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"J'ai lutté pour rester en vie" - Le courageux parcours d'une ancienne Sikh vers l'Islam!

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Parfois, je me dis... Pourquoi je suis encore musulmane ? Parce que parfois, on passe par tellement d'épreuves. Il y a eu des moments où j'ai voulu me frapper la tête contre le mur pour pouvoir m'endormir. J'ai divorcé. C'était très, très horrible, très difficile. Et je suis prête à te le dire devant la caméra il y a eu des moments où j'ai voulu me faire du mal. Je me souviens avoir été dans ma salle de bain, et je regardais mon visage, et je le détestais, et je voulais me faire du mal. Chaque étape de ma vie a été difficile sans ma famille parce que j'étais très proche d'eux, et je les aimais beaucoup. Ça m'arrive à chaque fois. Pendant combien de temps je vais faire ça encore ?

Pendant combien de temps je vais me tourner vers d'autres personnes pour me sauver ? Quand Allah(swt) Lui-même dit : "Viens vers Moi, viens vers Moi." "Souviens-toi de Moi, Je me souviendrai de toi." Assalamualaikum Sœur Haniya Adam. Merci d'avoir accepté notre invitation. Nous sommes très heureux de te voir parmi nous. Je voudrais commencer par, qui est Haniya Adam ? Peux-tu nous parler brièvement de ta vie ? Wa alaikum assalam wa rahmatullahi wa barakatuh. Donc je suis mère de trois enfants. Alhamdulillah. J'ai grandi en tant que Sikh. Mes parents sont indiens, ils sont nés et ont grandi au Royaume-Uni. J'ai eu une enfance incroyable. Alhamdulillah, j'avais des parents très aimants.

Mais je suis devenue musulmane à l'âge de 24 ou 25 ans, je crois. C'était un choc pour ma famille, un grand choc. Et Alhamdulillah je travaille à Green Lane Masjid et avec toute organisation musulmane que je peux soutenir. Comment était ta vie en ce qui concerne la foi ? En quoi croyais-tu ? En grandissant, mes parents nous ont enseigné la religion sikh, que j'aime beaucoup, je dois avouer. Je me souviens avoir visité le Temple d'Or, Amritsar, j'ai adoré. Je me souviens d'avoir visité, par exemple, Hemkund Sahib Ce qui est plutôt un ashram hindou. Et j'ai vraiment apprécié. Je me souviens que depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours eu l'impression que j'avais besoin de Dieu dans ma vie.

Je me suis sentie plus heureuse et satisfaite quand j'allais à ces endroits. Donc je dirais, qu'en grandissant, Alhamdulillah, mes parents m'ont inculqué la foi. Ils m'ont donné une très bonne morale, une éthique, tu sais, travailler dur, éduquer, être honnête. Ils m'ont très bien élevé. Et je pense qu'au moment où je suis arrivée à l'université, je menais une vie plutôt laïque. Donc je ne pratiquais pas vraiment de religion, si l'on peut dire. Donc il y avait un côté spirituel, mais je ne pratiquais aucune religion. Pour être honnête avec toi, j'étais... tu sais, boire de l'alcool n'était pas un problème. Je portais ce que je voulais, ce n'était pas un problème, c'était juste normal.

Il n'y avait pas de problème. C'est juste un mode de vie normal. Donc ça c'était avant que je devienne musulmane, c'est le genre de vie que je menais. Comment as-tu entendu parler de l'Islam pour la première fois ? Est-ce que tu avais des préjugés ? Oui, j'étais peut-être un peu islamophobe. Je me disais que, tu sais, il se passait beaucoup de choses. L'Irak, etc. Je crois que je prenais peur lorsque j'entendais les mots "Allahu Akbar". Avant, ça me faisait peur. J'avais l'habitude de penser que les hommes musulmans étaient tous, tu sais, très stricts. Genre ils battaient leurs femmes et ce genre de choses. Et, aussi, il y avait toujours la question d'Aïcha (Ra) et de son âge.

