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La lettre de Malcolm X L’a Guidé Vers l’Islam! "J’ai Serré Sa main!"

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Je suis né à New York. En 1946. De parents chrétiens. Je marche comme un membre d'un gang. Je parle comme un membre d'un gang. Parce que c'est New York. C'est Brooklyn, New York. Malcolm X a été assassiné. Il a été abattu par dix balles. C'est la liberté ou la mort. Il faisait très froid ce matin-là. Des milliers de personnes étaient dans les rues. Pour écouter Malcolm, pour le voir. Nous étions sur le toit moi-même et deux ou trois autres personnes et son service de sécurité nous a aperçus sur le toit et nous a ordonné de descendre. C'est juste quelque chose qui s'est produit à ce moment-là. Assalamualaikum Sheikh Khalid Yasin. Nous sommes très heureux de te compter parmi nous.

Je voudrais commencer par : Qui est Khalid Yasin ? Et peux-tu nous parler brièvement de ta vie ? Alhamdulillah assalatu wassalam ya rasool allah Je suis né à New York en 1946. De parents chrétiens et j'ai grandi en quelque sorte comme un enfant orphelin, bien que j'avais des parents. J'ai accepté l'Islam en 1965 grâce à une personnalité très digne du nom de Sheikh Daoud Ahmed Faisal. 1965 est la même année où Malcolm X a été assassiné. Il a donc été assassiné en février et je suis devenu musulman en octobre. Comment était ta vie par rapport à la foi ? En quoi croyais-tu ? Le christianisme.

Je veux dire, les foyers d'accueil dans lesquels j'étais, chacun d'entre eux était d'une conviction différente du christianisme. On peut voir le comme un buffet. Donc, les méthodistes, les épiscopaliens, les baptistes. J'avais donc toutes les variétés. Mais quand j'ai eu 16 ans, j'ai fait mon service militaire et j'ai été dans l'armée de l'air pendant deux ans et demi. Donc, quand j'étais au service militaire, la religion catholique dominait. J'ai donc eu l'occasion d'aller parler à un prêtre. Parce que je pensais que, vous savez, le prêtre est une personne qui peut vous guider ou quelque chose comme ça. Et puis j'ai vu des incohérences là-dedans.

J'ai donc essayé de me tourner vers le catholicisme, mais c'était trop rigide, trop mystique. Trop européen, trop classique. Et puis, il y a eu d'énormes contradictions au sein de l'Église catholique qui se sont manifestées par la suite. Peux-tu nous parler de certaines de ces contradictions ? Pendant que j'étais dans l'armée de l'air, j'essayais encore de pratiquer le christianisme. Vous savez, traditionnellement sous certaines formes, ça n'avait pas de sens pour moi quand j'avais sept ans. Mais vous l'assimilez parce qu'il vous est donné. Mais il y avait des problèmes qui n'avaient pas de sens. Jésus étant Dieu et son propre fils. Cela n'a pas de sens pour moi.

Et puis il est aussi en quelque sorte la personnalité du Saint-Esprit. Donc, vous savez, la Trinité, ce concept "trois en un" dans une personne, trois personnes distinctes, mais un seul Dieu, ça n'avait pas de sens pour moi. Comment a commencé ton voyage vers l'Islam ? À l'âge de 17 ans, je me souviens avoir pris le train. J'ai vu cette lettre. C'était le New York Times. Et le New York Times a publié un article annoncé sur une page entière, ils ont imprimé la lettre de Malcolm X de la Mecque. Je me souviens donc de la lecture de cette lettre. Et dans cette lettre, Malcolm, adule beaucoup l'Islam.

Il mentionne des mots comme La Mecque, vous savez, le Prophète Muhammad (Sws) Il a parlé de la Kaaba, il a parlé du Coran. Donc, les cinq ou six ou sept choses qu'il a dites dans cette lettre, le Hadj, Arafat et je n'avais jamais entendu ces mots auparavant. À l'époque, nous n'avions pas de médias sociaux. Si vous avez eu la chance d'être jeune et j'étais l'un de ces jeunes chanceux. J'avais un ensemble de ce qu'on appelait à l'époque l'Encyclopédie Britannica. J'ai donc consulté l'encyclopédie et j'ai regardé ces mots. Je n'avais jamais vu ces mots auparavant. Quand j'ai compris ces mots. J'ai compris pourquoi Malcolm était ému. J'ai compris pourquoi il ne pouvait pas faire machine arrière.

