’accord, je vais étudier l’islam. Je suis allée à l’université et, pour une raison que j’ignore, je n’étais pas très convaincue.
Je me disais : « Ah, est-ce que je peux vraiment faire ça ? » Et très peu de temps après, j’ai rencontré celui qui est devenu mon mari. Donc je n’ai rien entrepris de concret. À quel point a-t-il été difficile pour vous d’adopter un mode de vie islamique, comme éviter le haram (interdit) et prier cinq fois par jour ? Eh bien, pour être honnête, je n’ai pas trouvé cela si difficile. Parce que j’étais vraiment convaincue, et je le suis encore aujourd’hui, que les directives qu’Allah (le Glorifié et l’Exalté) nous donne sont pleines de sagesse.
Elles n’existent que pour le bien de la société et en particulier pour le bien des femmes, pour leur protection, puisqu’elles sont sans aucun doute la personne la plus vulnérable. Les femmes se sont vu accorder tant de droits en islam, il y a plus de 1400 ans. Le droit d’hériter, le droit de choisir son mari, le droit de divorcer, le droit de gagner et de garder son propre argent, et même la responsabilité de s’éduquer. Ce sont des droits que les femmes en Europe n’ont reçus que récemment. Pour en revenir à votre question, adopter un mode de vie islamique, comme par exemple mettre le hijab (voile), a été une décision que j’ai prise dans le bus.
Je me souviens encore aujourd’hui, j’étais assise et je regardais tous les gens autour de moi, et je me suis demandé : est-ce que j’ai vraiment peur de mettre un morceau de tissu sur ma tête à cause de ce que les gens pourraient penser ou dire ? Ou est-ce que je me préoccupe davantage de ce qu’Allah pense et dit ? Et la réponse m’a été très claire. J’ai donc commencé à porter le hijab le lendemain. Et j’étais tellement nerveuse. Je me souviens que mon cœur faisait boum boum boum. Mais en fait, c’était tellement plus facile que ce que j’avais imaginé. Cela m’a donné un sentiment profond de plénitude, parce que j’exprimais à l’extérieur ce que je portais à l’intérieur. Oui.
Donc commencer par cette étape du hijab a été beaucoup plus facile. Avez-vous déjà vécu un moment extraordinaire où vous avez senti une connexion particulière avec Allah ? Oh oui. Plusieurs fois. Par exemple, après mon divorce. Mes enfants et moi avons dû recommencer complètement de zéro. Pas d’argent, pas d’économies, pas de travail, pas de soutien familial. Personne pour aider. J’ai dû déménager dans une nouvelle ville et trouver un endroit où vivre. Et tous ceux qui ont déjà essayé de louer un logement dans cette ville savent à quel point c’est impossible. Ils demandent des revenus, des dépôts de garantie, des cautions. Je n’avais rien de tout cela.
Et il y a tellement d’annonces, même de personnes très éduquées avec un revenu stable, qui cherchent désespérément un logement. Je jure devant Dieu, c’était mission impossible. Je m’en souviens très bien. J’étais assise devant mon ordinateur, je comptais justement commencer à chercher des annonces de location, et à ce moment-là, je me suis abandonnée complètement, en toute confiance. Et j’ai dit : « Ya Allah (Ô Allah), guide-moi. Montre-moi où aller. Le premier endroit que j’obtiendrai, je le prendrai, car Toi seul sais ce qui est le mieux pour nous. » C’était un jeudi. J’ai regardé, c’était la première fois que je regardais. Et il n’y avait qu’une seule annonce récemment publiée.
Une magnifique maison, assez grande pour nous tous et abordable. J’ai envoyé un message aux auteurs de l’annonce, et ils m’ont dit que je pouvais venir samedi entre 10h et 12h, mais ils m’ont prévenue que beaucoup de gens étaient attendus, donc de prévoir du temps. J’ai dit que c’était bon. Donnez-moi votre adresse. Vendredi, j’ai vérifié l’adresse, et vous savez ce qui est arrivé ? Le gars a ajouté une note à l’annonce disant à tous les intéressés : « Veuillez me recontacter car tous les e-mails ont été supprimés par le système. » J’ai pensé : « Hein ? » Je trouvais ça très étrange. Mais je n’y ai pas pensé plus que ça, parce que j’étais plus préoccupée par ce que j’allais mettre.
J’étais tellement indécise à propos du hijab (voile). Je me demandais si je devais le porter de manière lâche, un peu en arrière. Ou de manière traditionnelle, vers l’avant ? Je ne voulais pas paraître trop religieuse, on est en Allemagne. Il y a pas mal de racisme. Et puis je me suis dit : « D’accord mon Dieu, tout est entre Tes mains. Je vais le porter de manière traditionnelle. Et si nous sommes censés vivre dans cette belle maison, Tu feras en sorte que cela arrive. » Samedi matin, à cause d’un autre rendez-vous tôt et des embouteillages, je suis arrivée très en retard. À 10h45. La famille a ouvert la porte, a souri et a dit : « Bienvenue, vous êtes la première.