Il y avait tellement de clichés. J'avais l'habitude de penser que les femmes musulmanes étaient opprimées. Pourquoi est-ce qu'elles doivent porter un hijab ? Ce n'est pas normal. J'avais beaucoup de problèmes avec. Comment ton cheminement vers l'Islam a commencé ? Qu'est-ce qui t'a le plus impressionné dans l'Islam ? C'est assez drôle parce que malgré tous les préjugés que j'avais sur les femmes musulmanes, la première chose que j'ai cherché dans l'Islam était les femmes dans l'Islam. Du coup, j'ai écouté de nombreuses conférences et j'ai beaucoup lu sur Internet. Il y a un livre qui s'appelle "Les grandes femmes de l'Islam" par Darussalam, qui est absolument incroyable.

Dans ma tête, les femmes étaient opprimées. Puis j'ai commencé à me documenter sur l'Islam et j'ai compris que, non c'est la société qui opprime les femmes. Et l'Islam est très avancé. En fait, l'Islam est tellement avancé que je pense qu'on a encore du mal, à rattraper notre retard en tant que société. Et Inshallah, il reviendra encore plus fort. Parce que maintenant, avec tous les problèmes qu'on a avec les rôles des sexes et l'identité. Je pense que l'Islam a toutes les réponses à ces problèmes. Il est peut-être temps de rattraper notre retard, parce que l'Islam libère les femmes Il place les femmes en haut de l'échelle, en fait.

Si la société venait à le comprendre, elle se rendrait compte comme moi, que Subhanallah. L'Islam, tu sais, donne aux femmes tant de droits. Des droits qu'on n'a en fait jamais eus auparavant dans ce pays, dans les pays musulmans. Le Prophète Muhammad (Saw) nous a enseigné comment respecter les femmes. Tu sais, en nous donnant, tu sais, la dot, juste à titre d'exemple. La femme devait donner de l'argent à l'homme. Maintenant, l'homme donne la dot à la femme. C'est une grosse affaire, pour les gens qui avaient l'habitude de s'énerver lorsqu'ils donnaient naissance à une fille. Tu sais, au point où ils la tuaient. Le Prophète Muhammad (Saw) disait que...

"Si vous élevez des filles, vous aurez le Jannah." "Vous serez comme ça avec moi au Jannah". Et puis, les plus petites des choses. Si une femme se dispute avec toi, elle te prend la tête, elle te crie dessus, ne répond pas. C'est ce qu'il faisait. Il ne parlait pas. Umar bin Khattab (Ra) a appris. Il était du genre, tu sais, il répondait bien comme il faut avec ses femmes, mais il a appris, tu sais, ne pas répondre. Ce n'est pas grave. Laisse-les être émotives. Permettre aux femmes d'exprimer leurs émotions, tu sais ? Subhanallah, quel deen t'enseigne ça ? Il y a tellement d'exemples que je peux donner, mais je pense que votre vidéo va durer une éternité.

Donc tu as été impressionnée par le statut de la femme dans l'Islam. Et puis quoi d'autre ? Quand j'étais à l'université, Je peux honnêtement te dire que je vivais une vie où j'avais beaucoup de liberté. Ça veut dire que tu sais, quand tu as autant de liberté et que tu sors, tu vas en boîte, vous dansez, tu bois, tu fais toutes ces choses, et c'est presque comme si tu cherchais ce prochain moment de bonheur, ou comme si tu cherchais une validation d'une personne quelconque qui te dira : "Oh, tu es belle", ou encore, "Je t'aime". ou tu sais, là où tu es constamment en train de regarder les autres en tant que femme pour te donner cette validation.

Alors que j'ai vu que dans l'Islam, on n'a pas besoin de faire cela. Ça ne vient pas des autres. Le Prophète Muhammad (Saw) nous a enseigné que notre acceptation passe d'abord par Allah (Swt). Et quand on apprend à aimer Allah et le Prophète Muhammad (Saw), on ressent cette satisfaction. Tu n'as pas besoin de compter sur un autre homme, pour ainsi dire, pour te donner cela. Si tu as ça, c'est une bénédiction d'Allah et vous êtes ensemble comme ça, pas comme ça. Vous êtes ensemble comme cela. Allah (Swt) a dit dans le Coran qu'Il a créé l'homme et la femme égaux mais différents. Et c'est incroyable.