Vous avez donc été très inspiré par lui. As-tu rencontré Malcolm X ? J'ai donc commencé à chercher. Dans cette Nation de l'Islam dont il est issu. J'ai commencé à étudier ses paroles et son voyage à la Mecque. Et juste avant qu'il ait été assassiné, j'ai eu l'occasion d'assister à l'une de ses conférences à Harlem. Et c'était une matinée très froide. Je pense qu'il a parlé depuis l'hôtel Theresa, qui n'existe plus. Et j'étais l'une des personnes présentes. Des milliers de personnes étaient dans la rue pour écouter Malcolm, pour le voir. Nous l'avons vu. Nous sommes venus.

Nous étions sur le toit, moi et deux ou trois autres et son service de sécurité nous a repérés sur le toit et nous a ordonné de descendre. Nous sommes descendus et bien sûr, nous avions très froid. Il (Malcolm) nous a appelés et nous lui avons serré la main. Et quand j'y repense maintenant, c'était très mémorable. C'est juste quelque chose qui s'est passé à ce moment-là. Malcolm était, il était électrique. Vous savez, c'était une personnalité. Que les afro-américains n'avaient jamais vu. Mais Malcolm a fait sa Shahada. Il a été assassiné en février 1965. J'avais 17 ou 18 ans. Il a donc été assassiné en février, et je suis devenu musulman en octobre. Comment avez-vous prononcé votre Shahada ?

C'est un ami à moi qui s'appelle Zakaria. Zakariah Rasheed. Qu'Allah lui fasse miséricorde. C'est ainsi que je suis allé rencontrer son père. Et le nom de son père était Alwan Rasheed. Qu'Allah lui fasse miséricorde. Un intellectuel très, très inhabituel, une personne à la pensée puissante. Et il m'a envoyé auprès de Sheikh Daoud Ahmed Faisal de la Mission Islamique d'Amérique. Et en septembre pardon, le 5 octobre 1965 à la Mission Islamique d'Amérique, je suis devenu musulman. Je ne suis donc jamais passé par la Nation of Islam. J'ai prononcé ma Shahada directement et puis j'ai trouvé on peut dire mon évolution islamique. Cela a commencé en octobre.

Comment ta famille et les gens autour de toi ont-ils réagi à ta conversion à l'Islam ? Ça a commencé avec mon père. Je n'ai rencontré mon père qu'à l'âge de 22 ans. Quand je l'ai rencontré. Je crois qu'il est décédé quand j'avais 27 ans. Je ne l'ai pas connu réellement avant sa mort. Et puis, je l'ai enterré. J'ai eu la chance d'avoir une bonne relation avec lui avant qu'il ne meure. Et il m'a demandé de le laver et de l'enterrer comme nous lavons et enterrons les musulmans. Il m'a demandé de le laver. Parce que j'étais imam à l'époque. Et c'est ma sœur qui le lui a dit que j'étais responsable quand les gens décédaient dans ma communauté.

J'étais la personne qui faisait le lavage et l'enterrement. J'aurais aimé qu'il accepte l'Islam, mais peut-être à sa manière. Il l'a fait parce que nous avons eu plusieurs conversations. Et deuxièmement, ma mère. Elle ne s'était jamais opposée à l'Islam. Elle m'a dit : "Mon fils, si tu crois que ce mode de vie va faire de toi une meilleure personne, vas-y. Mais ne sois pas un suiveur aveugle." C'est ce qu'elle m'a dit. Et ma mère était là. Elle a accepté l'Islam 11 ans avant sa mort. Et donc, mes sœurs, mes frères et sœurs, ont eu différentes réactions. Mais au fil du temps, Dieu a fait en sorte que je ne dise pas que cela venait de ma maturité. Cela s'est terminé comme ça.

Je suis devenu en quelque sorte le conseiller de ma famille. Donc, aujourd'hui, ce que l'Islam m'a donné, en général, C'est un cadre pour ma famille. Même s'ils n'étaient pas d'accord. Moralement. Je suis devenu le mentor de la famille. Et puis aujourd'hui, j'ai environ 151 musulmans dans ma famille. Lesquelles de ces conversions a été le plus spéciale pour toi ? Ma mère. L'acceptation de l'Islam de ma mère valait probablement plus que 70 000 ou 75 000 personnes. Ils n'étaient pas égaux à celle de ma mère. Et ironiquement, la personne qui a effectivement fait faire à ma mère la Shahada, ce n'est pas moi. Ma mère me suivait. Elle me soutenait, me respectait probablement pendant 25, 30 ans.