» Je me souviens avoir pensé : « Quoi ? Il était censé y avoir tellement d’autres personnes. » J’ai compris plus tard que la plupart des gens n’avaient jamais reçu l’adresse parce que leurs e-mails avaient été supprimés. Subhan Allah (Gloire à Allah). Bref, les locataires avaient prévu de recommander la première personne qui leur plaisait au propriétaire. Subhan Allah (Gloire à Allah). Et ce matin-là, j’étais la première à arriver, et je leur ai plu. Contre toute attente, nous avons obtenu la maison. Et je jure devant Dieu, c’était une si belle maison. Un immense jardin, d’adorables voisins musulmans. Tout ce dont nous avions besoin était à proximité.
Et vraiment, j’ai versé tant de larmes de gratitude chaque jour. Parce qu’enfin, je pouvais offrir à mes enfants un foyer paisible et magnifique. Tant de gens cherchent pendant des années et ne trouvent jamais de logement. Mais quand on se laisse vraiment tomber, complètement, en abandon total, ce n’est qu’à ce moment-là qu’Allah nous porte. Et c’est un sentiment tellement beau. Il est si difficile à atteindre. Sœur Patricia, votre parcours islamique a également influencé votre parcours de santé. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ? Après mes 20 ans de mariage toxique et l’éducation de mes enfants, j’ai touché le fond, comme je l’ai dit. Et mon corps s’est tout simplement effondré.
J’ai développé des maladies auto-immunes, Hashimoto et le psoriasis. J’avais des inflammations chroniques et j’avais vraiment mal chaque jour et chaque nuit. Il y a eu des moments où je ne pouvais même plus prier debout. Je devais m’asseoir. J’avais une perte de cheveux, des problèmes cardiaques, un brouillard cérébral et une fatigue extrêmement profonde. Peu importe combien je dormais, peu importe combien de café je buvais. Et chaque fois que j’allais chez le médecin, elle me demandait simplement : « Oh, comment allez-vous ? » et j’éclatais en sanglots.
Et une fois, elle m’a regardée et m’a dit : « Si vous continuez comme ça, vous allez finir à l’hôpital, soit pour un burnout, soit pour un cancer. » Et ça m’a vraiment fait peur. Parce qu’à cette époque, j’avais très peur d’avoir un cancer. À ce moment-là, j’ai encore vécu l’un de ces miracles de ma vie. Je travaillais devant l’ordinateur et ma mère essayait de me remonter le moral. Elle m’a dit au téléphone : « Oh, va voir mon profil Facebook. J’ai posté quelque chose de drôle. » Je ne faisais jamais ce genre de choses. Jamais, jamais, jamais de la vie. Je n’avais absolument pas le temps. Mais à ce moment précis, quelque chose de vraiment spécial s’est produit.
Je m’en souviens encore aujourd’hui. J’avais vraiment l’impression que quelqu’un posait sa main sur la mienne, poussant la souris. J’ai cliqué sur le profil de ma mère, j’ai un peu défilé, et soudain il y avait ce titre : « Percée dans la recherche sur le cancer. Guérir le cancer avec des baies. » Et à partir de ce moment, j’ai plongé profondément dans la recherche et la santé holistique. J’avais tellement soif de santé. J’étais obsédée par la compréhension. Je souhaitais juste comprendre comment le corps fonctionne, comment rassembler tous les éléments. J’ai pris des centaines et des centaines de compléments, tout essayé, tout changé.
J’ai suivi des experts en santé du monde entier qui prétendaient guérir les maladies chroniques et les maladies auto-immunes. Et me voici aujourd’hui, Alhamdulillah (Louange à Allah), ça a marché. Avec la permission de Dieu. Qu’est-ce que le biofilm et sur quels projets travaillez-vous actuellement ? Le biofilm, c’est essentiellement une couche collante et sale dans votre intestin qui peut vous rendre malade. D’après mon expérience, presque tout le monde en a. Et probablement vous aussi. D’ailleurs, le biofilm n’a rien de nouveau. Pensez simplement au tuyau d’évacuation sous votre évier.
Il y a toujours cette couche visqueuse et malodorante qui s’accumule sur la paroi intérieure, n’est-ce pas ? Et quelque chose de similaire, une sorte de couche visqueuse, peut aussi se former le long de la paroi interne de votre tube digestif, où se trouve la plus grande partie de votre système immunitaire. Et cela peut être un vrai problème. Et je crois sincèrement que le biofilm est l’un des sujets les plus négligés en matière de santé. Même des études publiées par l’American Health Institute suggèrent que jusqu’à 80 % des infections chroniques dans notre corps impliquent des biofilms. C’est dingue. Et c’est pourquoi éliminer le biofilm dans mon intestin a tout changé.