Et pour moi, ça m'a appris que quand Allah (Swt) te dit, tu sais, "En tant que femme, tu dois te couvrir, mets ton hijab," c'est parce qu'on a été créées différemment. Je pourrais avoir envie de me faire belle, de me faire jolie, mais Allah a créé l'homme différemment, il te regardera et pensera : "Oh, je peux l'approcher." "Je peux faire ci, ou je peux dire ça." Alors Allah dit :" Vous savez quoi ? Protégez-vous." "Couvrez-vous." Mais ce désir est toujours présent chez l'homme. Parce que lorsqu'il deviendra halal, tu l'apprécieras. Parce que si tu ne l'avais pas, tu t'en plaindrais. Quelle est la chose principale qui t'a convaincu que l'Islam est à 100% la vérité ?

Asalamu aleikom, frères et sœurs, on a vu que 80 % de notre public, y compris cette vidéo, n'est pas abonné à notre chaîne. Comme vous le savez, nous sommes une organisation à but non lucratif et les publicités sont désactivées sur nos vidéos. Vers l'éternité n'est pas seulement une chaîne YouTube, mais aussi une madrassa. Ici, on essaie de s'éduquer et éduquer les jeunes sur l'Islam. Donc la seule raison pour laquelle on vous demande ça, c'est pour propager la vérité. Ça peut vous sembler un petit acte, mais Inchallah il nous aidera à atteindre des millions de personnes maintenant. Cliquons sur les boutons "J'aime" et "S'abonner" et marchons ensemble vers l'éternité.

Quelle est la chose principale qui t'a convaincu que l'Islam est à 100% la vérité ? Aller au Masjid de Green Lane. Je me souviens du moment où je suis entrée pour la première fois dans un masjid et que j'ai vu des sœurs qui étaient couvertes d'habits noirs de la tête aux pieds, et qui se baladaient. Et, c'est amusant de parler d'Harry Potter, mais elles m'ont rappelé la scène d'Harry Potter, à Poudlard. Où ils sont tous en robe. Et c'est la première chose à laquelle j'ai pensé. Et puis je me suis dit, wow, genre, elles ont choisi de ressembler à ça. Je veux être confiante comme elles parce que moi je me promène en mini-jupe. Je veux savoir ce que ça fait de se promener habillé comme ça.

Ce n'était pas seulement ça, elles étaient aussi très accueillantes, et très aimantes, très gentilles, très solidaires. Et parfois on ne sait pas... On se complique la tâche, lorsqu'on ne communique pas avec les autres. Je n'avais jamais parlé à des femmes musulmanes qui portaient le niqab. En fait, je n'avais jamais vraiment parlé à des femmes musulmanes. Donc c'était ma première fois. Juste le fait qu'elles sourient. On a tellement de préjugés. On a tellement de stéréotypes. On pense que les femmes en niqab ne sourient pas. Et puis il y avait toutes ces femmes et elles souriaient, elles riaient, elles plaisantaient.

Et je me suis dit en fait elles sont normales, elles sont humaines, elles ne sont pas seulement ces figures noires qui se promènent. Elles sont humaines et ce sont de grandes femmes. Comment as-tu fait ta Shahada et qu'as-tu ressenti ? C'est la fois d'après où je suis allée au masjid que j'ai fait ma Shahada. Oui, c'est ça. Alhamdulillah. Et il y avait environ 60, 70 personnes. Et les personnes les plus proches de moi à ce moment-là qui m'ont fait faire ma Shahada sont encore les personnes les plus proches de moi maintenant, Alhamdulillah. Le moment où j'ai fait ma Shahada était extraordinaire. Je me souviens avoir beaucoup tremblé, mais je me sentais bien. Je me suis sentie vraiment bien.