Mais, c'est ma femme somalienne. Elle lui a fait prononcer la Shahada. Et ma femme somalienne ne parlait pas beaucoup anglais. C'est la façon dont elle a traité ma mère. Ma mère m'a confié qu'un jour elle voulait aller à l'église. Elle ne savait pas ce qu'étaient les églises. Alors Aaminah lui a dit : "Belle-maman, je vais t'emmener à l'église." Ma mère a dit : "Tu vas m'emmener à l'église ?" Aaminah la conduisit à l'église et quand elles y arrivèrent. Eh bien, ma mère a dit à Aaminah : "Aaminah, tu vas m'attendre dans la voiture ?" Elle a répondu : "Non, mère, je viens dans l'église avec toi.» Aaminah porte un hijab complet comme les filles somaliennes.

Aaminah est assise dans l'église avec elle jusqu'à ce qu'elle parte et puis l'a raccompagne chez elle. Et ma mère m'a confié que c'était l'expérience la plus marquante pour elle, être avec cette femme somalienne qui porte un hijab complet. Ma mère lui a demandé si elle avait le droit de faire ça. et Aaminah lui a dit : "Maman, c'est une église et je suis assise avec vous. S'ils disent quelque chose de mal, je dirai Astaghfirullah. S'ils disent quelque chose de bien, je dirai Alhamdulillah." C'était sa simple raison d'accompagner ma mère, qu'elle traitait comme sa mère. C'est cette expérience cumulée qui a rendu ma mère à l'aise pour faire le Shahada. Et quand je suis revenu d'Europe...

Ma mère était assise dans l'embrasure d'une porte. Elle lui avait déjà fait prononcer la Shahada. Est-ce vrai que tu étais membre d'un gang ? Non. Non, je n'ai jamais fait partie d'un gang. Tout d'abord, j'ai été élevé dans un foyer de la classe moyenne. Je n'étais pas un produit du ghetto Grâce aux familles d'accueil dans lesquelles j'étais. C'était des foyers chrétiens de classe moyenne. Dans ma jeunesse, je n'appartenais donc pas aux gangs. Et même pas quand je suis devenu musulman à 18 ans. Donc, il n'y avait rien là pour que je devienne membre d'un gang. Mais je marche comme un membre de gang. Je parle comme un membre de gang. Pourquoi ? Parce que c'est New York. C'est Brooklyn.

Et la métamorphose fait partie de notre culture. Je pense que certaines personnes, disent : "Le Sheikh a été un jour ou l'autre gangster, il parle comme un gangster." Ils ont dit ça, mais je n'ai jamais tenu ces propos. Non, je n'en ai jamais été un. Peux-tu nous parler d'un souvenir que tu ne peux pas oublier ? Je me souviens d'avoir été invité à un groupe d'églises et ils m'ont invité parce que j'avais fait un exposé qui s'appelait Jésus le Prophète d'Allah. Ils étaient donc très intéressés de savoir, comment nous sommes parvenus à cette perspective de Jésus, le Prophète d'Allah ? Ils étaient environ 600 dans cette église. J'ai parlé avec eux pendant environ 3 heures.

Et le prêtre, le révérend, il a commencé à voir que peut-être que j'avais un peu trop d'influence sur sa congrégation, et il m'a interrompu pour dire cela : "Nous sommes arrivés à la fin de notre programme." Et certaines personnes ont affirmé : "Non, non, non, non, il n'a pas fini." Alors il nous a envoyé en bas. La plupart des gens sont partis, peut-être près de 200 sont restés et nous avons discuté un peu plus. Eh bien, dans cette discussion finale, J'ai insisté auprès d'eux sur l'unicité d'Allah. Sur la distinction de Jésus-Christ, de Muhammad la paix et la bénédiction soient sur lui.

Et le parallèle entre l'Islam et l'Ecriture et le parallèle entre Muhammad (Sws) et Isa (As) Je leur ai donc posé des questions sur ce qu'ils ont entendu. Est-ce que vous témoignez que nous n'adorons personne d'autre que le Dieu tout-puissant ? Et au moins 80 d'entre eux ont accepté. Quand je les ai interrogés sur Muhammad (Sws), ils ont dit : "Oui." Je leur ai expliqué qu'alors vous êtes devenus musulmans Eh bien, ils étaient un peu surpris, Comment pouvons-nous l'être ? Les musulmans sont chrétiens ? Eh bien, vous êtes chrétiens par endoctrinement, mais par affirmation. Vous êtes devenus musulmans maintenant. Maintenant, comment allez-vous réconcilier cela ? Ce n'est pas mon travail.