Et quand vous l’éliminez avec mon système de nettoyage intestinal, vous pouvez en fait le faire sortir et le tenir dans vos mains. J’adore ça. Et vous devriez certainement essayer. Le problème, c’est qu’avec le mode de vie d’aujourd’hui, avec toute la nourriture que nous mangeons, les aliments transformés, on nourrit en fait les mauvaises bactéries au lieu des bonnes. Donc si vous voulez réduire les risques de formation et de croissance d’un biofilm, continuez simplement à nourrir les bonnes bactéries. Et elles adorent la nature, elles adorent la vraie nourriture, les aliments complets. Et tout ce qui est naturel et sain, mangez-le. Tout le reste, laissez-le.
Et ainsi vous nourrissez vos bonnes bactéries. Alors, que représentent l’islam et la médecine pour vous ? Je crois sincèrement qu’Allah Subhanahu wa ta’ala (le Glorifié et l’Exalté) a créé notre corps incroyable pour nous porter à travers cette vie. C’est un cadeau de Dieu. Et une chose que j’ai réalisée tout au long de mon parcours de santé, c’est que votre corps essaie toujours de vous protéger. Et j’aimerais vraiment que la médecine se concentre sur le soutien des processus de guérison qu’Allah a déjà créés à l’intérieur de nous, au lieu de simplement traiter les symptômes. Pourquoi ne pas essayer de comprendre ce que fait le corps ?
Pourquoi le corps augmente-t-il soudainement le cholestérol ? Pourquoi les récepteurs d’insuline répondent-ils soudainement moins ? Pourquoi le cœur augmente-t-il la pression ? Qui pose ces questions ? Et si vous cherchez vraiment la raison, vous serez étonné, parce que votre corps ne vous fait pas défaut. La plupart du temps, il vous sauve en fait de quelque chose de pire. Et cela me rend vraiment triste que nous, musulmans, ayons des directives si claires sur quoi manger et quoi ne pas manger, et même sur la quantité à manger. Et si je ne me trompe pas, il n’y a que quatre versets dans le Coran qui parlent de manger ce qui est halal (licite).
Mais toujours en combinaison avec ce qui est tayyib (pur / bon). Ce qui signifie ce qui est bon. Alors dites-moi, qu’est-ce qui est vraiment bon de nos jours ? Le sucre est-il halal (licite) ? Oui. Mais est-il bon pour nous ? Non. Manger de la viande est-il halal (licite) ? Espérons. Mais est-ce bon de manger de la viande tous les jours ? Non. Et le tampon halal sur l’emballage ne signifie pas que c’est tayyib (pur / bon). Et je pense vraiment que l’islam et la médecine devraient aller de pair. Notre prophète Mohammed, que la paix soit sur lui, a dit qu’Allah Subhanahu wa ta’ala (le Glorifié et l’Exalté) a créé avec chaque maladie une guérison.
Et d’ailleurs, ce hadith (tradition prophétique) est dans ma cuisine, sur l’étagère, pour me le rappeler. Qu’est-ce qui vous a le plus impressionnée chez le prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) ? Je pense que c’est qu’il était connu pour être toujours très doux, toujours très gentil et toujours juste. Parfois, si j’imagine vivre à cette époque, risquer tout, risquer sa vie, risquer son statut. On risque tout. On peut tout perdre. Et rester quand même bienveillant, aimant et juste. C’est… c’est vraiment… c’est surhumain. N’importe qui d’autre serait vraiment contrarié, en colère, n’importe qui deviendrait probablement injuste. Mais lui, non.
Et avoir cette endurance, ce courage, et cette force, c’est incroyable. Cela ne peut être que si l’on est choisi par Dieu, si l’on est un messager. Personne d’autre ne ferait cela. Enfin, si vous aviez une minute pour parler à tous les non-musulmans du monde, que voudriez-vous leur dire ? J’aimerais tellement que vous puissiez ressentir ce que je ressens quand je lis le Coran. Certains de ces versets me tirent vraiment des larmes, parce que je réalise que ce sont les paroles du Créateur. Et aucun être humain ne parlerait ainsi. Et il y a une partie en particulier.
Après qu’Allah a décrit tous les signes de la création et toutes les preuves autour, Il pose une question à l’humanité : « Où allez-vous donc ? » Tu peux courir après des objectifs, te distraire, t’épuiser, construire des maisons, fonder des familles, acheter des voitures. Tu peux remplir tes journées et toujours lutter pour avoir plus. Et puis fais une pause, ferme les yeux. Et quand ton Créateur te demande doucement, plein d’amour, essaie de le ressentir : « Où allez-vous donc ? »