Je me souviens avoir fait le ghusl de quand, tu fais la Shahada, et je me suis sentie littéralement renaître à nouveau. C'est un nouveau départ, tu sais, sachant qu'Allah (Swt) efface tout, mais Il te donne quand même la récompense du bien que tu as déjà fait. Je me sentais vraiment bien, et j'étais prête à endosser l'identité d'une femme musulmane. Du coup j'ai commencé à lire, et lire, et lire... Comment est-ce que ta famille et ton entourage ont réagi à ta conversion, à ta reversion à l'Islam ? C'était extrêmement, extrêmement difficile. Mais dans cette difficulté il y avait en même temps de la facilité. Je ne m'en suis pas rendue compte, parce qu'ils ont coupé les ponts avec moi.

Je n'avais d'autre choix que de m'en remettre à Allah parce que mon mariage est devenu très difficile aussi suite à ça. Avoir des enfants seule était une difficulté en soi. Chaque moment de ma vie a été difficile sans ma famille parce que j'étais très proche d'eux, et je les aime beaucoup. Il y a eu des moments où j'ai voulu me frapper la tête contre le mur pour pouvoir m'endormir, parce que quand on est blessé à ce point, on ne peut pas se déconnecter et tu revisualises les choses dans ta tête encore et encore. Tout ce que je regardais, j'y voyais d'abord mon père et ma mère, ma famille, tout.

Si j'allais au supermarché, je me souvenais de quand j'y allais avec mon père les week-ends et qu'on faisait les courses. Si j'entendais une chanson à Asda. Je me souvenais avoir dansé avec ma sœur sur cette chanson. Tu sais, si je voyais un programme à la télévision, Je me souvenais l'avoir regardé avec mon frère. Tout. Si j'avais des difficultés dans mon mariage, Je courais vers ma famille, là je ne pouvais pas. Je m'asseyais littéralement dans la voiture dehors, toute seule. Donc c'était vraiment, vraiment dur, très difficile de vivre une vie sans ma famille. C'est très dur. C'est encore dur aujourd'hui.

En tant que musulmans, on comprend, et on comprend les récits des compagnons qui ont dû faire la même chose à leur famille et quitter leur famille. On comprend que le Prophète Muhammad (Saw) a dû dire à ses oncles que "Écoutez !" "Je vais mener une vie différente." Ce qu'on apprend, c'est qu'ils sont humains et qu'ils ont droit de ressentir ce qu'ils ressentent. Et maintenant, je ne leur en veux plus. Et même, je te dirais que ma mère est toujours mon modèle. Elle est toujours la personne que j'aime plus que n'importe qui d'autre dans ce monde. Tout comme le Prophète Muhammad (Saw) aimait son oncle qui n'était pas musulman, et pleurait son oncle et a tout fait pour lui.

Je ressens la même chose pour ma mère. C'est une femme extraordinaire. Elle a droit de ressentir ce qu'elle ressent. Je l'ai blessée et je vais m'excuser auprès de ma mère pour ça jusqu'au jour de ma mort. Donc maintenant je fais des douas pour eux. Je les aime beaucoup. Et je peux te dire que ce sont de bonnes personnes. Mon regret est d'avoir provoqué des larmes, les larmes de mes parents. Je pense qu'il y a des moments où j'essayais de défendre l'Islam et j'essayais de défendre ma décision, et j'ai probablement coupé la parole à ma mère, et j'ai peut-être crié à un moment donné, et je le regrette.

Parce qu'Allah (Swt) dit dans le Coran, tu sais, "Traitez vos parents avec le plus grand respect," "qu'ils soient musulmans ou non." Parfois, je me dis : "Pourquoi est-ce que je suis encore musulmane ?" "tu sais ?" Parce que parfois, on passe par tellement d'épreuves. Comme je l'ai dit : "Il y a toujours cette pensée dans mon esprit." que, tu sais, ma famille est là. Ils sont à une heure de moi. Pourquoi est-ce que je vis encore comme ça ? Alors que j'ai du mal à me débrouiller toute seule, alors que j'ai du mal avec les enfants ou financièrement ou quoi que ce soit d'autre. Pourquoi suis-je encore là ? Et c'est, je pense, ce qui me permet de tenir.