Maintenant, regardez ça. Regardez ! Regardez leur comportement dans l'invitation, et regardez leur réaction dans leur église. Donc, si cela s'est produit et que j'en ai été témoin, il suffit de regarder ce phénomène à travers le monde. Si les musulmans pouvaient interagir avec les chrétiens et si nous pouvions traiter les chrétiens de la même façon qu'ils m'ont traité. Je pense que les choses peuvent être différentes. Qu'est-ce qui vous a le plus impressionné chez le Prophète Muhammad (Sws) ? C'est le fait que le Prophète (Sws) n'était pas... Il n'a pas été autorisé par Allah à se détendre. Il n'a pas eu le temps de se distraire. Si l'on étudie le parcours du Prophète.

Ces 13 années et toutes les batailles qu'il a supervisées et les batailles qu'il a menées et les traités qu'il a rédigés ou qui lui ont été donnés par Jibril (As) de l'avoir répété et tout le reste, si vous regardez sa vie, c'était non-stop. Et c'est tout simplement incroyable comment ce taux d'activité de manière cohérente sur un individu dont le travail était de délivrer le message, réguler le peuple, agir comme un juge, comme un arbitre, inspirer le peuple, éduquer le peuple, être un guerrier, un général, un chef d'État, un mari, un ami. Comment fait-il cela ? C'est à cause de la révélation, parce que c'est Dieu qui l'a ordonné.

Quelle est la plus grande erreur dans l'enseignement de la religion? L'endoctrinement des gens. Il n'est pas nécessaire d'endoctriner les enfants pour qu'ils mangent des bonbons. Il n'est pas nécessaire d'endoctriner les jeunes pour utiliser leur téléphone. Ce téléphone portable. Personne ne quitte la maison sans lui. C'est la première chose qu'ils regardent quand ils se lèvent le matin. Cette incitation qu'ils ont, cette relation qu'ils ont avec ces téléphones et ces médias sociaux. Si nous devions rendre l'Islam attrayant comme cela, lier l'Islam à cette réalité, il va couler de source.

Mais nous avons l'ancienne génération qui commence par dire : "Oh, la télé c'est haram" ou "Le cinéma c'est haram" ou "Le téléphone portable est haram." Et donc vous effrayez les enfants parce que vous ne comprenez pas quelque chose. Je pense donc qu'aujourd'hui, si les pères passaient plus de temps avec leurs fils et les mères, passaient plus de temps avec leurs filles à se serrer l'une contre l'autre, se tolérer, parler ensemble des problèmes, utiliser ensemble la même technologie, s'encourager mutuellement. Finalement, l'Islam en tant que foi, en tant que discipline, fera partie de la technologie. Elle deviendra, la partie des phénomènes industriels. L'Islam sera là.

Ce ne sera pas quelque chose de séparé. Si vous aviez la possibilité de parler à tous les non-musulmans du monde, que voudrais-tu leur dire ? Il y a un verset du Coran parce qu'aujourd'hui, tout le monde se sent défié. Nous ne savons pas quoi faire avec les personnes frustrées ou émotives. Ils n'ont pas de réponses et cela mène à la dépression, cela mène à la colère. Voici un verset du Coran ce que dit Allah (Swt) Je pense qu'il s'agit de la 16ème sourate 90ème verset du Coran. Et puis il y a un hadith du Prophète une dua du Prophète que notre mère, Aïcha (Ra) Elle nous rapporte que il avait l'habitude de réciter après chaque prière, pas tous les jours, mais après chaque prière.

La traduction de : "Allah, je cherche en toi le refuge contre l'angoisse et le chagrin, contre le manque de force et de la paresse, de la lâcheté, et de l'avarice, et d'être accablé par les dettes, et de l'oppression des hommes de loi. Suffit-moi de ce qui est licite pour m'éloigner de ce qui est illicite. Et avec ta grâce, et ton ampleur, rend moi libre et indépendant de tout le monde et de tout sauf de toi. Donc, si le Prophète (Sws) récitaient cela après chaque prière, et c'est un Prophète. Il me semble que cela devrait être l'une des prières que chacun d'entre nous doit réciter.