Parce que, juste à titre d'exemple, J'ai divorcé. C'était très, très horrible, très difficile. Et pendant ce temps, j'étais seule, et j'étais très, je vais être honnête avec toi, J'avais du mal à rester en vie. Je ne savais pas si je voulais être en vie. Il y avait tellement de problèmes dont je devais m'occuper à l'époque. Et à ce moment-là, je suis allée voir ma tante. Je ne l'avais pas prévu. C'est arrivé comme ça. J'ai débarqué devant sa porte. Et pour la première fois en dix ans, quelqu'un de ma famille m'a montré de l'amour. Elle a été incroyable. Elle m'a fait du thé. Elle s'est assise avec moi et m'a dit : "Ça va ?" Juste ça. "Ça va ?" Ça m'arrive à chaque fois. C'était ma tante.

C'était la première fois qu’un membre de la famille me demandait, "Ça va ?" Et elle m'a dit : "Qu'est-ce que tu vas faire ? Tu as un plan ?" Parce que je n'avais rien. Tout ce que j'avais, c'était mes trois enfants et par Allah, je ne voulais pas quitter sa maison. Et je me suis assise là et j'ai pensé, "Et si je cachais mon Islam ?" "Si je gardais mon Islam juste dans mon cœur ?" "Et si je revenais à la maison ?" Parce qu'ils m'aiment et que je voulais rester. Je ne voulais pas quitter sa maison. Je voulais rester chez elle. Je voulais tout abandonner. Pas mon deen. Je pensais pouvoir le cacher. Je vais juste prier à l'étage quand personne ne regarde. Et je voulais rentrer chez moi.

Qadrallah, ma grand-mère, qui ne m'avait pas vu depuis dix ans, très, très âgée. Elle est sortie de la chambre et elle m'aurait vu. Et ma tante m'a dit : "Va, vite, pars de la maison, parce que si elle te voit..." "Elle est très âgée, on ne sait pas ce qui va se passer." Et elle m'a forcée à sortir de la maison, " la porte de derrière, ou de l'autre côté, cours !" Et j'ai dû sortir de la maison en courant. Il n'y a pas eu d'au revoir, rien. J'ai couru hors de la maison. Je suis montée dans ma voiture. Ma première réaction a été je dois appeler quelqu'un. parce que je veux juste rester à la maison maintenant. Je veux retourner dans ma famille. Je n'ai rien. Je n'ai personne.

La première chose que j'ai faite, c'est... J'ai appelé l'amie la plus pieuse que j'ai. Et elle n'a pas répondu. Parce que j'avais besoin qu'elle me le dise, "Non, chérie, tout va bien, tout va bien." Et j'ai appelé une deuxième amie, parce que sa récitation du Coran est belle et me suis dit que j'avais besoin d'entendre le Coran. Elle n'a pas répondu. Et puis je me suis dit : "Combien de temps je vais faire ça ?" "Combien de temps encore je vais me tourner vers... D'autres personnes pour me sauver ?" Quand Allah dit Lui-même, "Viens à Moi, viens à Moi." "Souviens-toi de Moi, Je me souviendrai de toi." Ton lien avec Allah est direct.

Du coup je me suis assise dans la voiture et j'ai lu Ayat Al-Kursi. J'ai lu les 3 Quls. Et j'ai supplié Allah de me garder dans la religion. J'ai supplié Allah (Swt) à ce moment-là, Garde-moi dans le Deen, garde-moi dans le Deen. Peu importe ce qui m'arrivera. Laisse-moi juste mourir musulmane. Et c'est ce que j'ai fait. Et je pense que ça a été, encore une fois, un autre moment décisif où j'ai su que, oui, je suis musulmane. Parce que le shaytan viendra te voir de nombreuses fois, il te remettra en question et te fera remettre en question ton Islam. Est-ce que je suis musulmane ? Pour qui est-ce que je suis musulmane ? Pourquoi est-ce que je suis musulmane ?

Qu'est-ce que j'aime dans l'Islam ? Le shaytan viendra te voir quand tu es vraiment faible et fragile. Shaitan vient te voir. Et donc toutes les 9, 10 années pendant lesquelles j'ai appris le deen me sont revenues à ce moment-là. Donc c'est l'une des choses que je dis aux enfants qui ne comprennent pas. Qui ne ressentent pas le côté spirituel de l'Islam parce qu'ils sont jeunes et que la vie est belle. Je leur dis : "Continuez à apprendre, parce que vous ne savez pas quand vous allez tomber." Ou encore que tout ce que vous avez appris, et que vous ne saviez pas pourquoi vous appreniez, vous reviendra et vous sauvera, il va vous sauver la vie.

Donc quand ta mère te dit : "Va à la madrasa." quand ta mère te dit : "Allez, va faire tes cours de religion" Vas-y ! Et pour les convertis, apprenez. On ne peut pas juste devenir musulman. "Oh, je crois en Allah." Non. Allez et apprenez. Étudiez la religion, Étudiez-la bien, Étudiez-la tous les jours, même si c'est un tout petit peu. Parce que quand vous tomberez, le shaytan va venir vous voir et essayera de vous faire dévier. Et tout ce que vous avez appris, tout d'un coup ça va vous revenir et vous allez être sauvés. Et ça m'a sauvé ce jour-là.

Il y a d'autres exemples que je peux vous donner et je suis prête à te le dire devant la caméra, il y a eu des moments où j'ai voulu me faire du mal. Par exemple, je me souviens d'avoir été dans ma salle de bain et je regardais mon visage, je le détestais, je voulais me faire du mal. La pire chose à faire dans la salle de bain parce qu'on ne peut même pas dire Auzu billahi minash shaitan rajeem dans la salle de bain. N'allez jamais aux toilettes lorsque vous vous sentez déprimé. Mais bon, et puis j'ai entendu une voix, genre dans ma tête, qui me disait : "Regarde par la fenêtre !" J'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu le ciel. J'ai couru en bas. J'ai ouvert mes portes.

Je suis entrée dans le jardin, j'ai regardé au-dessus de moi, j'ai regardé le ciel, parce que je me souviens de la Ayat dans le Coran... Je pense que c'est dans le Coran. Ou c'est peut-être un hadith. Allah (Swt) dit que "Pour ceux qui croient, ils n'ont qu'à regarder le ciel, et c'est un signe pour eux". et j'ai supplié Allah : "Ya Allah, garde-moi dans le deen". C'est ça la liberté. C'est ça la satisfaction. Où l'on n'a pas besoin de compter sur quelqu'un d'autre. On n'a besoin de personne d'autre. Tu as besoin d'Allah (Swt) dans ta vie. C'est ce que j'ai fait. Donc je ne me suis pas fait de mal parce que j'ai Allah (Swt).

Donc durant tes 14 années de vie en tant que musulmane, Quel a été le moment où tu as eu besoin de ta famille, mais que tu ne pouvais pas les voir ? Quand le mariage se corsait. J'avais besoin de mon père. J'avais besoin de sa protection. J'avais besoin de sécurité. Chaque femme a besoin d'au moins un frère, comme j'ai eu besoin de mon frère à ce moment. C'est ce qui m'a le plus manqué. La sécurité, la protection d'un mahram à chaque étape de sa vie. Regarde, ce concept de... "Oh, les femmes, on n'a pas besoin des hommes." Arrête ! Bien sûr que tu en as besoin. Quand tu perds les hommes ta vie, alors tu te rends compte, ouais, J'ai besoin d'un homme dans ma vie.

Ma mère, c'est elle qui m'a le plus manqué quand j'ai eu mes enfants. Elle m'a manqué, en fait, quand j'ai commencé à travailler aussi, parce que ma mère est... C'est une femme forte. Je voulais apprendre d'elle, mais Alhamdulillah j'ai de très bons souvenirs et j'ai passé beaucoup de temps avec ma mère quand elle est devenue cette femme forte. Alhamdulillah, j'ai toujours ses enseignements. Je vis encore beaucoup selon les enseignements de mes parents parce que ce n'est pas contre l'Islam, donc pourquoi pas ? Je pense qu'il est important pour tous les convertis, de reconnaître que l'on peut aimer sa famille. Le Prophète Mohammad (Saw) aimait son oncle.

Pour ma part, je dirais à mes parents que je vous aime, je vous respecte. Je suis toujours une partie de vous. votre sang est en moi. Vos enseignements sont toujours avec moi. Je n'ai pas rejeté tout ce que vous m'avez enseigné. C'est impossible. Vous êtes mes modèles. Vous êtes tout pour moi. Et je ferai n'importe quoi pour m'asseoir avec vous encore une fois. Pour être avec vous encore une fois. La seule chose que je ne peux pas faire, c'est de vous placer devant Allah. Est-ce que tu as déjà vécu un événement extraordinaire pendant lequel tu as senti que tu avais une connexion spéciale avec Allah ? Je pense que je vous ai tellement expliqué les difficultés de ma vie.

S'il vous plaît, laissez-moi vous parler des bénédictions qu'Allah m'a donné. Alhamdulillah. Écoute, il y a... Je vais décrire deux moments. Il y a eu un moment où j'avais vraiment du mal, d'accord ? J'ai tellement lutté. Subhanallah. Tu sais, quelqu'un m'a dit : "Quand tu as des difficultés, va voir tes enfants quand ils dorment et regarde-les dormir." Et c'est ce que j'ai fait. Encore une fois, ça c'était l'époque où j'étais prête à abandonner la vie. Quand j'étais en train de me détester et de penser que j'étais un fardeau pour les gens. Bref.

Et je suis allée dans la chambre de ma fille en premier, et elle avait environ 11 ans à ce moment-là, mais quand elle dort, on dirait qu'elle a encore cinq ans. Subhanallah. Tu sais, ma fille. Elle, c'est ma fille. Allah (Swt) m'a donné une fille. Allah (Swt) a mis une âme dans cette dunya à travers moi. Et je suis allée dans la chambre de mes garçons, et ils dormaient à poings fermés. Et j'ai pensé encore une fois, à l'Aya de la sourate Mulk. "Ils sont rarement reconnaissants." Je me suis dit : " Comment puis-je me plaindre ?" Comment puis-je me détester alors qu'Allah (Swt) m'a donné une telle bénédiction, mes trois enfants.

Et à ce moment-là, je me suis sentie si proche d'Allah parce que je l'appréciais. Parce que je Lui ai donné le shukr et ça m'a permis de me sentir plus proche de Lui. Qu'est-ce qui t'a le plus impressionné chez notre Prophète (Saw) ? Son caractère, toujours son caractère. Toujours son caractère. Comment il traitait les femmes d'abord ? Sa façon de traiter les femmes, lorsqu'il ne voulait pas parler à l'homme qui n'embrassait pas sa fille. Le fait qu'il permette à ses femmes d'avoir des émotions, des sentiments et d'y faire face de la meilleure façon possible. Le fait qu'il ne soit pas allé au dîner des compagnons parce que son épouse Aïcha (Ra) n'a pas été invitée.

Tout, sa gentillesse, Sa façon d'être juste lorsqu'il s'occupait de ses femmes, Sa, tu sais, douceur à la maison et puis sa force sur le champ de bataille. Tu sais, Sa vulnérabilité lorsqu'Il était à Taïf, quand Il est allé chercher de l'aide. Et au lieu de ça, regarde ce qui Lui est arrivé. Le fait qu'Il puisse pleurer. Les hommes, maintenant, ils se disent : "On ne peut pas pleurer. On doit être Fort..." Non, Il a pleuré. Tu sais, on parle de genre et de ce qu'est un homme, de ce qu'est une femme. Tu sais, regardez le Prophète Muhammad (Saw). Je suis en train de lire Sa Seerah par Yasir Qadhi et à chaque paragraphe, j'apprends quelque chose. Quel livre incroyable !

Je dis à tout le monde de le lire. Toute son histoire, depuis son lit de mort, Aïsha (Ra) se plaint de son mal de tête, elle se plaint de son mal de tête, et il fait une blague et dit : "Attends, et qu'en est-il de mon mal de tête ? Je suis en train de mourir, tu sais ?" Et Subhanallah, c'est... Tout ce qu'Il a vécu, c'était pour qu'on soit meilleurs et qu'on atteigne la Jannah. Tous les sacrifices qu'il a fait avec sa famille, avec sa richesse, toutes les épreuves qu'il a traversées. Pour quoi ? Pour nous. Quel était ton but dans la vie avant l'Islam ? et quel est-il après l'Islam ? Mon Dieu, mon but est de rentrer chez moi. Je veux rentrer chez moi auprès d'Allah. Rentrer à la maison.

Je veux juste rentrer chez moi. Et je veux qu'Allah (Swt) me donne ma famille quand je serai là-bas. Et c'est ça mon but. Ya Allah, donne-moi ma famille. C'est juste la dunya. C'est ce que je me suis dis tout le temps. C'est juste la dunya. Ce n'est que la dunya. Tu ne vas pas y rester éternellement. Je veux juste rentrer chez moi. Et enfin, qu'est-ce que tu aimerais dire aux gens qui te regardent, dont le cœur se rapproche de l'Islam, mais qui ont peur des réactions de leur famille ou de leur entourage proche ? Gardez en tête votre objectif final. Votre objectif final est...

Même si vous n'avez qu'un atome d'iman, même si vous le sentez un peu, votre objectif final est d'atteindre le Paradis. Si vous y croyez vraiment, au fait qu'il y a un Dieu, Je dirais que la première chose à faire est de s'éduquer. Accrochez vous à ce petit bout d'iman, et apprenez. Ne laissez pas le shaytan venir et prendre ce petit bout que vous avez et l'emporter, parce qu'il va faire beaucoup d'efforts au début. Le shaytan viendra vers vous avec tout ce qu'il a pour essayer de vous faire reculer. Alors apprenez, éduquez-vous. Mettez en place des objectifs pour vous-même. Visualisez votre objectif dans votre tête. Et je vais vous dire, j'avais, genre, des voix dans ma tête.

Parfois, j'ai des conversations dans ma tête où il y a la voix négative et puis il y a une bonne voix, et parfois c'est ce qu'il faut faire. Il faut le dire à voix haute, tu sais ? "Ya Allah, j'ai besoin de ton aide." "Guide-moi sur le Sirat al-Mustaqim." Si vous êtes, vous savez, vous avez des questions, "Est-ce que je dois, est-ce que je ne dois pas, à cause de la réaction de ma famille ?" Sachez que vous allez mourir seul. Votre famille ne sera pas là pour vous lorsque vous serez réssuscités au Jour du Jugement. Si vous n'êtes pas encore au niveau de croire au jour du jugement dernier, parce qu'il y a des gens qui n'y croient pas, n'est-ce pas ?

Donc réfléchissez, quel est le bénéfice que je gagne dans ce monde grâce à ma famille ? Quel est le bénéfice que je gagne grâce à la spiritualité, au fait de croire en Dieu ? Je dirais qu'à ce moment-là la chose la plus importante est d'apprendre. Continuez à apprendre parce que vous y arriverez. Et ayez une intention sincère de vouloir y arriver dans votre cœur. Allah dit : "Fais un pas vers moi, ne reste pas immobile." Si vous envisagez d'être musulman, faites un pas de plus en avant et Allah viendra vers vous en courant.